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Sujets - admin

#221
Déjà en 1995, Guy BOOSTEN proposait Notes fauniques de Gembloux, n° 30 (1995): 33-34


Pour une protection efficace de notre entomofaune et... de l'entomologiste amateur!
par Guy BOOSTEN*

Résumé

1. Réviser d'urgence l'Arrêté de l'Exécutif Régional Wallon relatif à la protection sur l'entomofaune. Arrêté qui est élaboré comme s'il s'agissait d'une protection concernant l'avifaune, c'est-à-dire qu'il ne tient guère compte des énormes divergences spécifiques et biologiques existant entre les différents groupes d'insectes. Le monde des invertébrés est beaucoup plus disparate que celui des oiseaux d'où des solutions qui ne peuvent être que très variées. Le présent Arrêté n'est pas attractif, ni pour le grand public, ni pour les écoles, car il ne retient aucun insecte susceptible de les intéresser: grillon, sauterelle, mante religieuse... ou coccinelles qui ont en outre un rôle écologique. Un Arrêté en réalité guère compréhensible que par quelques rares spécialistes et qui n'est même pas applicable par les services chargés de son respect vu les difficultés des déterminations ou des similitudes avec des insectes non protégés.
2. Informer valablement le grand public et le monde de la conservation de la na ture des exigences réelles imposées pour effectuer des inventaires scientifiques sérieux.
Aujourd'hui, l'impression générale ressentie est que tout inventaire peut se réaliser uniquement par l'observation, y compris aux jumelles ou par la photographie. Les papillons et les odonates 'très proches' des oiseaux sont la référence de ces inventaires sans récolte. On a même parlé de comité d'homologation. Or, plus de 90% des insectes ne peuvent être identifiés sérieusement que sous le binoculaire.
3. Intégrer les entomologistes compétents dans les organes de décision ou de gestion de nos sites naturels. C'est malheureusement loin d'être le cas aujourd'hui. Seuls quelques rares informés ou appuyés sont sélectionnés par des associations, sans toujours tenir compte de la compétence réelle.
4. Participation des entomologistes de terrain aux inventaires scientifiques de nos réserves naturelles. A de rares exceptions près, ils sont rejetés, en tous cas pour la majorité des inventaires nécessitant des récoltes. En outre, certains entomologistes, de peur d'être 'repérés' ne signalent plus l'endroit précis des récoltes ou ne signalent plus leurs inventaires. Résultat: plus de 90% des récoltes sont méconnues, donc des pertes d'information dans tous les domaines. Il est d'ailleurs aussi absolument impossible aujourd'hui de réaliser un simple suivi scientifique même pour une seule famille, au travers de notre pays. Tout ceci nuit donc grandement à une protection efficace globale. Il y a peu, existaient encore des spécialistes pour toutes les familles de coléoptères de notre pays. Au vu des contraintes en tout genre, cette espèce est en voie d'extinction.
5. Meilleure participation des entomologistes aux banques de données, fichiers, catalogues. Serait réalisée avec des réponses adéquates aux paragraphes précédents.
6. Legs des collections scientifiques aux Institutions. Ce devrait être une condition sine qua non afin de pouvoir disposer des autorisations légales pour des inventaires dans les sites protégés.
7. Soutien des milieux scientifiques professionnels envers les amateurs trop souvent abandonnés à leur sort.

Pour en savoir plus!Sur www.chocnature.be
ou directement www.coleopteres.be
au miieu de la page

A lire :

Surveillance de la faune entomologique: rôle des amateurs et des groupes de travail
L'entomologiste amateur au service des réserves naturelles
La protection de l'entomofaune dans les réserves naturelles : plaidoyer pour une meilleure gestion
La contribution de l'entomologiste à la protection de la Nature
Je ne suis qu'un amateur ! Pensées d'un amateur confronté à des professionnels
Apports et demandes d'un amateur
Pour une protection efficace de notre entomofaune et...de l'entomologiste amateur

#222
De Guy Boosten, communiqué de presse!
Communiqué de presse

Suivi de la biodiversité en région wallonne ? 20.000 espèces ignorées ...G. Boosten président de CHOC Nature


Nous venons de recevoir le Tableau de bord 2008 de l'environnement wallon.
Comme dit dans la lettre d'accompagnement, l'édition actuelle se présente sous un format plus petit et plus maniable tout en fournissant toujours l'information la plus complète possible sur l'état et l'évolution de l'environnement au travers de 160 fiches « indicateur ». Ce document, préfacé par B. Lutgen le Ministre de la Ruralité et de l'Agriculture, est couplé avec le site http//environnement.wallonie.be/eew. Le tout apportant une source d'informations extraordinaires pour la constitution de dossiers environnementaux. Félicitations donc au Département de l'Etude et du Milieu naturel et agricole dirigé par un Directeur général dynamique Cl. Delbeuck. Le point particulier qui suit n'affecte absolument pas l'ensemble du Tableau de bord. 
Mais en tant que collaborateur scientifique (coléoptères et divers) du Département d'entomologie de l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (IRScNB), je suis interpelé par le chapitre Faune, Flore et Habitats, ce d'autant que CHOC Nature  fait partie du Point focal national biodiversité du même Institut.
Comme la sauvegarde de la biodiversité nous interpelle donc, voir également nos sites http://www.chocnature.be et http://www.coleopteres.be  ,
j'ai été très surpris de retrouver les coléoptères Carabidés parmi le Statut de conservation des espèces en région wallonne. Signalons que malheureusement le grand spécialiste belge K. Desender vient de mourir d'une longue maladie. Pourquoi ma surprise ? Parce qu'il est impossible aujourd'hui de suivre la biodiversité des Carabidés en région wallonne. Il en est de même d'ailleurs pour plus de 95% des 20.000 autres espèces d'invertébrés. Les raisons sont multiples, mais la principale c'est que récolter des Carabidés y compris une Puce, un Pou ou même une Tique (Maladie de Lyme), verse systématiquement les entomologistes scientifiques dans le rayon des destructeurs de la nature !
Tout est au suivi par l'observation, par ailleurs non contrôlables, des Papillons de jour et des Libellules, soit seulement quelques 150 espèces. Cette méthode, excellente pour motiver le grand public, n'est malheureusement pas transposable aux autres ordres d'insectes. Ces derniers ne peuvent être identifiés pour l'immense majorité que sous la loupe binoculaire et par un spécialiste ! En outre, les insectes récoltés enrichiront, directement ou ultérieurement, les Instituts scientifiques, afin de globaliser les études futures. Et parler de vouloir, aujourd'hui,  inverser la dégradation de la biodiversité des invertébrés est digne du père Ubu. Les gestions des sites naturels les excluent également. D'où nouvelles pertes de biodiversité. Idem également pour les Coléoptères que j'ai fait protéger en 1973 (Loi de la conservation de la nature) dans toute la Belgique et non suivis depuis ! Une protection papier ? Il serait urgent de reconnaître les cartes officielles d'exploration nationale du territoire délivrées par l'IRScNB, récompensées récemment par un Pro Justitia ... pour être sorti d'un sentier ... en outre non signalé d'interdiction ! Un badge RW attribué à tous les collaborateurs scientifiques reconnus résoudrait la majorité des problèmes évoqués.
Certains journalistes diront, mais NATURA 2000 va sauver la biodiversité des invertébrés !
Hélas, ce programme européen ne tient pas tenu compte ... des invertébrés ... wallons ou ... flamands !  Dans le plan de secteur Ath-Lessines-Enghien, c'est même une catastrophe ! Là, on a carrément 'oublié" toute une série d'habitats naturels incontournables : les carrières de petit porphyre de Lessines, les calcaires de Maffle, les sablières de Flobecq et les étangs du Parc d'Enghien avec leur ceinture boisée ... et combien d'autres petits sites naturels avec des insectes ,,protégés". Par contre, on a repris deux sites sous un justificatif précis pour lequel notre association recherche toujours concrétement le ... justificatif !

