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Messages - admin

#241
De Guy Boosten, communiqué de presse!
Communiqué de presse

Suivi de la biodiversité en région wallonne ? 20.000 espèces ignorées ...G. Boosten président de CHOC Nature


Nous venons de recevoir le Tableau de bord 2008 de l'environnement wallon.
Comme dit dans la lettre d'accompagnement, l'édition actuelle se présente sous un format plus petit et plus maniable tout en fournissant toujours l'information la plus complète possible sur l'état et l'évolution de l'environnement au travers de 160 fiches « indicateur ». Ce document, préfacé par B. Lutgen le Ministre de la Ruralité et de l'Agriculture, est couplé avec le site http//environnement.wallonie.be/eew. Le tout apportant une source d'informations extraordinaires pour la constitution de dossiers environnementaux. Félicitations donc au Département de l'Etude et du Milieu naturel et agricole dirigé par un Directeur général dynamique Cl. Delbeuck. Le point particulier qui suit n'affecte absolument pas l'ensemble du Tableau de bord. 
Mais en tant que collaborateur scientifique (coléoptères et divers) du Département d'entomologie de l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (IRScNB), je suis interpelé par le chapitre Faune, Flore et Habitats, ce d'autant que CHOC Nature  fait partie du Point focal national biodiversité du même Institut.
Comme la sauvegarde de la biodiversité nous interpelle donc, voir également nos sites http://www.chocnature.be et http://www.coleopteres.be  ,
j'ai été très surpris de retrouver les coléoptères Carabidés parmi le Statut de conservation des espèces en région wallonne. Signalons que malheureusement le grand spécialiste belge K. Desender vient de mourir d'une longue maladie. Pourquoi ma surprise ? Parce qu'il est impossible aujourd'hui de suivre la biodiversité des Carabidés en région wallonne. Il en est de même d'ailleurs pour plus de 95% des 20.000 autres espèces d'invertébrés. Les raisons sont multiples, mais la principale c'est que récolter des Carabidés y compris une Puce, un Pou ou même une Tique (Maladie de Lyme), verse systématiquement les entomologistes scientifiques dans le rayon des destructeurs de la nature !
Tout est au suivi par l'observation, par ailleurs non contrôlables, des Papillons de jour et des Libellules, soit seulement quelques 150 espèces. Cette méthode, excellente pour motiver le grand public, n'est malheureusement pas transposable aux autres ordres d'insectes. Ces derniers ne peuvent être identifiés pour l'immense majorité que sous la loupe binoculaire et par un spécialiste ! En outre, les insectes récoltés enrichiront, directement ou ultérieurement, les Instituts scientifiques, afin de globaliser les études futures. Et parler de vouloir, aujourd'hui,  inverser la dégradation de la biodiversité des invertébrés est digne du père Ubu. Les gestions des sites naturels les excluent également. D'où nouvelles pertes de biodiversité. Idem également pour les Coléoptères que j'ai fait protéger en 1973 (Loi de la conservation de la nature) dans toute la Belgique et non suivis depuis ! Une protection papier ? Il serait urgent de reconnaître les cartes officielles d'exploration nationale du territoire délivrées par l'IRScNB, récompensées récemment par un Pro Justitia ... pour être sorti d'un sentier ... en outre non signalé d'interdiction ! Un badge RW attribué à tous les collaborateurs scientifiques reconnus résoudrait la majorité des problèmes évoqués.
Certains journalistes diront, mais NATURA 2000 va sauver la biodiversité des invertébrés !
Hélas, ce programme européen ne tient pas tenu compte ... des invertébrés ... wallons ou ... flamands !  Dans le plan de secteur Ath-Lessines-Enghien, c'est même une catastrophe ! Là, on a carrément 'oublié" toute une série d'habitats naturels incontournables : les carrières de petit porphyre de Lessines, les calcaires de Maffle, les sablières de Flobecq et les étangs du Parc d'Enghien avec leur ceinture boisée ... et combien d'autres petits sites naturels avec des insectes ,,protégés". Par contre, on a repris deux sites sous un justificatif précis pour lequel notre association recherche toujours concrétement le ... justificatif !

Face à ces problèmes, CHOC Nature a réagi en proposant des solutions qui ne coùtent rien ... en période de crise, notament au travers de son Pacte écologique adressé à tous les Partis politiques qui y ont répondu. Reste l'application.


Tél. & Fax : 068/ 28 49 16
E-mail : chocnature@hotmail.com

S'il y a quelques sceptiques dans la Presse ou chez certains naturalistes, j'invite à consulter  l'enquête « A vous Naturalistes » ! sur le Forum http://www.cthirion.com/

En ce qui concerne, l'identification par l'observation (ou par photo) sur le terrain, la grande mode, j'invite également à un petit test ... pour vérifier mes affirmations.
Ouvrir le site
http://www.colpolon.biol.uni.wroc.pl/lista%20rodzin.htm
Ensuite ouvrir la liste, Carabidae, puis Amara ...
Il est évidemment impossible d'identifier sur le terrain un de ces insectes ! Même Nostradamus aurait jeté le gant. Et sur le terrain l'insecte ne reste pas de surplus immobile !
Que dire d'une Puce ou d'un Acarien ...10 à 100 fois plus petit !
#242
Note de synthèse concernant la problématique liée à la spécificité des inventaires entomologiques en général et dans les réserves d'Ardenne et Gaume.

par Guy Boosten et Jean-Luc Renneson



L'originalité de la présence, mais également des exigences écologiques particulières de certaines espèces d'insectes ont conduit à attribuer un statut légal de protection à certaines d'entre elles.

La mise sous statut légal de protection avait pour but de permettre de disposer d'arguments juridiques solides afin de sauver certains habitats  assurant ainsi la conservation de ces espèces originales et plus largement de la biodiversité.

Dans le cadre de la publication à partir de 1970 des Atlas provisoires des Insectes de Belgique sous la direction de J. Leclercq, la FSAGX et l'IRSCNB ont chargé la SRBE de constituer une équipe de spécialistes afin de proposer des listes d'insectes à protéger en ... Belgique. Pour les lépidoptères : Ch. Verstraeten et Ph. Georges. Pour les Fourmis : P. Rasmont. Pour le Coléoptères et divers : G. Coulon et G. Boosten.

Les entomologistes (dont Mr Boosten ici présent à l'A.G. d'Ardenne et Gaume fut un des pionniers) et d'autres ont largement participé en apportant leurs connaissances et leurs observations à l'élaboration des listes d'insectes susceptibles d'acquérir un statut légal.

L'étude des insectes est une science extrêmement vaste, complexe, coûteuse nécessitant une documentation importante  et du matériel spécialisé pour les inventaires et les déterminations. Cette étude requiert également de pouvoir disposer de spécimens de référence servant de base à l'étude de la systématique.  Dans de très nombreux cas, ceux-ci servent également de sujets de comparaison pour identifier formellement une espèce.

Malheureusement lors de l'élaboration des textes légaux, il n'a pas été tenu compte de cette spécificité, la preuve est que sur 7 points d'interdiction, 6 touchent directement la personne physique, donc l'entomologiste lui même comme si la perte de biodiversité ou la menace lui était imputable alors qu'un seul point ce rapporte à l'habitat !

Non seulement la législation manque son objectif mais suscite bien souvent une vive polémique. Dans la liste des espèces « protégées », certaines sont inidentifiables sur le terrain et nécessitent un échantillonnage avec examen de détails microscopiques sous binoculaire. Par ailleurs, il est également utile dans le cadre d'études bio géographiques plus large qu'à l'échelle locale, de pouvoir disposer de spécimens permettant par exemple la révision de certains groupes ou genres. Parfois certaines espèces éclatent également en plusieurs après examen des génitalias ou autres détails. L'inverse existe également !

Il est aussi regrettable de constater que face à cette problématique, certains de nos collègues excédés ou découragés, ont abandonnés l'étude de l'entomofaune de Belgique pour se tourner vers des espèces exotiques.

Il ne faut pas oublier que la perte d'observateurs conduit aussi à la perte de biodiversité par ignorance.

Il existe bien sûr de possibles dérogations aux interdictions. Il s'avère que celles-ci étant assez longues à obtenir et administrativement contraignantes, découragent le plus souvent les éventuels candidats.

En ce qui concerne les inventaires entomologiques et le suivi scientifique en général dans nos réserves ou autres (ce qui est une obligation légale pour les réserves agrées, il faut le rappeler), certains événements récents ont démontré un profond malaise amplifié par le fait que certains naturalistes et conservateurs  ne jurent plus que par la détermination par l'observation de quelques groupes médiatisés et « faciles »: rhopalocères, odonates et grandes coccinelles. L'observation peut se comprendre pour suivre, par exemple, certaines populations de papillons de jour ou de grandes libellules. Egalement pour sensibiliser la population et notre jeunesse. Par contre, pour établir des atlas valables, il faut impérativement pouvoir contrôler les citations. Pas question évidemment de livrer nos réserves aux collectionneurs de papillons. En Belgique, sur les 20.000 espèces d'insectes, seules quelques espèces localisées (papillons) pourraient courir un risque. En tout cas pas les coléoptères retenus dans la liste de protection belge par Boosten, sauf éventuellement (piégeages massifs) Carabus nitens et chlatratus à Kalmthout / Brasschaat en ... Flandre !

Ardenne et Gaume devrait se positionner de manière claire, définissant ce qui est permis ou non, sous quelles conditions et que tous les conservateurs en soient avertis.

