Que se passe-t-il dans nos rédactions?

Démarré par admin, 23 Mars 2018 à 13:04:50

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admin

Réaction de l'Agence Rossel

LE Sillon belge est dépendant du groupe Vlan, lui-même de l'Agence Rossel (Le Soir notamment!

Hélas, au-delà de l'accueil, personne n'est compétent pour traiter ce genre de difficultés!


Réaction du CDG

Vous connaissez, présidé par JJ Jespers?

Rappelons tout de même qu'une personne malmenée par un lecteur a droit légalement à trois mois pour publier son droit légal de réponse.
Mes moyens, malgré plusieurs conseils ou suggestions ne me permettent pas de monnayer un homme de robe!


Bruxelles, le 16 avril 2018

N. Réf. : 2018-303
Concerne :  demande d'information C. Thirion

Madame,

J'ai bien reçu votre courriel du 9 avril dernier dans lequel vous m'indiquez que le rédacteur en chef du Sillon belge vous refuse un droit de réponse / rectificatif suite à la publication d'un courrier des lecteurs qui réagissait à un de vos articles.

Sans entrer dans le fond du dossier, il me faut préciser en préalable que le « courrier des lecteurs »  est un espace de libre expression accordé au public :  ce dernier y exprime ses opinions, accords, désaccords, points de vue sur l'un ou l'autre article, sur le média, sur tel ou tel événement... Il s'agit d'une opinion particulière que la rédaction décide en toute responsabilité de  publier ou non. Il est logique que les journalistes n'y interviennent pas (il s'agit d'un espace dédié aux lecteurs, identifié et compris comme tel). De même, il n'est pas anormal qu'un rédacteur en chef ne souhaite pas que l'on réplique aux opinions qui y sont exprimées, pour éviter de détériorer les relations entre les journalistes et les lecteurs.

Cela étant, je  note que le problème que vous évoquez relève des relations entre un rédacteur en chef et de ses collaborateurs, pas de la déontologie. En l'occurrence, le mieux pour comprendre la situation serait de voir avec l'association des journalistes agricoles comment s'organisent généralement – hors le cas particulier du Sillon belge et votre dossier de droit de réponse - ces relations (sollicitation des collaborateurs, gestion des contenus soumis...).

Vous souhaitant bonne réception de la présente,
Cordialement,

Muriel Hanot
____________
Muriel Hanot
Secrétaire générale

AADJ/Conseil de déontologie journalistique
rue de la Loi, 155 / 103
1040 Bruxelles



Qu'est-ce qui a changé?

Autrefois, le rédac chef jugeait de l'opportunité d'un droit de réponse en fonction de l'agressivité ou de la pertinence du propos développé face à l'article initial de fond.
Eventuellement, il mettait en relation les protagonistes.

Le Réd Chef prévenait l'auteur initial en cas de contradiction, lui demandait des clarifications ou s'informait auprès d'autres experts.
Actuellement, personne n'est averti, et l'auteur initial se voit agressé, en pleine revue avec souvent des propos incongrus, ou qu'il n'a pas même mentionnés, voir des sous-entendus ne figurant pas dans l'article initial.

L'auteur initial n'a aucun moyen de répliquer!

S'il s'insurge :"votre réponse est trop éloignée de celle de votre détracteur".

Alors que vous patientez depuis longtemps pour sa publication!

Or pas mal de lecteurs retournent aux articles initiaux car ils conservent leurs revues durant un certain temps!

Le journal n'est pas le lieu des polémiques, "adressez-vous à votre détracteur"!

Que deviennent là-dedans le respect du lecteur, le débat d'idées ou la rigueur scientifique?

Récemment : "Apparemment une petite mise au point paraît nécessaire.

C'est la rédaction qui sollicite les collaborateurs et leur propose de rédiger un article sur tel ou tel sujet qu'elle souhaite proposer à ses lecteurs. Et pas l'inverse.

En vous remerciant d'en prendre bonne note."


Oups, suis-je passée à l'Est ou est-ce de la censure?

J'espère que vous comprenez mieux ma démarche!

Plus généralement, j'ai soulevé la tendance de la presse spécialisée agricole qui développe de pleines pages sur les problèmes sociétaux plus généralistes souvent développés ailleurs!

Réactions entendues à travers champ: "Ils nous prennent pour des ignares, on lit aussi le journal"!

Notre hebdo ressemble de plus en plus au"Journal des familles" comme s'il n'y avait pas assez de sujets brûlants en agriculture? Bientôt, on va nous apprendre notre catéchisme ou notre métier!


La tendance n'est plus d'expliciter, de débattre mais plutôt de gaver!

Remarquez aussi le copié-collé empressé des dispositions européennes, fédérales, régionales
Cette façon de procéder permet une rédaction rapide sans recherches bibliographiques ni approfondissements quitte à se contredire la semaine d'après!

A force d'élargir le champ des sujets, râtissant large hors "agriculture ", on perd le public ciblé. Le public néo-rural se déplace alors vers des revues qui correspondent mieux à leur attente.

Après divers contacts : association de journalistes agricoles mais aussi conseillers techniques privés ou publiques, l'information objective ne passe plus, ne fait plus recette, les "coups de gueule" surtout ceux qui se rapprochent du n'importe quoi de la grande presse sont d'emblée adoptés. La vulgarisation de qualité est encombrante.

Résultats, les auteurs ainsi flattés en rajoutent, m'obligeant à "ajuster le tir" individuellement durant mes soirées.
Les auteurs ne reçoivent plus les encouragements de lecteurs, les appuis d'autres confrères via les revues ou journaux spécialisés. ces commentaires ne sont jamais plus publiés après un article de fond.
J'avais aussi remarqué qu'actuellement des agriculteurs éclairés ne publient plus leurs commentaires avisés.
Autrefois, les rédacteurs en chef de la presse néerlandophone agricole me faisaient part de leurs réflexions via la rédaction, ce n'est plus le cas!

Les sondages fleurissent mais à usage interne seul, on ne connaît même pas les grandes tendances, ce qui intéresse le lecteur, ce qui le sensibilise?

Oserons-nous encore parler de "liberté" de presse"?

Ayant sollicité un confrère pour qu'il devienne l'auteur principal de mes articles....voici sa réponse.Je vous communique un texte reçu hier de ce scientifique, permettez que je lui laisse l'anonymat.


J'ai lu attentivement ton courriel de demande d'aide éventuelle et ses annexes.

Comme tu l'auras probablement remarqué, cela fait de nombreuses années (5 ou 6 ans ...) que Le Sillon n'a plus rien publié sous mon nom ... En fait, ...n'a jamais daigné répondre à mes questions après que j'ai dû constater que je leur envoyais des articles en pure perte et j'ai donc décidé de cesser.

Mon opinion sur cette question rejoint le commentaire que le responsable de l'association des journalistes agricoles a fait : le niveau ne correspond pas à la moyenne des lecteurs. Je l'ai aussi constaté sur le site agri-web.eu où face à la volée d'injures en tout genre parce que je ne défendais pas, comme la masse, des subventions pour résoudre les problèmes de gestion, j'ai cessé toute intervention.

La réponse de ... est très explicite : ne rien proposer, attendre sagement que l'on te sollicite ...

Il me semble donc que les pages du Sillon te sont fermées, sauf si les lecteurs arrivent à convaincre ...de faire appel à tes connaissances ...


Camille