Face à ces problèmes, CHOC Nature a réagi en proposant des solutions qui ne coùtent rien ... en période de crise, notament au travers de son Pacte écologique adressé à tous les Partis politiques qui y ont répondu. Reste l'application.


Tél. & Fax : 068/ 28 49 16
E-mail : chocnature@hotmail.com

S'il y a quelques sceptiques dans la Presse ou chez certains naturalistes, j'invite à consulter  l'enquête « A vous Naturalistes » ! sur le Forum http://www.cthirion.com/

En ce qui concerne, l'identification par l'observation (ou par photo) sur le terrain, la grande mode, j'invite également à un petit test ... pour vérifier mes affirmations.
Ouvrir le site
http://www.colpolon.biol.uni.wroc.pl/lista%20rodzin.htm
Ensuite ouvrir la liste, Carabidae, puis Amara ...
Il est évidemment impossible d'identifier sur le terrain un de ces insectes ! Même Nostradamus aurait jeté le gant. Et sur le terrain l'insecte ne reste pas de surplus immobile !
Que dire d'une Puce ou d'un Acarien ...10 à 100 fois plus petit !
#223
Notes fauniques de Gembloux, n°41 (2000) : 61-68

Législation et exercice de l'entomologie en Région wallonne

par Jean FAGOT* & Michel DETHIER**

Faculté universitaire des Sciences agronomiques, Unité de Zoologie générale et appliquée (Prof. Ch. Gaspar). B-5030 Gembloux. Cercle des Entomologistes Liégeois.
* Avenue de la Bovière 7, B-4900 Spa, tél. : 087.77.00.85
** Rue du Cimetière 91, B-4030 Grivegnée, E-mail : michel.dethier@arcadis.be

Résumé

En Région wallonne, une nouvelle législation est en préparation afin de mieux protéger la faune et la flore, et ce, en relation avec l'esprit européen de la Conservation de la Nature. D'autre part, de nombreux territoires se voient protégés par différents statuts. Les auteurs passent en revue les conséquences de la nouvelle législation et des directives européennes sur la pratique de l'entomologie en Région wallonne.

Introduction

Le naturaliste qui mène des investigations sur le terrain est confronté à des contraintes légales liées aux différents aspects de ses activités et des lieux qu'il fréquente. Il doit prendre en compte le statut des territoires (public, privé, parc naturel, ...), le niveau administratif et légal (propriété privée, domaine de la Région wallonne, réserve naturelle, ...), le niveau de protection du site (régional, européen, mondial) et le type de protection (réserve, ZHIB, ZPS, site NATURA 2000, ...). Les spécificités de la pratique de l'entomologie imposent, en outre, un code de déontologie vis-à-vis des collègues et un code de savoir-vivre vis-à-vis des autres naturalistes fréquentant les mêmes sites. Même si l'entomologie est rarement citée explicitement dans les textes de loi et règlements, l'entomologiste de terrain se doit d'approcher la nature en bon père de famille et de l'étudier avec le souci de lui en assurer la pérennité.
Nous n'avons pas, bien entendu, l'intention de faire la morale à la brillante et honnête assemblée ici présente, certainement pas. Nous n'en avons ni le droit, ni l'envie, ni la vocation. Mais, tout de même il faut bien l'avouer, parmi les naturalistes qui arpentent les campagnes, les villes et les banlieues, les forêts et les cours d'eau, l'entomologiste est probablement un de ceux dont l'exercice de sa discipline réclame ou impose, sur le terrain, un esprit d'indépendance et le goût de la solitude. Son sens social et son besoin de communiquer ne refont surface qu'après un certain temps, le temps de savourer ses découvertes, de les préparer, de les rendre présentables, de s'assurer que les informations qu'il s'apprête à inscrire sur
l'étiquette sont correctes. Il jubile déjà à l'idée de faire état de la découverte d'une rareté entomologique, en une occasion comme celle d'aujourd'hui, par exemple.
Encore une fois, le mot est lâché : rareté. Nous venons d'en parler dans la communication précédente. L'espèce rare, c'est bien après celle-là que la majorité des entomologistes court. Que l'on s'en défende ou non, beaucoup d'entre nous gardent malheureusement des réflexes de collectionneurs.
Nous savons tous que ces espèces dites intéressantes, nous les rencontrerons le plus souvent (mais pas toujours) dans des sites eux-mêmes intéressants. Ces portions de territoire méritent d'être et sont heureusement protégées par une série d'interdictions de faire ceci ou de prendre cela.
Les forêts et les campagnes sont vastes mais ne sont plus ce qu'elles étaient. Et l'entomologiste en Région wallonne, pour peu qu'il ait quelques années de bouteille, ne se contente plus d'un si pauvre terrain de chasse. Alors que faire ? N'y aurait-il plus de possibilité d'exercer librement en Région wallonne une discipline qui par ailleurs apporte un éclairage rare et précieux à la compréhension du fonctionnement d'un écosystème. Nous nous sommes posé la question et passons rapidement en revue les contraintes territoriales et légales qui peuvent parfois perturber l'exercice de la paisible passion qui nous anime.

Contraintes territoriales.

Indépendamment de tout règlement particulier à un territoire donné, il faut reconnaître que parfois, nous ignorons qu'il existe des propriétés privées et que la première et la moindre des politesses est de demander l'autorisation formelle d'accéder à ces propriétés.
De la même manière, il y aurait lieu de se poser systématiquement et préalablement à toute récolte, la question de savoir si le territoire sur lequel nous projetons une expédition n'est pas marqué par un statut particulier (une réserve naturelle, par exemple). Dans le cas d'une réserve naturelle, la cause est claire, mais il existe d'autres cas où l'entomologiste pourrait être perplexe.
Les services de la Conservation de la Nature, que ce soit au niveau européen ou wallon, ont défini et délimité un certain nombre de zones territoriales visant la conservation de la nature et/ou la protection d'espèces sauvages. Toutes ces zones ont un statut spécifique et tant les mesures de gestion que les activités autorisées dans ces zones relèvent du cas par cas.
Tout commence par la loi du 12 juillet 1973 (M.B. du 11 septembre 1973) sur la Conservation de la Nature en Région wallonne, suivie par différentes conventions internationales, comme celle de Berne, ou la Directive européenne « Oiseaux » notamment.

Réserves naturelles

La loi sur la Conservation de la Nature dit ce qu'est une Réserve naturelle. Elle en distingue deux types qui jouissent d'un vrai statut de protection et font l'objet d'un suivi strict de la part des Services de la Conservation de la Nature. Il s'agit des Réserves naturelles agréées et des Réserves naturelles domaniales.