En conclusion, il serait souhaitable afin de rétablir un climat serein en ce qui concerne le suivi scientifique, qu'une procédure soit rédigée définissant les modalités et conditions à remplir pour être habilité à se rendre dans une RN afin d'y réaliser des inventaires ayant, rappelons-le, comme objectifs de suivre l'évolution des espèces originales déjà connues afin de pouvoir conseiller en matière de gestion et éventuellement de faire de nouvelles découvertes. La création d'un badge serait une solution, en ce qui concerne le retour d'information vers A et G, il existe à présent un outil (OFFH) mis au point par les chercheurs du centre RW de Gembloux et qui permet à l'utilisateur d'y déposer ces données et de les gérer facilement. 


#243
Contraintes légales

En Région wallonne, une liste d'espèces protégées existe, comme en Région flamande et un peu partout en Europe.
Bien entendu, il ne viendrait à l'esprit de personne de contrevenir à la loi, ni à Namur, ni à Espenel dans la Drôme, ni à Sagres en Algarve.
La liste actuelle de l'AERW du 9 juillet 1987 (M.B. du 28 octobre 1987 et erratum du 15 mars 1988) compte 50 espèces appartenant pour la plupart aux ordres des Lépidoptères et des Coléoptères.
D'autres ordres sont représentés par des espèces rares, parfois en limite de leur aire de distribution (Mantis religiosa L.) et/ou réellement en danger d'extinction dans notre pays, soit pour des raisons de spéculation commerciale (Cétoines ou Lucanus cervus L.), soit enfin parce que leurs habitats tendent à disparaître (espèces aquatiques).
Un nouvel arrêté, avec en annexe de nouvelles listes plus étendues, est actuellement en préparation à l'instar des autres arrêtés relatifs à la protection de la flore et de la faune en Région wallonne. Ces nouveaux arrêtés viseront principalement à assurer la mise en oeuvre de la Directive 92/43/CEE sur la protection des habitats et des espèces, mais également à donner un statut de protection aux espèces wallonnes vulnérables, rares ou menacées.
A ce jour, l'arrêté qui nous occupe a été adopté par le Gouvernement wallon en première lecture mais pourrait éventuellement faire l'objet de modifications suite à la réception de l'avis du Conseil d'état (attendu pour la fin 2000).
Dans ses deux premières annexes (numérotées Ia et Ib), le décret reprend les animaux déjà protégés par l'AERW du 9 juillet 1987 et les espèces figurant dans les annexes de la Directive « habitats » et de la Convention de Berne (Convention du 19 septembre 1979, approuvée par la loi du 20 avril 1989, M.B. du 29 décembre 1990) relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel.

Cela représente 55 espèces dont la protection implique l'interdiction :

de capturer et de mettre à mort intentionnellement les spécimens de ces espèces dans la nature ;
de perturber intentionnellement les spécimens de ces espèces, notamment durant la période de reproduction, de dépendance, d'hibernation et de migration ;
de détériorer ou de détruire les sites de reproduction, les aires de repos ou tout habitat de ces espèces;
de naturaliser, de collectionner ou de vendre les spécimens qui seraient trouvés blessés, malades ou morts ;
de détenir, transporter, échanger, vendre ou acheter, offrir en vente, céder à titre gratuit les spécimens de ces espèces prélevés dans la nature, à l'exception de celles de ces opérations qui sont constitutives d'une importation, d'une exportation ou d'un transit d'espèces animales non indigènes et de leurs dépouilles ;
d'exposer dans des lieux publics les spécimens vivants ou morts.

Sont concernées par ces deux listes, des espèces telles que : Lucanus cervus (L.), Carabus cancellatus Ill., Rosalia alpina (L.), Dytiscus latissimus L., Mantis religiosa (L.), une quinzaine de libellules et une trentaine de papillons.
Dans une troisième liste (numérotée II), le nouvel arrêté protégerait de la même façon plus de 135 espèces, dont certains genres en entier, « à l'exception du prélèvement, par un membre d'une association ou institution ayant un objectif scientifique, d'un nombre limité d'exemplaires à des fins de suivi ou de recherche scientifique. »
Parmi ces 135 espèces, nous trouvons Aromia moschata (L.), Calosoma inquisitor (L.), Typhoeus typhoeus (L.), Cicadetta montana (Scop.), Oedipoda coerulescens (L.), les Meloe, six coccinelles non aphidiphages, une vingtaine d'Odonates, quarante Lépidoptères et plus de 50 espèces d'Hyménoptères dont des bourdons et abeilles solitaires, des Ammophiles, ou encore Nomada obscura, Melecta luctuosa, Lestica alata, Lestica subterranea et Anthidium punctatum.
La même législation organise aussi le piégeage. Dans son article 10, l'arrêté prévoit que : « ...tous les moyens non sélectifs susceptibles d'entraîner localement la disparition ou de troubler gravement la tranquillité des populations d'une espèce sont interdits... ».
En outre, dans son article 11, il est spécifié que : « Tous les spécimens appartenant aux espèces animales figurant à l'annexe Ia qui, à la date d'entrée en vigueur du présent arrêté, sont détenus par des personnes privées ou par des organismes ou institutions doivent faire l'objet, dans un délai ne dépassant pas un an, d'une déclaration de détention auprès de la Division de la Nature et des Forêts selon le modèle repris en annexe ... ».
A bon entendeur, au travail ! !

Les codes ruraux

Du point de vue législatif, il y a la loi sur la Conservation de la Nature mais aussi le Code Forestier et le Code Wallon de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et du Patrimoine (le CWATUP, 27 novembre 1997).
Le premier est très clair : il réglemente, entre autres dispositions, la circulation en forêt soumise au régime forestier. Il interdit ainsi de sortir des voies autorisées, de se promener dans les coupes, les plantations et autres parcelles sans motif légitime et/ou autorisation personnalisée.
De même, il interdit tout prélèvement de quelque objet que ce soit : champignons, myrtilles, terreau ou insectes. Pour les petits fruits, certaines communes, pas toutes, tolèrent la cueillette, mais nous ne les avons jamais entendues se prononcer sur la récolte d'insectes.
Ce code forestier, qui date de 1854, peut paraître désuet sinon dépassé, mais sachez que le nouveau code, qui est en préparation et ne devrait plus tarder à être approuvé, reconduit le même principe, à savoir que les prélèvements ne peuvent se faire qu'avec l'accord du propriétaire, en petite quantité et sans nuire à la biocoenose. Il n'est cependant jamais fait explicitement référence aux insectes.
Le CWATUP, quant à lui, organise la gestion du territoire et prend en compte la nature, les paysages et l'environnement. Il s'inspire du SDER (Schéma de Développement de l'Espace Régional) et traduit les affectations du territoire sur le plan de secteur. Nous concernent dans ce plan, les zones naturelles qui sont destinées au maintien, à la protection et à la régénération du milieu naturel de grande valeur biologique ou abritant des espèces dont la conservation s'impose. Dans ces zones, ne sont admis que les actes et les travaux nécessaires à la protection active ou passive de ces milieux ou des espèces présentes.
Le plan de secteur peut nous aider à voir où nous mettons les pieds.

Conclusion

Pour revenir à ce qui vient d'être dit, nous proposons le tableau I suivant, reprenant en colonnes les possibilités qui s'offrent à nous de circuler ou de prélever dans les différents types de territoire.
Attention : quel que soit le statut de protection du territoire, une demande d'accès doit toujours être formulée s'il s'agit d'une propriété privée. Quand l'accès ou le prélèvement est réglementé, a fortiori interdit, il faut faire la demande à qui de droit de pouvoir déroger au règlement en vigueur. La dérogation ne sera pas toujours accordée.


Tableau I : Code de bonne pratique de l'entomologie en Région wallonne.

Zones
Accès
Prélèvement
Remarques
Propriétés privées
Demander
Demander
Site classé
Réglementé
Réglementé
Demande de dérogation
Réserve privée
Demander
Demander
R.N. agréée
Réglementé
Interdit
Demande de dérogation
R.N. domaniale
Réglementé
Interdit
Demande de dérogation
Réserve forestière
Réglementé
Demander
Parc naturel
Libre
Libre
ZHIB
Libre
Interdit
Demande de dérogation
CSIS
Réglementé
Interdit
Demande de dérogation
ZPS
Libre
Libre
ZSC-SIC-Sites NATURA 2000
Libre
Réglementé
Demande de dérogation

Loin de nous l'idée d'être alarmistes et pessimistes, mais nous ne pouvons nous empêcher de craindre un jour de ne pas être tout à fait dans la légalité, face à un agent de la Nature et des Forêts qui lui ne saurait pas tout à fait ce qu'il doit faire et qu'ainsi, par un malheureux concours de circonstances, le travail de toute une vie soit saisi, détruit et perdu à jamais.
Nous sommes perplexes devant la multitude de cas possibles et de solutions à appliquer au cas par cas. Une uniformisation de ces règlements clarifierait la situation. La Région travaille dans ce sens, mais le but n'est pas encore atteint et il y a beaucoup de retard à rattraper par rapport à d'autres pays européens.
C'est très louable de protéger les espèces mais ce ne sera jamais une protection absolue. Une fois encore, la protection des biotopes devrait être beaucoup plus explicite dans les textes de loi et être prioritaire par rapport à celle des espèces. Cela permettrait peut-être d'atteindre plus rapidement le réseau écologique, réseau qui ne serait pas uniquement un réseau de sites réputés intéressants mais qui comprendrait des espaces plus communs, utiles eux aussi à la biodiversité.
Ces quelques considérations sur la complexité des réglementations en vigueur et les différences de régimes, nous poussent à plaider pour que voit le jour un document qui reconnaisse et valorise le travail des naturalistes de terrain qui font oeuvre utile et publient les résultats de leurs recherches. Nous pensons à une carte wallonne de prospecteur ou d'entomologiste agréé, non pas un permis mais plutôt un laissez-passer, une carte délivrée par une institution wallonne reconnue par la Région, comme la DGRNE-DNF bien entendu, les universités, l'I.R.S.N.B. ou encore, le Conservatoire des Insectes de la Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux.

