A méditer!

Démarré par admin, 14 Avril 2009 à 18:29:12

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admin

Jeter un coup d'oeil sur ceci.....et nous les entomologistes, on nous empêche de quitter les chemins pour inventorier nos bestioles!
Soir 2009!


La forêt attire les touristes. C'est avec ce constat en tête qu'il y a trois ans est né le projet de valorisation touristique des massifs forestiers en Wallonie. Lentement, des projets-pilotes se sont construits. Ils n'attendent plus que les ministres compétents se prononcent pour aller de l'avant.
L'idée de départ remonte à l'époque où Benoît Lutgen était à la fois ministre de la Forêt et du Tourisme. Car il y a une réelle demande pour une offre touristique liée à la forêt. ''Il y a une demande sociale de plus en plus forte pour un usage de loisir de la forêt, confirme Daniel Bodson (sociologue à l'UCL). Il convient donc de cadrer cela. La forêt est un milieu fragile. Il faut mettre un certain nombre de conditions et de périmètres.''

Dans un premier temps, huit massifs ont été identifiés sur le territoire, desquels on a tiré quatre projets-pilotes. Quatre massifs ont été retenus par la Région wallonne, dont trois en province du Luxembourg : Anlier, Saint-Hubert et la Semois. Le quatrième étant la forêt de Chimay.''En 2010, ces projets ont démarré. En septembre 2011, ceux-ci ont déposé leur rapport à la Région, précise Daniel Bodson. Chaque projet a sa spécificité. Le massif de Saint-Hubert développe des activités autour du cerf ; le massif d'Anlier autour du slow tourisme ; celui de la Semois autour du sport/aventure ; et la forêt de Chimay se concentrera sur la protection de la nature, la proximité avec celle-ci.''

Ce qu'on attend pour mettre en route ces projets ? Que les ministres compétents prennent la balle au bond et donnent un suivi en termes de mise en place. ''On est dans les starting-blocks. Les projets (publics ou privés) sont très concerts. On attend le GO des ministres wallons.''

Du côté de la Région wallonne, on nous dit que les premiers programmes échelonnés sur 10 ans devraient prochainement être adoptés par le gouvernement.



Philippe Herman

Ah ce populisme, il ne respecte rien!

Valoriser la forêt en 9 leçons
BURGRAFF,ERIC

Page 8

Mardi 14 avril 2009

Tourisme Huit massifs wallons de référence
Révolution en vue. Une étude veut faire des massifs forestiers wallons, de vrais produits touristiques.

Ouvrir la forêt, d'accord ! Mais l'ouvrir toute grande ou contrôler son accès de façon pertinente ? Entre spécialistes du tourisme et sylviculteurs, la question fait débat depuis des années. Une étude commandée par le ministre Lutgen au sociologue Daniel Bodson, apporte une réponse largement argumentée à ces interrogations.

La forêt wallonne, c'est un peu notre côte flamande : elle recèle un potentiel touristique impressionnant. Différence fondamentale cependant : la première est exploitée de manière intensive, sauvage presque, depuis des décennies tandis que pour la seconde, tout reste à faire, de manière... responsable. C'était le sens de la commande du ministre. L'étude va dans cette direction. « Grande ouverte, la forêt perd tous ses charmes. Livrée à tous, elle devient publique, non pas au sens de l'espace public, mais comme une femme publique que l'on peut avoir en la payant et que l'on méprise quand on l'a eue », risque Daniel Bodson en préambule.

La comparaison est osée... mais elle tient la route ensuite : « La valorisation touristique de la forêt doit se jouer sur le mode du désir et surtout pas sur le mode du plaisir directement assouvi ». Dit plus concrètement : « L'accès ne peut pas être large, autorisé partout mais au contraire organisé et mis en scène comme une permission rare dans quelques espaces autorisés. »

Changement de perspective en vue ! Pour y parvenir, le sociologue propose à la Région une démarche de valorisation touristique en une dizaine d'étapes. Explications.