Une Réserve naturelle agréée est une aire protégée, gérée par une personne physique ou morale autre que la Région et reconnue par le Gouvernement wallon, à la demande du propriétaire et avec l'accord de son occupant. Elle est soumise à un plan de gestion, fait l'objet de subventions et la Division de la Nature et des Forêts est chargée de veiller sur elle. Pour toute action prévue dans une réserve de ce type, il faudra se référer et se conformer aux plans de gestion et toujours en demander la permission au conservateur et au Comité de Gestion.
Pour ce qui est des Réserves domaniales, il est peut-être bon de rappeler que la loi prévoit 4 types de zones avec une gradation dans la protection de la nature. Nous rencontrerons donc : des zones A où l'accès du public est autorisé, des zones B où l'accès du public est limité aux chemins et endroits signalés et prévus pour son accueil, des zones C où le public n'est autorisé à pénétrer qu'accompagné d'un membre de la Division de la Nature et des Forêts ou d'une personne mandatée par elle, des zones D enfin où, temporairement, périodiquement ou en permanence, l'accès du public est interdit, même accompagné d'un guide.
Ces différentes zones sont signalées sur le terrain aux points de pénétration potentiels par des panneaux ou fanions de couleur rouge.
Dans ces réserves, l'article 11 de la loi sur la Conservation de la Nature dit explicitement, parmi de nombreuses mesures, qu'il est interdit « de tuer, de chasser ou de piéger de n'importe quelle manière les animaux, de déranger ou de détruire leurs jeunes, leurs oeufs, leurs nids ou leurs terriers ». Ce n'est pas que le gibier qui est visé ici, il n'est donc pas question de prospecter ce type de territoire.
Dans ce cas de figure, toute capture ou récolte est interdite. Une demande de dérogation doit être adressée au représentant du Ministre ayant la Conservation de la Nature dans ses attributions, via le Conseil supérieur wallon de la Conservation de la Nature. Cette demande sera motivée, limitée dans le temps et le résultat des recherches sur le terrain sera communiqué.
Une dérogation sera éventuellement demandée pour pouvoir aussi circuler en voiture ou à pied en dehors des voies autorisées.
Dans le même contexte de cette loi sur la Conservation de la Nature, certaines réserves spécifiques, les Réserves forestières (A.R. du 2 avril 1979, M.B. du 9 juin 1979), ont pour objet le maintien de l'affectation forestière des sols et le respect de l'intégrité du sol et du milieu. Ce sont des réserves à part entière et, ici aussi, il sera bon de demander l'autorisation de circuler et de débusquer l'entomofaune, auprès de l'ingénieur de la DNF en charge de la gestion de ces forêts.
Tout autre type de réserve, sans qualificatif et sans qualification, n'est pas une Réserve naturelle et ne relève pas de la loi de 1973. Ces réserves particulières, en terrain privé ou appartenant à des collectivités, peuvent être créées par tout un chacun, n'importe où et il suffit de placer un panneau «Réserve naturelle ». Le niveau de protection de ces réserves n'est pas très élevé car elles n'ont pas de statut légal. Au mieux, ce sont des propriétés privées qui peuvent éventuellement faire l'objet d'un arrêté de classement. Dans ce cas, une simple demande de capturer des insectes auprès du conservateur ou du propriétaire suffit. Dans le second cas, pour les sites classés, il y a lieu d'examiner les articles de l'arrêté de classement afin de vérifier si la capture d'insectes peut-être autorisée ou non et d'en faire la demande.
En Région wallonne, existent aussi des Parcs naturels (Décret du 16 juillet 1985, M.B. du 12 décembre 1985). Ils ont eux aussi pour objet la protection de l'environnement tout en permettant le développement économique et social de la région. Il n'y a pas de mesures particulières de protection liées au Parc naturel mais, de par son existence, celui-ci induit une dynamique conduisant à la création d'espaces mis en réserve, classés ou à tout le moins surveillés.
Arrêtés complémentaires
Deux arrêtés sont venus compléter la loi de 1973 et concernent les Zones Humides d'Intérêt Biologique (ZHIB – AERW du 8 juin 1989, modifié par AGW du 10 juillet 1997, M.B. du 20 août 1998) et les Cavités Souterraines d'Intérêt Scientifique (CSIS – AGW du 26 janvier 1995, M.B. 18 mars 1995).
Dans les ZHIB, depuis la modification de 1997 et même si la chasse et la pêche sont encore permises, le niveau de protection de la faune et de la flore est relevé. En dehors des espèces classées, il est interdit de chasser, de tuer, de détruire, de capturer ou simplement de perturber les animaux et donc les insectes aussi. Dans les CSIS, si les chauves-souris sont les premières visées, l'arrêté de désignation détermine les mesures particulières de protection du site et notamment les conditions d'accès, l'interdiction d'effectuer certains travaux ou les mesures nécessaires à la croissance, l'alimentation, la reproduction, le repos, l'hibernation ou la survie des espèces qui y vivent (y compris les invertébrés).
Jusqu'à présent, 18 grottes et 4 cavités artificielles sont désignées comme CSIS. D'autres sont prévues ou à l'étude.

Directives européennes

Au niveau européen, deux directives déterminent deux autres statuts.
La Directive 79/409 (2 avril 1979, J.O.C. du 25 avril 1979) concerne la conservation des oiseaux sauvages et définit des zones de protection spéciales (ZPS) de l'avifaune, zones dans lesquelles on reconnaît des habitats sensibles et des zones noyaux, soumises à une protection particulière.
Une ZPS est délimitée par un périmètre-cadre dans lequel l'attention toute particulière des gestionnaires se porte sur les habitats sensibles auxquels les espèces de la Directive sont inféodées.
La seconde Directive est la 92/43/CEE (21 mai 1992, J.O.C. du 22 juillet 1992), appelée aussi Directive « Habitats » ou « Faune-Flore-Habitats ». Elle définit des Zones spéciales de conservation (ZSC), sur base de listes d'habitats ou d'espèces dont la conservation doit être prioritairement assurée, car reconnus comme menacés à l'échelle européenne. Ces ZSC peuvent être élevées au statut de Site d'Importance Communautaire (SIC) et préparer ainsi la mise en place du Réseau NATURA 2000 dont vous avez certainement déjà entendu parler, réseau qui est prévu dans cette même Directive « Habitats » et qui est destiné à assurer un état de conservation convenable des habitats naturels et des espèces d'intérêt communautaire qui y vivent.
De nombreuses espèces d'insectes font partie de l'annexe II de cette Directive et nous concernent au premier chef pour certaines d'entre elles car faisant encore partie de notre patrimoine naturel (Lucanus cervus L. ou Osmoderma eremita (Scopoli), par exemple).
Les espèces d'insectes ne figurant pas dans les annexes de ces Directives ne sont pas concernées par celles-ci pour autant que les habitats à visiter ne soient pas déjà protégés par un autre statut.

#224
Paru dans Sillon belge du 5.IX.2006!