Summary
In Wallonia, a new law is in study to set up a better level of protection for the fauna and the flora, and that, in respect of the european spirit of Nature preservation. On the other hand, a lot of territories are raised to different level of protection. The authors enumerate the consequences of the new act and European directives on the practice of the entomology in Wallonia.
Bibliographie
Site :http//mrw.wallonie.be/sibw/
Le Moniteur Belge (M.B.)
Le Journal Officiel des Communautés européennes (J.O.C.)
#244
Notes fauniques de Gembloux, n°41 (2000) : 61-68

Législation et exercice de l'entomologie en Région wallonne

par Jean FAGOT* & Michel DETHIER**

Faculté universitaire des Sciences agronomiques, Unité de Zoologie générale et appliquée (Prof. Ch. Gaspar). B-5030 Gembloux. Cercle des Entomologistes Liégeois.
* Avenue de la Bovière 7, B-4900 Spa, tél. : 087.77.00.85
** Rue du Cimetière 91, B-4030 Grivegnée, E-mail : michel.dethier@arcadis.be

Résumé

En Région wallonne, une nouvelle législation est en préparation afin de mieux protéger la faune et la flore, et ce, en relation avec l'esprit européen de la Conservation de la Nature. D'autre part, de nombreux territoires se voient protégés par différents statuts. Les auteurs passent en revue les conséquences de la nouvelle législation et des directives européennes sur la pratique de l'entomologie en Région wallonne.

Introduction

Le naturaliste qui mène des investigations sur le terrain est confronté à des contraintes légales liées aux différents aspects de ses activités et des lieux qu'il fréquente. Il doit prendre en compte le statut des territoires (public, privé, parc naturel, ...), le niveau administratif et légal (propriété privée, domaine de la Région wallonne, réserve naturelle, ...), le niveau de protection du site (régional, européen, mondial) et le type de protection (réserve, ZHIB, ZPS, site NATURA 2000, ...). Les spécificités de la pratique de l'entomologie imposent, en outre, un code de déontologie vis-à-vis des collègues et un code de savoir-vivre vis-à-vis des autres naturalistes fréquentant les mêmes sites. Même si l'entomologie est rarement citée explicitement dans les textes de loi et règlements, l'entomologiste de terrain se doit d'approcher la nature en bon père de famille et de l'étudier avec le souci de lui en assurer la pérennité.
Nous n'avons pas, bien entendu, l'intention de faire la morale à la brillante et honnête assemblée ici présente, certainement pas. Nous n'en avons ni le droit, ni l'envie, ni la vocation. Mais, tout de même il faut bien l'avouer, parmi les naturalistes qui arpentent les campagnes, les villes et les banlieues, les forêts et les cours d'eau, l'entomologiste est probablement un de ceux dont l'exercice de sa discipline réclame ou impose, sur le terrain, un esprit d'indépendance et le goût de la solitude. Son sens social et son besoin de communiquer ne refont surface qu'après un certain temps, le temps de savourer ses découvertes, de les préparer, de les rendre présentables, de s'assurer que les informations qu'il s'apprête à inscrire sur
l'étiquette sont correctes. Il jubile déjà à l'idée de faire état de la découverte d'une rareté entomologique, en une occasion comme celle d'aujourd'hui, par exemple.
Encore une fois, le mot est lâché : rareté. Nous venons d'en parler dans la communication précédente. L'espèce rare, c'est bien après celle-là que la majorité des entomologistes court. Que l'on s'en défende ou non, beaucoup d'entre nous gardent malheureusement des réflexes de collectionneurs.
Nous savons tous que ces espèces dites intéressantes, nous les rencontrerons le plus souvent (mais pas toujours) dans des sites eux-mêmes intéressants. Ces portions de territoire méritent d'être et sont heureusement protégées par une série d'interdictions de faire ceci ou de prendre cela.
Les forêts et les campagnes sont vastes mais ne sont plus ce qu'elles étaient. Et l'entomologiste en Région wallonne, pour peu qu'il ait quelques années de bouteille, ne se contente plus d'un si pauvre terrain de chasse. Alors que faire ? N'y aurait-il plus de possibilité d'exercer librement en Région wallonne une discipline qui par ailleurs apporte un éclairage rare et précieux à la compréhension du fonctionnement d'un écosystème. Nous nous sommes posé la question et passons rapidement en revue les contraintes territoriales et légales qui peuvent parfois perturber l'exercice de la paisible passion qui nous anime.

Contraintes territoriales.

Indépendamment de tout règlement particulier à un territoire donné, il faut reconnaître que parfois, nous ignorons qu'il existe des propriétés privées et que la première et la moindre des politesses est de demander l'autorisation formelle d'accéder à ces propriétés.
De la même manière, il y aurait lieu de se poser systématiquement et préalablement à toute récolte, la question de savoir si le territoire sur lequel nous projetons une expédition n'est pas marqué par un statut particulier (une réserve naturelle, par exemple). Dans le cas d'une réserve naturelle, la cause est claire, mais il existe d'autres cas où l'entomologiste pourrait être perplexe.
Les services de la Conservation de la Nature, que ce soit au niveau européen ou wallon, ont défini et délimité un certain nombre de zones territoriales visant la conservation de la nature et/ou la protection d'espèces sauvages. Toutes ces zones ont un statut spécifique et tant les mesures de gestion que les activités autorisées dans ces zones relèvent du cas par cas.
Tout commence par la loi du 12 juillet 1973 (M.B. du 11 septembre 1973) sur la Conservation de la Nature en Région wallonne, suivie par différentes conventions internationales, comme celle de Berne, ou la Directive européenne « Oiseaux » notamment.

Réserves naturelles

La loi sur la Conservation de la Nature dit ce qu'est une Réserve naturelle. Elle en distingue deux types qui jouissent d'un vrai statut de protection et font l'objet d'un suivi strict de la part des Services de la Conservation de la Nature. Il s'agit des Réserves naturelles agréées et des Réserves naturelles domaniales.

Une Réserve naturelle agréée est une aire protégée, gérée par une personne physique ou morale autre que la Région et reconnue par le Gouvernement wallon, à la demande du propriétaire et avec l'accord de son occupant. Elle est soumise à un plan de gestion, fait l'objet de subventions et la Division de la Nature et des Forêts est chargée de veiller sur elle. Pour toute action prévue dans une réserve de ce type, il faudra se référer et se conformer aux plans de gestion et toujours en demander la permission au conservateur et au Comité de Gestion.
Pour ce qui est des Réserves domaniales, il est peut-être bon de rappeler que la loi prévoit 4 types de zones avec une gradation dans la protection de la nature. Nous rencontrerons donc : des zones A où l'accès du public est autorisé, des zones B où l'accès du public est limité aux chemins et endroits signalés et prévus pour son accueil, des zones C où le public n'est autorisé à pénétrer qu'accompagné d'un membre de la Division de la Nature et des Forêts ou d'une personne mandatée par elle, des zones D enfin où, temporairement, périodiquement ou en permanence, l'accès du public est interdit, même accompagné d'un guide.
Ces différentes zones sont signalées sur le terrain aux points de pénétration potentiels par des panneaux ou fanions de couleur rouge.
Dans ces réserves, l'article 11 de la loi sur la Conservation de la Nature dit explicitement, parmi de nombreuses mesures, qu'il est interdit « de tuer, de chasser ou de piéger de n'importe quelle manière les animaux, de déranger ou de détruire leurs jeunes, leurs oeufs, leurs nids ou leurs terriers ». Ce n'est pas que le gibier qui est visé ici, il n'est donc pas question de prospecter ce type de territoire.
Dans ce cas de figure, toute capture ou récolte est interdite. Une demande de dérogation doit être adressée au représentant du Ministre ayant la Conservation de la Nature dans ses attributions, via le Conseil supérieur wallon de la Conservation de la Nature. Cette demande sera motivée, limitée dans le temps et le résultat des recherches sur le terrain sera communiqué.
Une dérogation sera éventuellement demandée pour pouvoir aussi circuler en voiture ou à pied en dehors des voies autorisées.
Dans le même contexte de cette loi sur la Conservation de la Nature, certaines réserves spécifiques, les Réserves forestières (A.R. du 2 avril 1979, M.B. du 9 juin 1979), ont pour objet le maintien de l'affectation forestière des sols et le respect de l'intégrité du sol et du milieu. Ce sont des réserves à part entière et, ici aussi, il sera bon de demander l'autorisation de circuler et de débusquer l'entomofaune, auprès de l'ingénieur de la DNF en charge de la gestion de ces forêts.
Tout autre type de réserve, sans qualificatif et sans qualification, n'est pas une Réserve naturelle et ne relève pas de la loi de 1973. Ces réserves particulières, en terrain privé ou appartenant à des collectivités, peuvent être créées par tout un chacun, n'importe où et il suffit de placer un panneau «Réserve naturelle ». Le niveau de protection de ces réserves n'est pas très élevé car elles n'ont pas de statut légal. Au mieux, ce sont des propriétés privées qui peuvent éventuellement faire l'objet d'un arrêté de classement. Dans ce cas, une simple demande de capturer des insectes auprès du conservateur ou du propriétaire suffit. Dans le second cas, pour les sites classés, il y a lieu d'examiner les articles de l'arrêté de classement afin de vérifier si la capture d'insectes peut-être autorisée ou non et d'en faire la demande.
En Région wallonne, existent aussi des Parcs naturels (Décret du 16 juillet 1985, M.B. du 12 décembre 1985). Ils ont eux aussi pour objet la protection de l'environnement tout en permettant le développement économique et social de la région. Il n'y a pas de mesures particulières de protection liées au Parc naturel mais, de par son existence, celui-ci induit une dynamique conduisant à la création d'espaces mis en réserve, classés ou à tout le moins surveillés.
Arrêtés complémentaires
Deux arrêtés sont venus compléter la loi de 1973 et concernent les Zones Humides d'Intérêt Biologique (ZHIB – AERW du 8 juin 1989, modifié par AGW du 10 juillet 1997, M.B. du 20 août 1998) et les Cavités Souterraines d'Intérêt Scientifique (CSIS – AGW du 26 janvier 1995, M.B. 18 mars 1995).
Dans les ZHIB, depuis la modification de 1997 et même si la chasse et la pêche sont encore permises, le niveau de protection de la faune et de la flore est relevé. En dehors des espèces classées, il est interdit de chasser, de tuer, de détruire, de capturer ou simplement de perturber les animaux et donc les insectes aussi. Dans les CSIS, si les chauves-souris sont les premières visées, l'arrêté de désignation détermine les mesures particulières de protection du site et notamment les conditions d'accès, l'interdiction d'effectuer certains travaux ou les mesures nécessaires à la croissance, l'alimentation, la reproduction, le repos, l'hibernation ou la survie des espèces qui y vivent (y compris les invertébrés).
Jusqu'à présent, 18 grottes et 4 cavités artificielles sont désignées comme CSIS. D'autres sont prévues ou à l'étude.