1Protéger la forêt. Pour éviter la mise à disposition d'un massif forestier au tout-venant, il convient de délimiter l'espace en quatre zones : une zone d'infrastructures grand public proche de la ville d'accueil, une zone de randonnées pour usagers doux, des points d'activités au cœur de la forêt et une zone « sanctuaire ». Cette dernière, inaccessible au plus grand nombre, est aussi la plus vaste.

2La forêt, c'est l'Ardenne. L'étude préconise de construire un concept fort, commun à l'ensemble des forêts du sillon Sambre et Meuse. Un concept qui, en terme de communication, doit se décliner comme une évidence autour de l'acception « La forêt, c'est l'Ardenne » (même si on est en Gaume ou en Famenne).

3Huit grands massifs touristiques. Daniel Bodson propose de vendre sur le marché touristique huit massifs bien caractérisés : la forêt de Thiérache, les bois du Pays de Famenne, les forêts des Tailles, les Hautes Fagnes, la forêt d'Anlier, la forêt gaumaise, la vallée de la Semois et la grande forêt de Saint-Hubert. (voir infographie)

4Caractériser le concept. Chaque massif devrait être caractérisé tant sur le plan de son image, que sur celui de son aménagement et des produits offerts avec, pour chacun : une ville phare pour l'accueil, un logo, des équipements structurants, une flore emblématique, etc.

5Produit d'appel, charte graphique. Pour donner une visibilité forte au concept, Daniel Bodson propose d'organiser l'offre au départ d'un produit d'appel commun, « Les forêts d'Ardenne », connu au niveau européen. Il propose ensuite de le structurer par massif suivant une charte graphique présentant la ville d'accueil, les différentes zones, l'hébergement, les activités possibles, etc. Une charte graphique identique partout. Petite révolution au pays des initiatives en tous sens !

6Aménager la forêt touristique. L'idée ici est de créer un produit englobant à l'image des sports d'hiver par exemple. On s'habille sport d'hiver, on mange sport d'hiver, on dort sport d'hiver... Idem pour la mer. Et peut-être demain pour l'Ardenne : on s'habillera forêt, on mangera forêt... Le commerce, l'horeca, l'accueil touristique, les activités devraient être pensés en « vert ». Les circuits de découverte par exemple doivent se concevoir à l'échelle du massif et plus seulement à l'échelle d'une commune ou d'une maison de tourisme.

7Equiper les massifs. L'étude propose la création de centres d'accueil (ou confirmer des centres existant), la construction d'un centre d'interprétation ou d'une attraction « forêt » par massif, la création de logements typiques dans la ville d'accueil mais aussi en forêt (hôtel, gîte, cabane dans les arbres...), l'aménagement de zones de repos... Le tout en privilégiant le bois, la pierre et d'autres matériaux bruts.

8Vendre l'image de la forêt. Pas de valorisation touristique de la forêt sans stratégie forte en terme de communication. Il s'agit de fonder une image de la forêt ardennaise en valorisant le potentiel naturel, le patrimoine historique mais aussi les mythes et légendes. Il s'agit ensuite d'inscrire la campagne de communication dans la stratégie générale de l'Office de promotion du tourisme Wallonie-Bruxelles.

9Organiser le tout. Passer du papier au terrain... un joli défi pour le ministre Lutgen (et ses successeurs). Le premier adhère aux propositions. Il le fait d'autant plus facilement qu'elles correspondent au développement de la fonction sociale de la forêt préconisé par le code forestier. Il vient donc de lancer un appel à projets pour, rapidement, appliquer les conclusions sur l'un ou l'autre massif forestier. Il promet moult subventions aux opérateurs qui transcenderont leurs différences pour créer un véritable esprit de massif.

A part cela , on nous fait remplir des formulaires de 16 pages pour étudier ou inventorier  des espèces ou des sites!