Harpale du fraisier

Le voici  http://www.gonhs.org/Pseudophonusrufipes.htm

Malheureux rapprochement alarmiste du présentateur de la chaîne belge avec les cafards qui n'ont rien à faire dans cette histoire mais aussi avec les scarabées qui sont un tout autre groupe d'insectes ! Sans danger pour l'homme, les animaux domestiques, les denrées, il ne transmet pas de maladies, il va disparaître spontanément, seules les larves passant l'hiver ! Nous sommes ici en présence d'un carabe appelé Harpale du fraisier ! Espèce très commune dans les champs, contrairement à d'autres carabes, il est granivore : il mange des graines de pin, de graminées, des grains de blé, mais aussi les akènes (petites graines) sur les fraises ! Pourquoi viennent-ils dans la maison, on pensait qu'ils pouvaient être dérangés par les moissons ou pour y chercher la fraîcheur mais après ce mois d'août arrosé, la deuxième hypothèse ne semble pas pouvoir être retenue ! Dans les jachères, le fauchage pourrait-il les déranger ? Sur les cultures de fraisier, ils peuvent s'abattre en nuage subitement, c'est peut-être le même comportement qui se reproduit dans les jachères devenant attractives à la montée en graines ! Cette espèce présente aussi une autre particularité, dans les cultures de céréales, à la veille des moissons, parfois en compagnie d'autres espèces de carabes, on trouve de nombreux exemplaires couchés sur le dos dans les chemins de remembrement sans que l'on puisse ici incriminer les pesticides : parasites, bactéries, virus, champignons entomophages, perturbation de la pression atmosphérique, régulation spontanée des populations ; parfois le lendemain, ils ont disparu ou quelques-uns sont morts sur place?

#225
Chlorops grégaire

Le voici http://www.pbase.com/holopain/image/66398194

Moucherons dont la larve se nourrit de pucerons sur les racines de graminées dans les céréales ou les prairies!
Ils se réunissent en bandes spectaculaires,  ceux qui rentrent dans les maisons souvent poussés par le vent sous les sous-corniches, ils résultent d'une éclosion trop hâtive en automne (génération sacrifiée) !
Ils mourront tous durant l'hiver, l'ennui c'est que le phénomène se reproduit souvent d'année en année quand ils ont trouvé une bonne adresse !

Que vous conseillez.....je dirai la patience et le balai,...des produits à poser sur les fenêtres en bandelettes vendus en droguerie mais attention la plupart sont nocifs pour les jeunes enfants, les personnes âgées ou les animaux domestiques dont ils attaquent le système nerveux ou immunitaire à long terme (pyréthrinoides de synthèse), même problème avec les fumigants ou les spray !

Repérez les voies d'entrées et obturez–les avec de la mousse en bombe, moustiquaires si vous ouvrez les fenêtres à l'arrière-saison !

Les mouchettes sont sans danger, elles ne piquent pas, ne transmettent pas de maladies et elles disparaissent spontanément aux premiers frimas !

#226
Le 12.03.2009

Portrait


Durant les périodes douces et humides de l'hiver, les collemboles pullulent.
Petits insectes très utiles, ce sont les éboueurs de la Nature, ils mangent des débris organiques d'origine végétale et permettent le recyclage de ceux-ci, ils sont aussi friands de mousses ou d'algues microscopiques!
Gris, noirs ou verdâtres, ternes, 2-3 mm

Malheureusement, ils ont tendance à s'introduire dans certaines habitations surtout celles dont le degré d'humidité est assez élevé, ils sèment la terreur parce qu'ils sont grégaires et qu'ils sautent, ils sont munis d'un petit ressort sous l'abdomen et très souvent, on les confond avec les puces!
Remarquons que les puces sont rarement présentes dans les habitations en hiver!
Ils sont totalement inoffensifs, ne mordent pas, ne piquent pas et ne transmettent pas de maladie.
Vu les changements climatiques, ces petites invasions iront sans doute en augmentant.
On ne sait pas pourquoi ils envahissent certaines maisons d'une même rue et pas toutes.
Ils vivent dans la couche supérieure du sol, les feuilles mortes, les gouttières, les composts, les fumiers, sous les pavements, les mousses même sur les toits.

Il faut calmement attendre leur départ quand les demeures deviendront plus sèches à la belle saison!
Je ne connais pas de moyens de les éloigner sauf en écartant de l'habitation les matières où ils vivent et se nourrissent !Les pesticides conseillés étant plus nocifs que leur voisinage.

Pour en savoir plus :http://fr.wikipedia.org/wiki/Collembola

Camille Thirion
#227
Directive-cadre Eau et plan pêche

Par Camille THIRION

Publié dans le Sillon belge du 30 mars 2007 (avec quelques ajouts)!

Le Sillon Belge du 23 mars a publié un article signalant que la Région wallonne propose un plan pêche et nature, afin de relancer la pêche, et donc la qualité des cours d'eau en Wallonie. Hélas, il y a loin de la coupe aux lèvres.

Accès

Qui va à la pêche? Le plus souvent; c'est quand on est jeune ou retraité! Mais comment un aîné peut-il emmener son fils (sa fille) à la pêche dans les conditions actuelles?
Les accès deviennent un casse-tête: chemins non entretenus, parkings rarissimes ou occupés par les loueurs de kayaks, clôtures, barrières. Halage bouclé pour le Ravel (Hainaut) ou pour la navigation de plaisance (Haute-Meuse) ou pour la sécurité.
Le franc-bord est de plus en plus péril, clôture trop proche, troupeau non isolé du bord, taureau en pâture, berges privatisées, ainsi il est mal venu d'essayer de pêcher la rive entre les deux ponts de Cielle!
Et le plomb vous guette près des mares à canards, certains confondent cannes et canes!
Postes de pêche et pied des berges encombrés de gros blocs inaccessibles aux derniers pêcheurs vaillants!
Un bel exemple: le magnifique tronçon de Petit-Han à Durbuy est «pêcheur banni»!
De plus, laisser son véhicule loin du regard, c'est encourir une fouille ou un vol même du véhicule!
Mais les 4x4, qui s'aventurent partout, font des barbecues anarchiques, des braconnages sur les vifs, les poissons blancs grégaires ou ramassent les galets pour les revendre aux jardineries et loin des regards des agents de surveillance!L'astuce est de poster un complice avec GSM qui prévient de tout mouvement de surveillance, j'ai ainsi mis en fuite des groupes rien que parce que je m'habille en vert DNF!
Les quads parcourent les lits ou les gués sans vergogne!

Permis

Payer un permis, c'est accepter le contrôle. Un agent motivé avoue qu'on lui a demandé de «lever le pied», histoire de ne pas faire fuir le visiteur! Un permis «jeune»? Pourquoi? On pêche une année pour le prix d'une place de cinéma!
Quant au permis «3 cannes» et de nuit, ce sont nos voisins allemands campeurs qui en profitent en Meuse!
Ratisser large, c'est amener une clientèle sans éthique. Au nom du tourisme, la Wallonie draine tous les excès, ceux que l'on ne commet pas dans son pays ou sa région natale...
Le manque de contrôle a des effets pervers: Nombre de pêcheurs sont en infraction: engins, appâts interdits, captures en surnombre, taille légale bafouée, législation incomprise.