Directives européennes

Au niveau européen, deux directives déterminent deux autres statuts.
La Directive 79/409 (2 avril 1979, J.O.C. du 25 avril 1979) concerne la conservation des oiseaux sauvages et définit des zones de protection spéciales (ZPS) de l'avifaune, zones dans lesquelles on reconnaît des habitats sensibles et des zones noyaux, soumises à une protection particulière.
Une ZPS est délimitée par un périmètre-cadre dans lequel l'attention toute particulière des gestionnaires se porte sur les habitats sensibles auxquels les espèces de la Directive sont inféodées.
La seconde Directive est la 92/43/CEE (21 mai 1992, J.O.C. du 22 juillet 1992), appelée aussi Directive « Habitats » ou « Faune-Flore-Habitats ». Elle définit des Zones spéciales de conservation (ZSC), sur base de listes d'habitats ou d'espèces dont la conservation doit être prioritairement assurée, car reconnus comme menacés à l'échelle européenne. Ces ZSC peuvent être élevées au statut de Site d'Importance Communautaire (SIC) et préparer ainsi la mise en place du Réseau NATURA 2000 dont vous avez certainement déjà entendu parler, réseau qui est prévu dans cette même Directive « Habitats » et qui est destiné à assurer un état de conservation convenable des habitats naturels et des espèces d'intérêt communautaire qui y vivent.
De nombreuses espèces d'insectes font partie de l'annexe II de cette Directive et nous concernent au premier chef pour certaines d'entre elles car faisant encore partie de notre patrimoine naturel (Lucanus cervus L. ou Osmoderma eremita (Scopoli), par exemple).
Les espèces d'insectes ne figurant pas dans les annexes de ces Directives ne sont pas concernées par celles-ci pour autant que les habitats à visiter ne soient pas déjà protégés par un autre statut.

#245
Paru dans Sillon belge du 5.IX.2006!

Harpale du fraisier

Le voici  http://www.gonhs.org/Pseudophonusrufipes.htm

Malheureux rapprochement alarmiste du présentateur de la chaîne belge avec les cafards qui n'ont rien à faire dans cette histoire mais aussi avec les scarabées qui sont un tout autre groupe d'insectes ! Sans danger pour l'homme, les animaux domestiques, les denrées, il ne transmet pas de maladies, il va disparaître spontanément, seules les larves passant l'hiver ! Nous sommes ici en présence d'un carabe appelé Harpale du fraisier ! Espèce très commune dans les champs, contrairement à d'autres carabes, il est granivore : il mange des graines de pin, de graminées, des grains de blé, mais aussi les akènes (petites graines) sur les fraises ! Pourquoi viennent-ils dans la maison, on pensait qu'ils pouvaient être dérangés par les moissons ou pour y chercher la fraîcheur mais après ce mois d'août arrosé, la deuxième hypothèse ne semble pas pouvoir être retenue ! Dans les jachères, le fauchage pourrait-il les déranger ? Sur les cultures de fraisier, ils peuvent s'abattre en nuage subitement, c'est peut-être le même comportement qui se reproduit dans les jachères devenant attractives à la montée en graines ! Cette espèce présente aussi une autre particularité, dans les cultures de céréales, à la veille des moissons, parfois en compagnie d'autres espèces de carabes, on trouve de nombreux exemplaires couchés sur le dos dans les chemins de remembrement sans que l'on puisse ici incriminer les pesticides : parasites, bactéries, virus, champignons entomophages, perturbation de la pression atmosphérique, régulation spontanée des populations ; parfois le lendemain, ils ont disparu ou quelques-uns sont morts sur place?

#246
Chlorops grégaire

Le voici http://www.pbase.com/holopain/image/66398194

Moucherons dont la larve se nourrit de pucerons sur les racines de graminées dans les céréales ou les prairies!
Ils se réunissent en bandes spectaculaires,  ceux qui rentrent dans les maisons souvent poussés par le vent sous les sous-corniches, ils résultent d'une éclosion trop hâtive en automne (génération sacrifiée) !
Ils mourront tous durant l'hiver, l'ennui c'est que le phénomène se reproduit souvent d'année en année quand ils ont trouvé une bonne adresse !

Que vous conseillez.....je dirai la patience et le balai,...des produits à poser sur les fenêtres en bandelettes vendus en droguerie mais attention la plupart sont nocifs pour les jeunes enfants, les personnes âgées ou les animaux domestiques dont ils attaquent le système nerveux ou immunitaire à long terme (pyréthrinoides de synthèse), même problème avec les fumigants ou les spray !

Repérez les voies d'entrées et obturez–les avec de la mousse en bombe, moustiquaires si vous ouvrez les fenêtres à l'arrière-saison !

Les mouchettes sont sans danger, elles ne piquent pas, ne transmettent pas de maladies et elles disparaissent spontanément aux premiers frimas !

#247
Le 12.03.2009

Portrait


Durant les périodes douces et humides de l'hiver, les collemboles pullulent.
Petits insectes très utiles, ce sont les éboueurs de la Nature, ils mangent des débris organiques d'origine végétale et permettent le recyclage de ceux-ci, ils sont aussi friands de mousses ou d'algues microscopiques!
Gris, noirs ou verdâtres, ternes, 2-3 mm

Malheureusement, ils ont tendance à s'introduire dans certaines habitations surtout celles dont le degré d'humidité est assez élevé, ils sèment la terreur parce qu'ils sont grégaires et qu'ils sautent, ils sont munis d'un petit ressort sous l'abdomen et très souvent, on les confond avec les puces!
Remarquons que les puces sont rarement présentes dans les habitations en hiver!
Ils sont totalement inoffensifs, ne mordent pas, ne piquent pas et ne transmettent pas de maladie.
Vu les changements climatiques, ces petites invasions iront sans doute en augmentant.
On ne sait pas pourquoi ils envahissent certaines maisons d'une même rue et pas toutes.
Ils vivent dans la couche supérieure du sol, les feuilles mortes, les gouttières, les composts, les fumiers, sous les pavements, les mousses même sur les toits.

Il faut calmement attendre leur départ quand les demeures deviendront plus sèches à la belle saison!
Je ne connais pas de moyens de les éloigner sauf en écartant de l'habitation les matières où ils vivent et se nourrissent !Les pesticides conseillés étant plus nocifs que leur voisinage.

Pour en savoir plus :http://fr.wikipedia.org/wiki/Collembola

Camille Thirion
#248
Un appel de Jean-Luc Renneson Pour une meilleure prise en considération des entomologistes, ce 11/03/09


Bonjour Camille,

J'aimerais pour le forum poster le message suivant :

En ce qui concerne le réserves naturelles (c'est valable aussi pour Natura 2000 évidement)

Leur nombre de RN est de plus en plus important, le besoin d'inventaires scientifiques permettant d'orienter le gestionnaire en fonction d'espèces orginales mais également de documenter la faune et la flore des sites est énorme.
Le nombre de personnes qualifiées et motivées pour effectuer cette mission est extrêmement faible.
Pour l'instant, rien n'est fait pour encourager ou motiver ces gens que du contraire, il n'y a que des contraintes, qui en ont découragé plus d'un.

Il y a pourtant en Belgique d'excellents spécialistes dans pas mal de groupes taxonomiques et on n'est pas capable de valoriser le savoir de ces gens, c'est dommage!

Lorsque le législateur aura compris cela et ne pas considérer l'entomologiste d'emblée comme un destructeur (ce qui est bien le cas puisque tout est quasi interdit) et bien je pense que là on aura trouvé la solution.