Environnement et biodiversité

Y a-t-il bien 64 espèces de poissons indigènes dans les cours d'eau wallons? Ne comptons-t-on pas les évadés de pièce d'eau, aquariums ou piscicultures parmi les indigènes?
Les «Contrats de rivière» sont parfois un piège. Que peuvent faire les naturalistes ou les sociétés de pêche qui attendent des subsides face aux pressions d'ordre économique? Des promoteurs de projets économiques y viennent chercher des arguments contradictoires pour mieux défendre leurs projets! Les édiles recherche surtout les profits du tourisme et des promoteurs!
Rouvrir une frayère à brochets dans une zone de courantssalmonicoles (Deulin), ou remettre des brochetons dans une zone sans poisson-fourrage, transformer le lit en un boulevard à kayak (Petit-Han), est-ce cela de la saine gestion piscicole?
Trop souvent encore, les zones marécageuses servent d'exutoire aux effluents ménagers ou agricoles quand ce n'est pas les ruisseaux frayères des têtes de bassin
La restauration des populations piscicoles....la tendance est: «on rempoissonne là où il y a de la demande et si possible spécifiquement après enquête auprès des sociétés de pêche!Et quelle enquête, les questions et la manière de les poser ne peuvent conduire qu'à des résultats d'interprétation biaisés subtilement orientés par les nécessités du tourisme!
On en tient pas compte ni de la diversité des biotopes ni des espècesdans les plans de gestion!
Pas d'inventaire naturel récent des biotopes ou leurs occupants, parfois les pêches électriques qui servent de mobiles au plan datent de plus de vingt cinq ans!
Autrement dit, on prend le problème à l'envers!
N'ais-je pas entendu dire Dans une émission nature de la Une que le barbeau était le poisson le plus commun de l'Ourthe, à part quelques fosses ou lit profonds qui ont échappés à la pelleteuse, et qui sont régulièrement pillés pour l'escavèche ou les congélateurs des campeurs, cette prédominance de l'espèce ne me paraît plus correspondre à la réalité de mes dernières «campagnes» si je m'en réfère à la comparaison des prises de la deuxième moitié du siècle dernier!
La destruction des rats musqués fait des victimes parmi les martins-pêcheurs, les anguilles, les cincles pris dans les pièges, selon l'aveu des dératiseurs eux-mêmes!
Les levers de barrage pour favoriser les descentes de kayaks font périr le frai sur les près! Des remblais ou des renforcements de digues sont réalisés avec des roches calcaires en Ourthe famennoise non calestienne!
Le MET entretient les couloirs pour kayaks, mais déstabilise les arbres rivulaires, bouche les frayères naturelles pour améliorer le flux, détruit les postes de pêche les plus naturalisés, rectifie les berges...
Pêcher à l'arrière-saison? Après le tourisme, en été, les travaux reprennent et transforment les rivières en long ruban d'alluvions. Que reste-t-il aux pêcheurs?
On s'acharne contre les plantes invasives, la balsamine de l'Himalaya, qu'affectionnent abeilles et bourdons; on traque les orties des rives à l'herbicide, on démolit les bosquets, la végétation boisée aux environs des cours d'eau pour le bois de chauffage!Alerte aussi à l'utilisation des dérivés de Bacillus thuriengiensis dans certains cours d'eau pour la destruction des larves de simulies, je me demande quels impacts peuvent leur être attribués dans la disparition des ombres dans certains bassins, leur effet destructeur affectent bon nombre de larves de Diptères Nématocères nourriture essentielle aux alevins de l'ombre!
Après les cultures de maïs en bordure des rives, allons-nous connaître le colza pour le bio-ethanol, une plante qui exige de nombreux traitements insecticides car elle a beaucoup d'ennemis!

Revues de pêche et associations, promotion de la pêche

Adhérer à une société de pêche ne signifie pas faire une bonne ouverture à cause d'un rempoissonnement massif ou trouver les espèces gastronomiques dans votre assiette. La vigilance s'impose sur d'autres plans. Les revues de pêche, prises à la gorge par la subsidiation, ne défendent plus les intérêts des pêcheurs! Certains parcours sont idéalisés sans réalisme, parce que le cours d'eau a spontanément évolué depuis la parution des premiers guides de pêche! Et un article contestataire est boycotté.

Retombées économiques?

Les cars de kayakistes débarquent avec barbecues et denrées nécessaires au pique-nique. Les «Centres aventures» ont leurs infrastructures propres et s'approvisionnent ailleurs, leurs sous-traitants ne sont pas ardennais. Y sont-ils seulement domiciliés pour y payer leurs impôts?
Le secteur Horeca de moyenne gamme, situé en zone de pêche, compte plus de fermetures que d'ouvertures, ces dernières années. Ceux qui s'en tirent le mieux accueillent le tourisme familial depuis plusieurs générations, comme Houffalize, qui a fait le choix du tourisme familial et des sports non motorisés.
Les marchands d'articles de pêche se plaignent, malgré des promotions, des journées de la pêche... Que faire contre les promotions des grandes maisons du nord du pays et leur commerce via internet?
Notons que les appâts naturels obligent encore à s'approvisionner chez un détaillant et créent quelques emplois chez des producteurs!
Quelques bistrots, boulangeries, boucheries ou fermes «tirent encore leur épingle du jeu» si elles offrent des produits du terroir de qualité!
Confier à des bureaux d'étude étrangers la promotion de nos rives,c'est encourir l'adoption de plans inadaptés à notre région!
Quant au tourisme «pêche», le peu de succès encouru par les gîtes et Relais de St-Pierre, mis en place auparavant et adaptés aux besoins des pêcheurs, doit nous faire réfléchir!

Mea culpa

On peut reprocher, aux pêcheurs wallons et d'ailleurs, un manque de pugnacité à défendre leurs intérêts, mais aussi des comportements non citoyens: abandon de déchets sur les rives, de pelotes de nylon dangereuses pour le bétail et les oiseaux, de canettes, bouteilles en plastique, papiers gras, mais aussi des bris de clôtures, des barrières non refermées, les courses des enfants dans les prés de fauche et les champs, le comportement intempestif de chiens envers le bétail, des barbecues anarchiques. Et parfois, des menaces ou des brutalités envers les agents de la DNF.

Que faire?

Les reportages tournés sur des cours d'eau dans les pays voisins montrent que tout y est pris en compte, de la politique de l'habitat, du camping, des accès, de l'industrialisation, de l'écologie à la sensibilisation des masses.
Chez nous, tout est cloisonné: chaque administration mitonne ses recettes pour son secteur. La solution d'un problème local dépend de plusieurs ministères qui promettent de collaborer... le problème des effluents entrevoit des perspectives à l'horizon 2015!
La superbe vallée de l'Ourthe de Grand Han à Hotton ne sera plus bientôt qu'un ruban de maisons de style hétéroclite alors que la vallée est connue pour son patrimoine naturel (Inventaire des sites wallons de qualité-ISIWAL)!
D'autres ne sont sensibles qu'au poisson spectaculaire (saumon), qu'à la protection contre les crues, ou la création de barrage pour l'approvisionnement en eau ou les activités de loisirs ou encore qu'à l'augmentation du nombre d'habitants dans les entités!
Initier un jeune à la pêche, c'est parfois aux yeux des parents, les occuper un après-midi, une journée, un week-end, une semaine... C'est sympa mais combien deviendront des visiteurs constants au bord de nos cours d'eau si les aînés ont des difficultés à les y accompagner?
Pour les kayaks, je ne vois guère que le tronçonnage par secteur déplacé tous les 6 ou 8 ans, cela ne pose pas de difficultés compte tenu qu'une nouvelle licence octroyée peut-être opérationnelle en moins de trois mois! L'Horeca ne me semblerait pas perturbé par ces transferts périodiques !
Cela protégerait les espèces piscicoles qui pourraient avoir quelques frais convenables quelques années de suite. Cette gestion permettrait la survie des plantes aquatiques souvent malmenées par les pagaies, tout en assurant la tranquillité des autres bestioles des rives ou du tourisme doux!
Là où la pêche est florissante à l'étranger, toute la problématique est analysée globalement. Ainsi, le tourisme, tout comme la pêche, engrange les bénéfices d'une telle approche. Pourquoi croyez-vous que les pêcheurs se déplacent en Allemagne, en Autriche, en Norvège, en Grande-Bretagne?
Ici, c'est le chacun pour soi. Un exemple, les loueurs veulent les espaces, les embarcadères, si possible payés par la commune, pas de règlements de circulation ni d'heures ni de tronçons. Même problématique avec les quads ou la circulation en forêt alors que, comme l'a dit le ministre de l'agriculture au Jardin extraordinaire, certains quittent la région au profit d'autres régions qui abordent d'une autre manière la coexistence des usagers du monde rural.
Cinquante années de pêche en Meuse, Semois ou Ourthe; témoignage d'une pêcheuse, une femme pas comme les autres!


#228
Humour / Anecdotes
09 Mars 2009 à 23:21:03
Entomologiste, une activité non sans risques!

Un brave entomologiste français qui s'occupait de collections de Coléoptères Silphidae au musée de Lille, voulait enrichir ce patrimoine et se mit à déposer en forêt des cadavres de petits animaux, qu'il trouvait sur le bord des routes, pour attirer les nécrophages (insectes qui mangent les cadavres). Manège suspect, le voici interpellé par les forces de l'ordre, accusé de pratiquer des rites «Vaudou» ou sataniques, il fut conduit au poste où il demeura plus de 24 heures, il fallut l'intervention du directeur du Musée pour le libérer!

Le Professeur Jean Leclercq, spécialiste des Hyménoptères, se servait d'abri - bus comme d'un piège - fenêtre, il récoltait chaque année les insectes pris à l'intérieur de la cage vitrée lors de plusieurs visites annuelles.....manège suspect,....un pédophile?....., il fut intercepté lors de ses récoltes et dû longuement s'expliquer sur ses chasses entomologiques!

Charles GASPAR, un myrmécologue s'en alla étudier les communautés de fourmis au Texas.

A l'aéroport, transféré dans une pièce annexe, il fut fouillé et quand il déclara venir étudier les fourmis texanes, on le prit pour un fou, il fallut moult assurances de l'université de Tucson pour que l'on le laisse libre après quatre heures d'interrogatoire!

Epouse modèle!

Un autre entomologiste le Dr. Marcel Leclercq, qui nous a quitté voici peu,frère du précédent, était spécialisé dans l'étude des taons, savez-vous comment il les capturait pour les inventorier, il couvrait son épouse d'une peau de vache et elle attendait patiemment dans les prés que les taons viennent la visiter!

J'entends souvent dire que les épouses d'entomologiste doivent composer avec l'entomologie, une terrible rivale mais là, quelle abnégation!

Comment se débarrasser des intrus?

Quand on «chasse» les insectes, mot malencontreux puisqu'il s'agit d'inventorier la faune, on est souvent importuné par des visiteurs encombrants, parfois ce sont les forces de l'ordre parce que la région est sous le coup d'arrêtés limitant les captures de certains groupes zoologiques, parfois simplement ce sont des curieux pour la «bonne cause» ou des fermiers inquiets que l'on parcourt leurs champs.

Un bon truc, vous dites que vous ne ramassez que les insectes qui piquent, les guêpes, les abeilles, en plus ajoutez les araignées, vos visiteurs déguerpissent rapidement!

Surtout n'allez pas dire que vous travaillez dans une Faculté d'agronomie sinon vous serez chargé d'échantillons à analyser!

Néo-rural!

Un citadin avide de «grand air» achète quelques ares en bordure d'une forêt. Quelques temps plus tard, de gros tas d'aiguilles parsèment son terrain et notre citadin n'ose plus s'aventurer dans sa propriété couverte de fourmis rousses très agressives.

Voilà un bien gros problème, en effet, les fourmis qui construisent ces nids, appartiennent à des espèces protégées pour leur action «insecticide biologique», elles protègent les forêts de leurs déprédateurs: ce qui signifie, que l'on ne peut pas les tuer, les déménager ou les perturber!

Voilà notre néo-rural bien mal loti, il ne lui restera plus qu'à demander à la division «Nature et forêts» de venir déménager ces résidents encombrants et cela risque de se répéter chaque année!

La Nature et la sociologue!

Lors d'un colloque sur les rapports entre l'homme et l'insecte à Gembloux, une docte sociologue d'une faculté française vint nous faire un exposé très sérieux: elle nous expliqua que l'homme n'avait pas besoin de Nature, qu'il pouvait très bien vivre dans du béton sans papillons, ni fleurs....!

En fin de matinée, elle sortit de l'auditoire et fut piquée par une guêpe qui passait par là, la dame était allergique au venin de guêpe, son état s'aggrava brusquement et elle ne dut son salut qu'à la bonne connaissance des hyménoptères du Professeur Leclercq et dont le frère étudiait justement les chocs allergiques dus au venin de ces bestioles!

La Nature n'avait-elle pas pris un peu sa revanche?

Histoire de puce

Connaissez-vous l'expression «avoir la puce à l'oreille»? C'était l'expression employée par les jeunes filles enamourées pour exprimer dans leur courrier à leur bien-aimé parti à la guerre qu'elles l'attendaient impatiemment!

Elles traduisaient ainsi pudiquement certaines espérances!

Savez-vous que le manchon en fourrure utilisé par les dames autrefois servait à éloigner les puces de leur personne, attirées par la chaleur et l'odeur de la fourrure, les puces s'y réfugiaient prestement!

Entomologiste débutant

Un étudiant qui devait présenter une boîte d'insectes identifiés débarque auprès d'un assistant de la Faculté d'agronomie: il s'exclame «Monsieur, j'ai trouvé une drôle de bestiole et je ne peux la classer...12 pattes et 4 ailes», ouvrant précautionneusement une petite boîte, .....un couple de Mouche de St-Marc, tout à ses amours,nous apparut!

Qui est pris qui croyait prendre!

A son tour, un étudiant astucieux nous attrapa: quand il nous remis sa propre récolte, une curieuse bestiole nous intrigua....un peu ovale, sans appendice...tiens, une grosse cochenille .....lorsque qu'une forte odeur de café nous rappela à la réalité, notre étudiant avait piqué une demi fève de café sur une épingle!

Nous l'avons félicité sans hésitation pour sa «trouvaille» identifiée comme un Homoptères!

Concours de bourdons voyageurs

Surtout pratiqués en Flandre, les concours de bourdons étaient aussi animés que ceux de pigeons voyageurs: on prélevait des bourdons dans leur nid, on les munissait d'une marque personnalisée, on misait sur leurs possibles performances, puis on les éloignait de leur nid et on attendait leur retour avec impatience, le plus rapide emportait la mise!