Il faut également défendre le fait que les récoltes entomologiques ne sont pas des actes barbares, lorsqu'on regarde notre société moderne hautement destructrice de la nature, il n'est pas raisonnable d'imputer aux naturalistes la responsabilité de la diminution d'une partie de la biodiversité.

A l'heure actuellement se promener dans la nature avec un filet à papillon est considéré comme suspect et très mal vu, il faut changer cette image absolument.

En ce qui concerne nos institutions scientifiques, elles font ce qu'elles peuvent je pense avec les moyens qu'on leur donne.

A bientôt

Jean-Luc
#249
Directive-cadre Eau et plan pêche

Par Camille THIRION

Publié dans le Sillon belge du 30 mars 2007 (avec quelques ajouts)!

Le Sillon Belge du 23 mars a publié un article signalant que la Région wallonne propose un plan pêche et nature, afin de relancer la pêche, et donc la qualité des cours d'eau en Wallonie. Hélas, il y a loin de la coupe aux lèvres.

Accès

Qui va à la pêche? Le plus souvent; c'est quand on est jeune ou retraité! Mais comment un aîné peut-il emmener son fils (sa fille) à la pêche dans les conditions actuelles?
Les accès deviennent un casse-tête: chemins non entretenus, parkings rarissimes ou occupés par les loueurs de kayaks, clôtures, barrières. Halage bouclé pour le Ravel (Hainaut) ou pour la navigation de plaisance (Haute-Meuse) ou pour la sécurité.
Le franc-bord est de plus en plus péril, clôture trop proche, troupeau non isolé du bord, taureau en pâture, berges privatisées, ainsi il est mal venu d'essayer de pêcher la rive entre les deux ponts de Cielle!
Et le plomb vous guette près des mares à canards, certains confondent cannes et canes!
Postes de pêche et pied des berges encombrés de gros blocs inaccessibles aux derniers pêcheurs vaillants!
Un bel exemple: le magnifique tronçon de Petit-Han à Durbuy est «pêcheur banni»!
De plus, laisser son véhicule loin du regard, c'est encourir une fouille ou un vol même du véhicule!
Mais les 4x4, qui s'aventurent partout, font des barbecues anarchiques, des braconnages sur les vifs, les poissons blancs grégaires ou ramassent les galets pour les revendre aux jardineries et loin des regards des agents de surveillance!L'astuce est de poster un complice avec GSM qui prévient de tout mouvement de surveillance, j'ai ainsi mis en fuite des groupes rien que parce que je m'habille en vert DNF!
Les quads parcourent les lits ou les gués sans vergogne!

Permis

Payer un permis, c'est accepter le contrôle. Un agent motivé avoue qu'on lui a demandé de «lever le pied», histoire de ne pas faire fuir le visiteur! Un permis «jeune»? Pourquoi? On pêche une année pour le prix d'une place de cinéma!
Quant au permis «3 cannes» et de nuit, ce sont nos voisins allemands campeurs qui en profitent en Meuse!
Ratisser large, c'est amener une clientèle sans éthique. Au nom du tourisme, la Wallonie draine tous les excès, ceux que l'on ne commet pas dans son pays ou sa région natale...
Le manque de contrôle a des effets pervers: Nombre de pêcheurs sont en infraction: engins, appâts interdits, captures en surnombre, taille légale bafouée, législation incomprise.

Environnement et biodiversité

Y a-t-il bien 64 espèces de poissons indigènes dans les cours d'eau wallons? Ne comptons-t-on pas les évadés de pièce d'eau, aquariums ou piscicultures parmi les indigènes?
Les «Contrats de rivière» sont parfois un piège. Que peuvent faire les naturalistes ou les sociétés de pêche qui attendent des subsides face aux pressions d'ordre économique? Des promoteurs de projets économiques y viennent chercher des arguments contradictoires pour mieux défendre leurs projets! Les édiles recherche surtout les profits du tourisme et des promoteurs!
Rouvrir une frayère à brochets dans une zone de courantssalmonicoles (Deulin), ou remettre des brochetons dans une zone sans poisson-fourrage, transformer le lit en un boulevard à kayak (Petit-Han), est-ce cela de la saine gestion piscicole?
Trop souvent encore, les zones marécageuses servent d'exutoire aux effluents ménagers ou agricoles quand ce n'est pas les ruisseaux frayères des têtes de bassin
La restauration des populations piscicoles....la tendance est: «on rempoissonne là où il y a de la demande et si possible spécifiquement après enquête auprès des sociétés de pêche!Et quelle enquête, les questions et la manière de les poser ne peuvent conduire qu'à des résultats d'interprétation biaisés subtilement orientés par les nécessités du tourisme!
On en tient pas compte ni de la diversité des biotopes ni des espècesdans les plans de gestion!
Pas d'inventaire naturel récent des biotopes ou leurs occupants, parfois les pêches électriques qui servent de mobiles au plan datent de plus de vingt cinq ans!
Autrement dit, on prend le problème à l'envers!
N'ais-je pas entendu dire Dans une émission nature de la Une que le barbeau était le poisson le plus commun de l'Ourthe, à part quelques fosses ou lit profonds qui ont échappés à la pelleteuse, et qui sont régulièrement pillés pour l'escavèche ou les congélateurs des campeurs, cette prédominance de l'espèce ne me paraît plus correspondre à la réalité de mes dernières «campagnes» si je m'en réfère à la comparaison des prises de la deuxième moitié du siècle dernier!
La destruction des rats musqués fait des victimes parmi les martins-pêcheurs, les anguilles, les cincles pris dans les pièges, selon l'aveu des dératiseurs eux-mêmes!
Les levers de barrage pour favoriser les descentes de kayaks font périr le frai sur les près! Des remblais ou des renforcements de digues sont réalisés avec des roches calcaires en Ourthe famennoise non calestienne!
Le MET entretient les couloirs pour kayaks, mais déstabilise les arbres rivulaires, bouche les frayères naturelles pour améliorer le flux, détruit les postes de pêche les plus naturalisés, rectifie les berges...
Pêcher à l'arrière-saison? Après le tourisme, en été, les travaux reprennent et transforment les rivières en long ruban d'alluvions. Que reste-t-il aux pêcheurs?
On s'acharne contre les plantes invasives, la balsamine de l'Himalaya, qu'affectionnent abeilles et bourdons; on traque les orties des rives à l'herbicide, on démolit les bosquets, la végétation boisée aux environs des cours d'eau pour le bois de chauffage!Alerte aussi à l'utilisation des dérivés de Bacillus thuriengiensis dans certains cours d'eau pour la destruction des larves de simulies, je me demande quels impacts peuvent leur être attribués dans la disparition des ombres dans certains bassins, leur effet destructeur affectent bon nombre de larves de Diptères Nématocères nourriture essentielle aux alevins de l'ombre!
Après les cultures de maïs en bordure des rives, allons-nous connaître le colza pour le bio-ethanol, une plante qui exige de nombreux traitements insecticides car elle a beaucoup d'ennemis!

Revues de pêche et associations, promotion de la pêche

Adhérer à une société de pêche ne signifie pas faire une bonne ouverture à cause d'un rempoissonnement massif ou trouver les espèces gastronomiques dans votre assiette. La vigilance s'impose sur d'autres plans. Les revues de pêche, prises à la gorge par la subsidiation, ne défendent plus les intérêts des pêcheurs! Certains parcours sont idéalisés sans réalisme, parce que le cours d'eau a spontanément évolué depuis la parution des premiers guides de pêche! Et un article contestataire est boycotté.

Retombées économiques?

Les cars de kayakistes débarquent avec barbecues et denrées nécessaires au pique-nique. Les «Centres aventures» ont leurs infrastructures propres et s'approvisionnent ailleurs, leurs sous-traitants ne sont pas ardennais. Y sont-ils seulement domiciliés pour y payer leurs impôts?
Le secteur Horeca de moyenne gamme, situé en zone de pêche, compte plus de fermetures que d'ouvertures, ces dernières années. Ceux qui s'en tirent le mieux accueillent le tourisme familial depuis plusieurs générations, comme Houffalize, qui a fait le choix du tourisme familial et des sports non motorisés.
Les marchands d'articles de pêche se plaignent, malgré des promotions, des journées de la pêche... Que faire contre les promotions des grandes maisons du nord du pays et leur commerce via internet?
Notons que les appâts naturels obligent encore à s'approvisionner chez un détaillant et créent quelques emplois chez des producteurs!
Quelques bistrots, boulangeries, boucheries ou fermes «tirent encore leur épingle du jeu» si elles offrent des produits du terroir de qualité!
Confier à des bureaux d'étude étrangers la promotion de nos rives,c'est encourir l'adoption de plans inadaptés à notre région!
Quant au tourisme «pêche», le peu de succès encouru par les gîtes et Relais de St-Pierre, mis en place auparavant et adaptés aux besoins des pêcheurs, doit nous faire réfléchir!

Mea culpa

On peut reprocher, aux pêcheurs wallons et d'ailleurs, un manque de pugnacité à défendre leurs intérêts, mais aussi des comportements non citoyens: abandon de déchets sur les rives, de pelotes de nylon dangereuses pour le bétail et les oiseaux, de canettes, bouteilles en plastique, papiers gras, mais aussi des bris de clôtures, des barrières non refermées, les courses des enfants dans les prés de fauche et les champs, le comportement intempestif de chiens envers le bétail, des barbecues anarchiques. Et parfois, des menaces ou des brutalités envers les agents de la DNF.

Que faire?