Carabes et Gordius

Le Professeur Rasmont déjeunait sur une terrasse dans le Massif des Maures, un carabe tombe dans le potage et aussitôt échaudé un Gordius s'échappe de l'abdomen du coléo, ce grand vers qui parasite des insectes sort dans l'assiette, plus de 35 cm!
Bon appétit!

Orchidées et insectes

Cette semaine, un reportage sur la Une, rubrique "biodiversité"!

Un professeur de faculté nous explique que les insectes sont attirés par les orchidées grâce à un parfum attrayant!
Peut-être un impact sexuel?

Si rien ne m'a échappé, il n'a jamais parlé de pseudo-copulation......ben oui, le professeur était attaché à Louvain!

Gare à Monseigneur Léonard!

Grillon

J'habitais dans une vieille maison qui servait autrefois de dépôt de brasserie, certains murs intérieurs étaient encore garnis de torchis encadrant des placards muraux, on trouvait souvent dans les piles d'assiettes, des grillons, des milles-pattes!

Ces grillons chantaient inlassablement à la belle saison et on ne parvenait pas à s'en débarasser!

Nous voilà expropriés,on élargit la route.

Nous décidons d'aller loger dans la nouvelle demeure, avec un équipement rudimentaire, pour surveiller la première partie de notre déménagement !

Ouf, dis mon père, plus de grillons.....une heure plus tard, le crin-crin se met à retentir, on ne l'entendra jamais plus par la suite!

Curieux ce rappel, comme un adieu!

#229
Actualités / Revenons vers nos oeufs
09 Mars 2009 à 16:45:07

 

Le Cerva remet ça :  Les œufs des particuliers  ou des petits élevages extensifs sont plus pollués que ceux des élevages intensifs ! »

« Les poules mangent du sol »....quel gésier, une nouvelle race ?

« Les entrants sont mieux contrôlés en élevage intensif ! »

 

Comment peut-on tenir un tel langage, voyons un peu !

 

Soyons sérieux, combien de temps pour dépister la dioxine lors de la triste crise ?

Des grains conservés en silo désinsectisés au malathion !

Des farines animales bientôt à nouveau autorisées, celles  provenant de poissons d'élevage souvent nourris de farine de soja contaminées par les flavotoxines réputées cancerigènes ou avec des teneurs élevées en métaux lourds!

Des hangars désinsectisés aux pyréthrinoïdes de synthèse, des antibiotiques dans la nourriture ou des anti-stressants !

 

Monsieur l'expert, les poules ne mangent pas du sol, elles absorbent des graviers pour le gésier, qui doit broyer les grains....vous ne saviez pas ?

Il est vrai qu'en batterie, les poules n'ont pas besoin de se servir de leur gésier, tout est moulu !

Elles cherchent aussi des minéraux dans le sol ou du calcaire pour édifier leur coquille ?

En batterie, on leur en donne enrichis de cadmium en provenance de Chine comme lu dans la presse spécialisée, des coquilles d'huîtres peut-être victime d'une marée noire ou de pollution aux métaux lourds !

Et puis, on le sait depuis peu, la dioxine ne se dépose pas sur les champs de céréales, sur les graminées, même aux abords des aéroports ou des zones industrielles, ou des autoroutes : si ce n'était pas aussi triste, j'en rirais !

 

Tout ce battage pour mettre en péril, les élevages sur sol de nos poules en cahier des charges « bio » qui prennent de l'ampleur ou notre consommation de l'élevage familial, résistons !

Mon marchand de volaille n'a jamais autant vendu de jeunes bêtes pour le poulet de chair et même pour la ponte, ceux qui avaient renoncé à cause de la grippe aviaire ont compris.

Entre un œuf dont le jaune n'a que le nom et dont le blanc s'affaisse comme de l'eau dans la poêle, mon choix est fait !

 

#230
Actualités / Abeilles et pollution
09 Mars 2009 à 16:39:34
Abeille et pollution !



Sillon belge , 22.02.08
 

Un grand quotidien publie début janvier un article intitulé « Du plomb dans les ailes des abeilles », celui-ci attire notre attention sur la pollution par les métaux lourds aux alentours de l'usine de La Floridienne à Ath !

Des tests apicoles auraient prouvé cette assertion qui retentit à nouveau comme une alarme !

En 1962, l'apiculteur chevronné qui nous donnait des cours nous enseignait déjà qu'il ne fallait pas mettre des ruches près des grands axes de circulation, le miel contenant alors des métaux lourds.....au vu de la densité des autoroutes et des industries polluantes, comment va-t-on démontrer que les métaux lourds proviennent plutôt de  La Floridienne que d'ailleurs !

D'une manière plus générale, les pédiatres déconseillent l'usage du miel même contrôlé chez les jeunes enfants à cause de ce problème!

Il y a donc certes bien un problème mais la rigueur scientifique voudrait tout de même que de tels problématiques soient basées sur des protocoles d'échantillonnage voir d'analyse statistique cohérents et ne soient pas seulement « une tarte à la crème »  de plus pour avoir des chercheurs et des contrats de recherche dans des laboratoires !

De plus, les plaques ou filtres de captation sont plus aisés à utiliser et plus significatifs pour l'estimation d'une pollution locale car les abeilles peuvent aller chercher au loin leur provende !

Au vu de pas mal de bibliographie de travaux de fins d'études, force m'est de prendre de telles conclusions avec beaucoup de réserves !
#231
Actualités / Langue bleue
09 Mars 2009 à 16:37:53
Langue bleue....


Sillon belge, 8.02.08 

L'article de Marc Assin m'a interpellée....quelques moutons chez moi, ....pas de grosses exploitations dans les environs immédiats : Six animaux infectés, trois morts !

En 2003, j'ai sans doute déjà perdu une brebis Texel  victime de la Langue bleue.

Pourtant de nombreuses pipistrelles en vol, quarante poules qui picorent autour des étables et des oies, pas de boues permanentes !

Ceci pour dire que les plans d'eau d'ornement ne sont peut-être pas étrangers à l'apparition de cette maladie ?

Vu que les espèces de Culicoides potentiellement vectrices de cette maladie sont connues comme appartenant à la faune belge depuis longtemps, qui a amené le (les) premiers Culicoides porteurs de ce virus ? Un Culicoides sain s'est-il infecté en pompant du sang sur un animal douteux importé ?


Des Culicoides : http://www.diptera.info/forum/viewthread.php?forum_id=5&thread_id=16909


J'ai créé chez moi un bassin d'ornement, je suis allée me procurer quelques plantes aquatiques en Famenne....et j'ai vu dés le premier été des Simulies et des Culicoides alors que je n'en n'avais jamais vu auparavant dans mon coin!

Quelques temps après, j'ai aussi acheté des plantes aquatiques dans une pépinière spécialisée !

Quant on sait que ces plantes aquatiques commercialisées chez nous proviennent le plus souvent de régions autour de la Méditerranée, les Culicoides infectés vivant dans ces cultures ont-ils pu ainsi être introduits chez nous ? Se sont-ils propagés à la faveur de ces bassins ?

Sait-on si les le stade œuf ou les stades larvaires peuvent être aussi porteurs du virus ou l'infestation du Culicoides se fait-elle uniquement à partir d'un prélèvement sanguin sur un animal déjà porteur ?

J'ai beau lire sur ce sujet, je n'ai pas de réponses à mes questions ! Camille 


#232
Actualités / Abeilles et hivernage
09 Mars 2009 à 16:37:21
Abeille et hivernage !


Sillon belge du 15.02.08 

Ce 11 février, Etienne Bruneau du Cari nous informe que les abeilles ont mal vécu l'été et l'arrière saison pas très ensoleillés, qu'elles ont donc eu faim durant l'hiver.

Les colonies seraient aussi affaiblies par le varroa qui a proliféré à cause de l'hiver très doux !

 

De nouveau, une alarme intempestive : «  les arbres fruitiers ne donneront pas de fruits à cause d'une mauvaise fécondation probable cette année.... ».allons, c'est oublier un peu vite que notamment à des températures inférieures à celles où butinent notre abeille domestique, les bourdons et plusieurs familles d'Abeilles sauvages assurent sans relâche cette pollinisation !
Que ne nous fait- on pas avaler dans les médias?


#233
Actualités / Guêpes, syrphes et abeilles!
09 Mars 2009 à 16:32:12
Ne confondons pas le syrphe à ceinture et guêpe!

Le syrphe à ceinture :  http://commons.wikimedia.org/wiki/Episyrphus_balteatus

En ce début de printemps, nous observons l'envol de mouches lignées orange , beaucoup prenne le syrphe à ceinture (marque sur l'abdomen) pour des guêpes!

Le syrphe a le vol lourd et hésitant et n'a que deux ailes, la guêpe est raipde d'un vol sans hésitation et possède

Les guêpes ouvrières telles qu'on les voit l'été ne sont pas encore nées et les reines sortent à peine de l'hivernage et sont toujours solitaires tandis que le syrphe à ceinture se rencontre en plusieurs spécimens!

Le syrphe à ceinture est un auxiliaire précieux au jardin car sa larve mange des pucerons en quantité, ne les écrasez donc pas!

Ne confondons pas l'abeille domestique et l'éristale!

Abeille domestique, vol rapide et cible, deux paires d'ailes,  tibia des pattes arrière élargis!

La voici http://www.forum.hymis.de/viewtopic.php?f=4&t=1143&p=3570&hilit=Apis+mellifera#p3570

Et l'éristale , au vol lourd, une paire d'ailes
http://www.kbinirsnb.be/expo/ccbb/eristal.htm




#234
Actualités / Acarien et isolation!
09 Mars 2009 à 16:30:34
Acariens et isolation!

Les nouvelles normes d'isolation seraient-elles à la base de la prolifération des acariens dans les habitations!

Je reçois de plus en plus des demandes d'identifications en provenance d'habitations rénovées surtout si ce sont des fermettes où l'on a stocké des denrées ou du foin dans les greniers!
Si la circulation de l'air est mauvaise ou l'aération des pièces insuffisante, les acariens pullulent et causent parfois des allergies!

Témoin, cette dame qui m'en apporté, elle les voyait courir même sur les meubles et les appuis de fenêtres après la construction d'une annexe complétement isolée!
Son mari ne pouvait plus dormir à l'étage parce qu'il développait une allergie!


#235
A vous Naturalistes,

La mise en pratique, en Belgique, des diverses législations concernant les inventaires naturalistes m'interpelle!
Entrave à la bonne connaissance des milieux ou des espèces, elles ne me semblent pas aboutir à une meilleure sauvegarde de la Nature!
Je voudrais  rassembler des témoignages fiables sur l'application de ces législations, qu'il s'agisse de problèmes de circulation, de prélèvements ou d'obtention d'autorisations, de refus d'accès pour des excursions entomologiques!

Qui oserait avouer une capture nécessaire à l'identification d'une espèce  en provenance d'une réserve, sa mise en collection éventuelle, son observation? Je pense aussi aux jeunes naturalistes qui rencontrent des difficultés à s'initier dans leur apprentissage même dans le cadre d'exigences scolaires.


Aucune distinction de ma part entre institutions, administrations, amateurs, professionnels, entre la problématique des réserves à statuts divers, sous Natura 2000, la forêt publique ou privée ou d'autres milieux ruraux ou industriels sans statuts particuliers, chacun d'entre nous peut être concerné !

Plusieurs experts m'ont avoué ne plus pouvoir travailler efficacement en Belgique, les articles sur la faune belge deviennent rares!
Les demandes d'autorisations de prélèvements ou  d'études tournent au cauchemar même pour les plus chevronnés d'entre nous et je ne parlerai pas des formulaires à remplir pour mettre en collection un insecte protégé trouvé mort.
L'historique de la faune ou de la flore de Belgique va connaître des lacunes de plus en plus graves si de plus en plus de naturalistes renoncent à étudier ses composantes !


Pour estimer la biodiversité, nous avons tous des approches différentes selon les groupes étudiés, ces approches peuvent être complémentaires!
A l'heure actuelle, les différentes approches, le tout à l'observation, le tout à la photo ou le prélèvement ont une fâcheuse tendance à s'exclure, mettant en danger des pans entiers de l'étude de la biodiversité : ces exclusions engendrent la prise de mesure de gestion inadéquate ou la sélection de quelques types de milieux privilégiés au détriment d'autres !
Les fascicules «  Etat de l'environnement wallon » sur l'entomologie ne reposent quasi plus que sur l'observation, orientant ainsi les mesures de protection ou de gestion des milieux seulement pour les groupes concernés par l'observation : Odonates, Orthoptères, Coléoptères saproxylophages ou coccinelles, carabes, Lépidoptères,.....  !
En effet, les groupes d'insectes qui permettent l'identification sur le terrain sont attachés à des milieux particuliers et on ne prend quasi plus en considération que les pelouses sèches ou les milieux humides, les vieilles forêts!
Faut-il rappeler aussi qu'en cas d'erreur d'identification, la photographie ou l'observation ne permettent aucune vérification à long terme sur les données!

Ainsi au Conseil supérieur wallon de la Conservation de la Nature, les problèmes des naturalistes qui ne pratiquent pas le « no kill » ne suscitent que peu d'attention. Sur le terrain, ils sont l'objet de tracasseries administratives,de poursuites pénales, de confiscation de matériel ou d'abus de pouvoir.

Il est aussi aberrant que des naturalistes "contributeurs" d'un classement, se voient parfois privés de la possibilité de suivre l'évolution de la flore, de la faune ou la protection des habitats qu'ils ont permis de sauver sous le prétexte que pour identifier les espèces de certains groupes, ils doivent prélever des spécimens sur le terrain!

Ne pourrions-nous nous pas nous rassembler pour dénoncer les dérives dans l'application des diverses législations concernant les inventaires et les répercussions qui en découlent pour le maintien de la biodiversité  ou sa connaissance?
Si vous avez des confrères que le sujet préoccupe, aidez à la diffusion de cette enquête qui fera l'objet d'une synthèse dans un avenir proche !
Si vous entrevoyez des pistes pour améliorer la situation actuelle, n'hésitez pas à m'en faire part!

Camille Thirion


Réponse et suggestion, ici ou apocrites@cthirion.com
ou Camille Thirion
68, rue de Warfusée,
B-4400 Awirs