Les reportages tournés sur des cours d'eau dans les pays voisins montrent que tout y est pris en compte, de la politique de l'habitat, du camping, des accès, de l'industrialisation, de l'écologie à la sensibilisation des masses.
Chez nous, tout est cloisonné: chaque administration mitonne ses recettes pour son secteur. La solution d'un problème local dépend de plusieurs ministères qui promettent de collaborer... le problème des effluents entrevoit des perspectives à l'horizon 2015!
La superbe vallée de l'Ourthe de Grand Han à Hotton ne sera plus bientôt qu'un ruban de maisons de style hétéroclite alors que la vallée est connue pour son patrimoine naturel (Inventaire des sites wallons de qualité-ISIWAL)!
D'autres ne sont sensibles qu'au poisson spectaculaire (saumon), qu'à la protection contre les crues, ou la création de barrage pour l'approvisionnement en eau ou les activités de loisirs ou encore qu'à l'augmentation du nombre d'habitants dans les entités!
Initier un jeune à la pêche, c'est parfois aux yeux des parents, les occuper un après-midi, une journée, un week-end, une semaine... C'est sympa mais combien deviendront des visiteurs constants au bord de nos cours d'eau si les aînés ont des difficultés à les y accompagner?
Pour les kayaks, je ne vois guère que le tronçonnage par secteur déplacé tous les 6 ou 8 ans, cela ne pose pas de difficultés compte tenu qu'une nouvelle licence octroyée peut-être opérationnelle en moins de trois mois! L'Horeca ne me semblerait pas perturbé par ces transferts périodiques !
Cela protégerait les espèces piscicoles qui pourraient avoir quelques frais convenables quelques années de suite. Cette gestion permettrait la survie des plantes aquatiques souvent malmenées par les pagaies, tout en assurant la tranquillité des autres bestioles des rives ou du tourisme doux!
Là où la pêche est florissante à l'étranger, toute la problématique est analysée globalement. Ainsi, le tourisme, tout comme la pêche, engrange les bénéfices d'une telle approche. Pourquoi croyez-vous que les pêcheurs se déplacent en Allemagne, en Autriche, en Norvège, en Grande-Bretagne?
Ici, c'est le chacun pour soi. Un exemple, les loueurs veulent les espaces, les embarcadères, si possible payés par la commune, pas de règlements de circulation ni d'heures ni de tronçons. Même problématique avec les quads ou la circulation en forêt alors que, comme l'a dit le ministre de l'agriculture au Jardin extraordinaire, certains quittent la région au profit d'autres régions qui abordent d'une autre manière la coexistence des usagers du monde rural.
Cinquante années de pêche en Meuse, Semois ou Ourthe; témoignage d'une pêcheuse, une femme pas comme les autres!


#250
Humour / Anecdotes
09 Mars 2009 à 23:21:03
Entomologiste, une activité non sans risques!

Un brave entomologiste français qui s'occupait de collections de Coléoptères Silphidae au musée de Lille, voulait enrichir ce patrimoine et se mit à déposer en forêt des cadavres de petits animaux, qu'il trouvait sur le bord des routes, pour attirer les nécrophages (insectes qui mangent les cadavres). Manège suspect, le voici interpellé par les forces de l'ordre, accusé de pratiquer des rites «Vaudou» ou sataniques, il fut conduit au poste où il demeura plus de 24 heures, il fallut l'intervention du directeur du Musée pour le libérer!

Le Professeur Jean Leclercq, spécialiste des Hyménoptères, se servait d'abri - bus comme d'un piège - fenêtre, il récoltait chaque année les insectes pris à l'intérieur de la cage vitrée lors de plusieurs visites annuelles.....manège suspect,....un pédophile?....., il fut intercepté lors de ses récoltes et dû longuement s'expliquer sur ses chasses entomologiques!

Charles GASPAR, un myrmécologue s'en alla étudier les communautés de fourmis au Texas.

A l'aéroport, transféré dans une pièce annexe, il fut fouillé et quand il déclara venir étudier les fourmis texanes, on le prit pour un fou, il fallut moult assurances de l'université de Tucson pour que l'on le laisse libre après quatre heures d'interrogatoire!

Epouse modèle!

Un autre entomologiste le Dr. Marcel Leclercq, qui nous a quitté voici peu,frère du précédent, était spécialisé dans l'étude des taons, savez-vous comment il les capturait pour les inventorier, il couvrait son épouse d'une peau de vache et elle attendait patiemment dans les prés que les taons viennent la visiter!

J'entends souvent dire que les épouses d'entomologiste doivent composer avec l'entomologie, une terrible rivale mais là, quelle abnégation!

Comment se débarrasser des intrus?

Quand on «chasse» les insectes, mot malencontreux puisqu'il s'agit d'inventorier la faune, on est souvent importuné par des visiteurs encombrants, parfois ce sont les forces de l'ordre parce que la région est sous le coup d'arrêtés limitant les captures de certains groupes zoologiques, parfois simplement ce sont des curieux pour la «bonne cause» ou des fermiers inquiets que l'on parcourt leurs champs.

Un bon truc, vous dites que vous ne ramassez que les insectes qui piquent, les guêpes, les abeilles, en plus ajoutez les araignées, vos visiteurs déguerpissent rapidement!

Surtout n'allez pas dire que vous travaillez dans une Faculté d'agronomie sinon vous serez chargé d'échantillons à analyser!

Néo-rural!

Un citadin avide de «grand air» achète quelques ares en bordure d'une forêt. Quelques temps plus tard, de gros tas d'aiguilles parsèment son terrain et notre citadin n'ose plus s'aventurer dans sa propriété couverte de fourmis rousses très agressives.

Voilà un bien gros problème, en effet, les fourmis qui construisent ces nids, appartiennent à des espèces protégées pour leur action «insecticide biologique», elles protègent les forêts de leurs déprédateurs: ce qui signifie, que l'on ne peut pas les tuer, les déménager ou les perturber!

Voilà notre néo-rural bien mal loti, il ne lui restera plus qu'à demander à la division «Nature et forêts» de venir déménager ces résidents encombrants et cela risque de se répéter chaque année!

La Nature et la sociologue!

Lors d'un colloque sur les rapports entre l'homme et l'insecte à Gembloux, une docte sociologue d'une faculté française vint nous faire un exposé très sérieux: elle nous expliqua que l'homme n'avait pas besoin de Nature, qu'il pouvait très bien vivre dans du béton sans papillons, ni fleurs....!

En fin de matinée, elle sortit de l'auditoire et fut piquée par une guêpe qui passait par là, la dame était allergique au venin de guêpe, son état s'aggrava brusquement et elle ne dut son salut qu'à la bonne connaissance des hyménoptères du Professeur Leclercq et dont le frère étudiait justement les chocs allergiques dus au venin de ces bestioles!

La Nature n'avait-elle pas pris un peu sa revanche?

Histoire de puce

Connaissez-vous l'expression «avoir la puce à l'oreille»? C'était l'expression employée par les jeunes filles enamourées pour exprimer dans leur courrier à leur bien-aimé parti à la guerre qu'elles l'attendaient impatiemment!

Elles traduisaient ainsi pudiquement certaines espérances!

Savez-vous que le manchon en fourrure utilisé par les dames autrefois servait à éloigner les puces de leur personne, attirées par la chaleur et l'odeur de la fourrure, les puces s'y réfugiaient prestement!

Entomologiste débutant

Un étudiant qui devait présenter une boîte d'insectes identifiés débarque auprès d'un assistant de la Faculté d'agronomie: il s'exclame «Monsieur, j'ai trouvé une drôle de bestiole et je ne peux la classer...12 pattes et 4 ailes», ouvrant précautionneusement une petite boîte, .....un couple de Mouche de St-Marc, tout à ses amours,nous apparut!

Qui est pris qui croyait prendre!

A son tour, un étudiant astucieux nous attrapa: quand il nous remis sa propre récolte, une curieuse bestiole nous intrigua....un peu ovale, sans appendice...tiens, une grosse cochenille .....lorsque qu'une forte odeur de café nous rappela à la réalité, notre étudiant avait piqué une demi fève de café sur une épingle!

Nous l'avons félicité sans hésitation pour sa «trouvaille» identifiée comme un Homoptères!

Concours de bourdons voyageurs

Surtout pratiqués en Flandre, les concours de bourdons étaient aussi animés que ceux de pigeons voyageurs: on prélevait des bourdons dans leur nid, on les munissait d'une marque personnalisée, on misait sur leurs possibles performances, puis on les éloignait de leur nid et on attendait leur retour avec impatience, le plus rapide emportait la mise!


Carabes et Gordius

Le Professeur Rasmont déjeunait sur une terrasse dans le Massif des Maures, un carabe tombe dans le potage et aussitôt échaudé un Gordius s'échappe de l'abdomen du coléo, ce grand vers qui parasite des insectes sort dans l'assiette, plus de 35 cm!
Bon appétit!

Orchidées et insectes

Cette semaine, un reportage sur la Une, rubrique "biodiversité"!

Un professeur de faculté nous explique que les insectes sont attirés par les orchidées grâce à un parfum attrayant!
Peut-être un impact sexuel?

Si rien ne m'a échappé, il n'a jamais parlé de pseudo-copulation......ben oui, le professeur était attaché à Louvain!

Gare à Monseigneur Léonard!

Grillon

J'habitais dans une vieille maison qui servait autrefois de dépôt de brasserie, certains murs intérieurs étaient encore garnis de torchis encadrant des placards muraux, on trouvait souvent dans les piles d'assiettes, des grillons, des milles-pattes!

Ces grillons chantaient inlassablement à la belle saison et on ne parvenait pas à s'en débarasser!

Nous voilà expropriés,on élargit la route.

Nous décidons d'aller loger dans la nouvelle demeure, avec un équipement rudimentaire, pour surveiller la première partie de notre déménagement !

Ouf, dis mon père, plus de grillons.....une heure plus tard, le crin-crin se met à retentir, on ne l'entendra jamais plus par la suite!

Curieux ce rappel, comme un adieu!

#251
Le point de vue de Ph. WEGNEZ, président du Cercle des entomologistes liégeois. 9/03/09

en italique  : réserves de ADMIN-modérateur :C.Thirion!

Merci Phil, guère de "courageux" pour donner leur avis!

Camille



Bonjour,

Je veux bien me prêter au jeu de cette enquête afin d'essayer de débloquer les choses et, peut-être, d'améliorer les conditions dans lesquelles nous sommes parfois obliger de « travailler ».

Les remarques reprises sur le « formulaire » que l'on m'a transmis couvrent toute la problématique des inventaires mais doivent être, à mon avis, scindées pour pouvoir y répondre.

Avant de parler des autorisations, des refus, des contraintes, ... je voudrais attirer votre attention sur le fait que les « gens », et de ce fait les autorités, ne portent pas le même regard sur un papillon, une libellule, une mouche, une guêpe ou une fourmi. Il y a donc, au départ, un aspect « sensiblerie » qui peut jouer en faveur ou en défaveur du demandeur et/ou du groupe étudié.

Pour ce qui est des autorisations !

Quel que soit son statut (chercheur, naturaliste, collaborateur d'université, ...) il est normal (obligatoire) de demander une autorisation pour circuler sur un terrain qui ne vous appartient pas. Si ce terrain est de libre accès (hors réserve) il est également normal (obligatoire) de demander une autorisation pour pouvoir y prélever des plantes ou des animaux. C'est une question de bon sens, voir simplement d'éducation.

Ok pour le domaine privé mais le publique ?Quid des excursions scolaires ?

Maintenant, je pense que le problème qui se pose est de savoir à qui demander et quelles vos être les péripéties pour obtenir une réponse.
Pour ma part, je passe d'abord par les gestionnaires, la DNF, les conservateurs ou tout responsable d'une réserve. Je me présente et je décris ma demande, le pourquoi du comment


Effectivement, la demande est faite pour un inventaire fourmis et comme je l'ai dit plus haut, les fourmis font partie d'un groupe qui ne tracasse personne. 10 fourmis de moins dans une colonie, ça n'a aucun impact sur la survie même de la colonie.
Jusqu'à présent, je n'ai jamais essuyé un refus, bien au contraire. Tous les responsables qui m'ont permis d'aller prélever ces fourmis dans « leurs » réserves ont toujours été très ouverts et contents d'obtenir ces données.
Dans le cadre de mon travail, je suis allé une journée, durant plusieurs semaines, dans le sud de la Belgique et pour ne pas devoir refaire le trajet, le we, j'ai inventorier les fourmis de cette région (frais de déplacements, écologie, ...). J'ai demandé à un ingénieur de la DNF pour pouvoir prospecter dans une réserve de sa région. La réponse a été positive, il m'a juste demandé de prévenir le garde responsable de ce secteur et de transmettre mes résultats. Non seulement j'ai inventorié les fourmis mais en plus j'ai découvert une nouvelle station de mante religieuse et de lézard des souches. Je pense que cela en valait la peine, pour tout le monde.

Moi aussi, jamais essuyé de refus mais ce n'est pas légal, théoriquement seul le cswcn est habilité à donner ces autorisations ...

Il semble maintenant que, légalement parlant, les responsables de toutes ces réserves (conservateurs, gestionnaires, DNF, ...) ne peuvent pas donner ces autorisations ! Bon, peut-être. Mais qui verbalise ?? Les agents de la DNF ! Si ils sont d'accord, je ne vois pas qui va verbaliser !

C'est bien le paradoxe et selon leur sensibilité, on peut avoir des réactions diverses soit par manque de formation de leur part ou par parti pris !

Je reste également persuadé que si j'avais demandé à toutes ces personnes de pouvoir capturer et tuer des papillons, ils auraient refusé.
J'ai également introduit des demandes d'autorisations au conseil supérieur wallon de la conservation de la nature et jusqu'à présent je les ai toujours eues.
Oui c'est lourd, oui c'est embêtant mais en restant dans la limite du raisonnable (de la légalité) il me semble que les gens sont encore prêt à collaborer. Sans aucun doute !

Tout à l'observation !

Oui, bon nombre de journées grand public sont consacrées aux coccinelles, aux libellules et aux orthoptères car ces groupes sont très attractifs aux yeux du public et de détermination assez simple sur le terrain. On ne peut pas espérer sensibiliser les gens aux insectes en leur parlant de guêpes et de fourmis, hélas!

De mon expérience, pas sûr, parce qu'on leur rabat les oreilles dans les médias avec les mêmes banalités et que cela lasse ! Certains ne demanderaient pas mieux que d'élargir le champ des approches!

Pour la majorité des groupes étudiés, l'utilisation d'une loupe binoculaire est nécessaire, voir indispensable, pour réaliser des déterminations correctes. Il faut donc mettre à mort, l'insecte.

Les observateurs font tout autant de dégâts sur une station que les récolteurs,parfois plus à cause du nombre de visites ou de visiteurs, pourtant dans une réserve, les uns seront tolérés et les autres pas bienvenus !
Là, j'émets des réserves par exemple sur le site Observations.be, je vois des erreurs (Trichius, Bombus.... et sur les collaborateurs bénévoles de ce site ou des Atlas wallons, j'émets des réserves aussi même s'il y a contrôle  « à posteriori » des données.
De plus, cela va nécessairement nuire à la qualité des atlas antérieurs!
Comme le prévoyait le Logiciel de Barbier, Rasmont and co, les données doivent avoir une cote de fiabilité et comporter une distinction observation ou récolte, elles peuvent être complémentaires sans s'exclure !
En botanique, on signale des cultivars horticoles des Mae entrés sur l'Atlas des plantes !
Au vu des erreurs sur les forums simplement pour les trois piérides blancs communs, sur les odonates ou les orthoptères qui ont des phases immatures à l'état adulte, je crois que l'on rêve pour ces groupes dits aisés à identifier!
Mais comme tu le soulignes ; cela permet de découvrir des sites intéressants ou des espèces rares ou nouvelles, à condition que les compétences sur ces espèces se rendent sur les lieux pour confirmer ! S'il n'y a pas prélèvement, c'est parfois impossible !


La critique, l'incompréhension, l'injustice, ...

Pour l'avoir vécu, je ne crois pas que c'est rendre service à la biodiversité que de hurler quand quelqu'un peut aller inventorier (fourmis, par exemple) dans une réserve ou ailleurs alors qu'un autre s'est vu refuser l'accès pour des carabes ou autres insectes. Il faut accepter cet état de fait. Attention aux amalgames ; la réputation, les divergences d'opinions, les règlements de compte, ... tout est bon pour se voir refuser un accès à un terrain et là aussi je ne vois pas pourquoi il faudrait charger ceux qui ont eu la chance de pouvoir y aller.

Moi non plus à condition que les critères soient clairement définis !

Il faut savoir ce que l'on veut ! Améliorer notre connaissance de la biodiversité d'un milieu ou pouvoir se « vanter » d'avoir accès partout et d'y faire tout ce que l'on veut. A méditer !

Le problème ne se posera pas en ces termes, les malandrins sont généralment identifiés par la communauté entomologique et les vrais pilleurs ne demandent pas d'autorisation !

Pour tout le reste des préoccupations et ce qui précède voici ma conclusion.
Oui, il faut pouvoir inventorier la faune et la flore car on ne peut pas protéger ce que l'on ne connaît pas. Mais je souhaiterais aussi attirer votre attention sur le fait que tout système engendre des dérives (d'un côté, comme de l'autre) et qu'il n'est pas concevable de donner carte blanche pour faire tout et n'importe quoi sous prétexte que l'on est collaborateur d'un institut ou d'un autre ou parce que l'on est celui qui fait classer des terrains en réserve, ...

A mon humble si jusqu'à la première incartade avec avertissement ensuite sévir  et il ne faut pas oublier les novices qui n'ont pas de passé, d'appuis ou qui ne connaissent pas les espèces protégées ou les règles. Ici encore les étudiants qui doivent s'initier  aux composantes zoologiques ou botaniques, ils sont parfois inquiétés, que faire avec leur cas ?

Il faut trouver un système qui permettrait, à tout un chacun, d'effectuer des inventaires dans toutes les zones jugées intéressantes mais sans pour autant massacrer des dizaines d'espèces sous prétexte d'inventaires.

Le mot massacre est inconvenant, même un piège n'est jamais la preuve d'un massacre, la densité des captures étant le reflet des populations existantes de chaque espèce.

Il existe en effet, dans toutes les universités, des dizaines de bocaux remplis d'insectes et autres arthropodes issus de capture par piégeage et qui sont là depuis, parfois, plusieurs dizaines d'années. Personne n'y prête attention mais les bocaux s'accumulent d'année en année. Ensuite, il y a des milliers d'insectes en collection dont on n'a plus le temps (personnel et argent) de s'occuper et qui parfois sont littéralement détruits par d'autres insectes. Pour ces deux situations, je souhaiterais aussi que l'on trouve une solution.

Ce n'est pas tout à fait exact : à l'IRScNB par exemple, tout chercheur amateur ou pro peut avoir accès à ce matériel souvent trié par ordres sans problèmes et à Gembloux aussi sur demande peut-être anticipée à l'opération de piégeage !
Il faut savoir que même si il y a perte de données, les piégeages de Dufrêne ont certainement permis d'en savoir plus sur les carabes et notamment sur les répartitions « en poche très localisée » de certaines sp. Personnellement, si Gembloux n'avait pas piégé dans le cadre du PIB, il me manquerait des tas d'espèces dans ma liste , que je ne prends jamais au filet !
On ne peut pas produire un schéma général de durée, de dates, de lieux ou de moyens, chaque groupe ayant ses spécificités :, le genre Ichneumon, je prends les femelles au piège entonnoir enterré !


En ce qui concerne les « gestions », on gère toujours en fonction d'un intérêt personnel (orchidées, libellules, papillons, ...) sans se préoccuper du reste (que l'on ne connaît pas, la plupart du temps). Il est impossible d'effectuer des gestions pour le bien d'une globalité, les gestionnaires sont obligés (à tort ou à raison) de cibler un ou plusieurs groupes d'insectes et/ou de plantes pour gérer leurs réserves.

Ici, je ne suis pas d'accord, gérer n'est pas « jardiner »,il faut voir un milieu dans sa globalité comme un témoin d'une portion de l'espace sauvage à prendre en considération, et je ne vois d'intérêts pour une réserve que si elle s'intègre dans le cadre d'un parc naturel !
Exemple que je viens de vivre : Mochamps,LIFE les projets nuisent à un nombre d'espèces que je tenais à l'œil depuis vingt ans, parce que l'on privilégie certains groupes ou espèces ! Je parie que la faune des odonates liées au ruisseau qui traverse cette travée a vu sa composition modifié par la mise en lumière sur plusieurs kms.
J'ai constaté la même chose à Sossoye, Montagne noire, c'est difficile à quantifier ou à qualifier, je sais ! Gérer pour une espèce ou un groupe n'est pas un solution à mes yeux car on n'en arrive à ne plus protéger que des pelouses sèches, des friches humides ou des vieilles forêts selon les thèmes du moment!


Pour finir, je dirais qu'un système est en place et qu'il faut lui faire confiance car même s'il est loin d'être parfait, il sert néanmoins de garde fou à toutes sortes de dérives. Il faut compter (peut-être utopique) sur le bon sens des conservateurs, des agents de la DNF, ... pour nous permettre, dans certains cas, de faire ce qu'il faut pour améliorer nos connaissances de cette biodiversité dans la limite du raisonnable.

De mes rencontres dans le milieu forestier, il y a des interlocuteurs formidables mais rarement entendus et des autres !

Ces propos n'engagent que moi et il va de soit que des solutions pourraient être trouvées à condition que ce soit aussi le souhait de l'administration responsable.

Je pense qu'il y a une ouverture et leurs agents sont aussi perplexes que nous devant les lois existantes !

Cordialement
Philippe WEGNEZ
#252
Actualités / Revenons vers nos oeufs
09 Mars 2009 à 16:45:07

 

Le Cerva remet ça :  Les œufs des particuliers  ou des petits élevages extensifs sont plus pollués que ceux des élevages intensifs ! »

« Les poules mangent du sol »....quel gésier, une nouvelle race ?

« Les entrants sont mieux contrôlés en élevage intensif ! »

 

Comment peut-on tenir un tel langage, voyons un peu !

 

Soyons sérieux, combien de temps pour dépister la dioxine lors de la triste crise ?

Des grains conservés en silo désinsectisés au malathion !

Des farines animales bientôt à nouveau autorisées, celles  provenant de poissons d'élevage souvent nourris de farine de soja contaminées par les flavotoxines réputées cancerigènes ou avec des teneurs élevées en métaux lourds!

Des hangars désinsectisés aux pyréthrinoïdes de synthèse, des antibiotiques dans la nourriture ou des anti-stressants !

 

Monsieur l'expert, les poules ne mangent pas du sol, elles absorbent des graviers pour le gésier, qui doit broyer les grains....vous ne saviez pas ?

Il est vrai qu'en batterie, les poules n'ont pas besoin de se servir de leur gésier, tout est moulu !

Elles cherchent aussi des minéraux dans le sol ou du calcaire pour édifier leur coquille ?

En batterie, on leur en donne enrichis de cadmium en provenance de Chine comme lu dans la presse spécialisée, des coquilles d'huîtres peut-être victime d'une marée noire ou de pollution aux métaux lourds !

Et puis, on le sait depuis peu, la dioxine ne se dépose pas sur les champs de céréales, sur les graminées, même aux abords des aéroports ou des zones industrielles, ou des autoroutes : si ce n'était pas aussi triste, j'en rirais !

 

Tout ce battage pour mettre en péril, les élevages sur sol de nos poules en cahier des charges « bio » qui prennent de l'ampleur ou notre consommation de l'élevage familial, résistons !

Mon marchand de volaille n'a jamais autant vendu de jeunes bêtes pour le poulet de chair et même pour la ponte, ceux qui avaient renoncé à cause de la grippe aviaire ont compris.

Entre un œuf dont le jaune n'a que le nom et dont le blanc s'affaisse comme de l'eau dans la poêle, mon choix est fait !

 

#253
Actualités / Abeilles et pollution
09 Mars 2009 à 16:39:34
Abeille et pollution !



Sillon belge , 22.02.08
 

Un grand quotidien publie début janvier un article intitulé « Du plomb dans les ailes des abeilles », celui-ci attire notre attention sur la pollution par les métaux lourds aux alentours de l'usine de La Floridienne à Ath !

Des tests apicoles auraient prouvé cette assertion qui retentit à nouveau comme une alarme !

En 1962, l'apiculteur chevronné qui nous donnait des cours nous enseignait déjà qu'il ne fallait pas mettre des ruches près des grands axes de circulation, le miel contenant alors des métaux lourds.....au vu de la densité des autoroutes et des industries polluantes, comment va-t-on démontrer que les métaux lourds proviennent plutôt de  La Floridienne que d'ailleurs !

D'une manière plus générale, les pédiatres déconseillent l'usage du miel même contrôlé chez les jeunes enfants à cause de ce problème!

Il y a donc certes bien un problème mais la rigueur scientifique voudrait tout de même que de tels problématiques soient basées sur des protocoles d'échantillonnage voir d'analyse statistique cohérents et ne soient pas seulement « une tarte à la crème »  de plus pour avoir des chercheurs et des contrats de recherche dans des laboratoires !

De plus, les plaques ou filtres de captation sont plus aisés à utiliser et plus significatifs pour l'estimation d'une pollution locale car les abeilles peuvent aller chercher au loin leur provende !

Au vu de pas mal de bibliographie de travaux de fins d'études, force m'est de prendre de telles conclusions avec beaucoup de réserves !
#254
Actualités / Langue bleue
09 Mars 2009 à 16:37:53
Langue bleue....


Sillon belge, 8.02.08 

L'article de Marc Assin m'a interpellée....quelques moutons chez moi, ....pas de grosses exploitations dans les environs immédiats : Six animaux infectés, trois morts !

En 2003, j'ai sans doute déjà perdu une brebis Texel  victime de la Langue bleue.

Pourtant de nombreuses pipistrelles en vol, quarante poules qui picorent autour des étables et des oies, pas de boues permanentes !

Ceci pour dire que les plans d'eau d'ornement ne sont peut-être pas étrangers à l'apparition de cette maladie ?

Vu que les espèces de Culicoides potentiellement vectrices de cette maladie sont connues comme appartenant à la faune belge depuis longtemps, qui a amené le (les) premiers Culicoides porteurs de ce virus ? Un Culicoides sain s'est-il infecté en pompant du sang sur un animal douteux importé ?


Des Culicoides : http://www.diptera.info/forum/viewthread.php?forum_id=5&thread_id=16909


J'ai créé chez moi un bassin d'ornement, je suis allée me procurer quelques plantes aquatiques en Famenne....et j'ai vu dés le premier été des Simulies et des Culicoides alors que je n'en n'avais jamais vu auparavant dans mon coin!

Quelques temps après, j'ai aussi acheté des plantes aquatiques dans une pépinière spécialisée !

Quant on sait que ces plantes aquatiques commercialisées chez nous proviennent le plus souvent de régions autour de la Méditerranée, les Culicoides infectés vivant dans ces cultures ont-ils pu ainsi être introduits chez nous ? Se sont-ils propagés à la faveur de ces bassins ?

Sait-on si les le stade œuf ou les stades larvaires peuvent être aussi porteurs du virus ou l'infestation du Culicoides se fait-elle uniquement à partir d'un prélèvement sanguin sur un animal déjà porteur ?

J'ai beau lire sur ce sujet, je n'ai pas de réponses à mes questions ! Camille 


#255
Actualités / Abeilles et hivernage
09 Mars 2009 à 16:37:21
Abeille et hivernage !


Sillon belge du 15.02.08 

Ce 11 février, Etienne Bruneau du Cari nous informe que les abeilles ont mal vécu l'été et l'arrière saison pas très ensoleillés, qu'elles ont donc eu faim durant l'hiver.

Les colonies seraient aussi affaiblies par le varroa qui a proliféré à cause de l'hiver très doux !

 

De nouveau, une alarme intempestive : «  les arbres fruitiers ne donneront pas de fruits à cause d'une mauvaise fécondation probable cette année.... ».allons, c'est oublier un peu vite que notamment à des températures inférieures à celles où butinent notre abeille domestique, les bourdons et plusieurs familles d'Abeilles sauvages assurent sans relâche cette pollinisation !
Que ne nous fait- on pas avaler dans les médias?