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Auteur Fil de discussion: Souvenirs  (Lu 595 fois)
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« le: 27 Mai 2018 à 21:11:27 »

Quelques rencontres animales

Mes premiers contacts avec la chasse se passent dans mon village natal des bords de Meuse.
La famille Dumont-Wauthier, de grands carriers, déposait le produit de ses chasses et chacun pouvait en profiter quelque peu.
Ah ces grandes plumes pour ma coiffe indienne, peuh les plombs dans la cuisse du faisan!
Ma grand-mère entretenait leur relais de chasse à Flostoy.

Le chapelet

Très jeune, en promenade avec mon père, je m'arrête devant des crottes de lapin. Papa, quelqu'un a cassé son chapelet!

Chasse au canard

Tranquillement postée près d'un "coup à barbeau", j'entends des sifflements à peina audibles près de moi, ils claquent dans la roselière en face.
Des chasseurs, postés en contrebas, près d'un marécage, ne m'avaient pas vue, l'envol des canards m'avait alertée.

La fouine

Maligne, elle ne trahit pas sa présence aux abords de sa  « résidence ».
Dans le fenil de mon voisin, elle montrait sa tête dans l’entrebâillement de la porte, bien cachée dans le lierre.
Je l’appelais, déposais un œuf qu’elle venait chercher avec délicatesse, aucun dégât dans mes volailles !

Des « étrangères » m’ont fait un massacre dans mes prés. J’ai observé ce manège à la fin du printemps, certains éthologistes émettent l’hypothèse qu’il s’agirait d’une initiation à la chasse des jeunes.

Sur une route de campagne, une mère suivie de douze petits traverse.
Il paraît qu’une mère avec petits peut adopter une nichée abandonnée par la mère suite à un accident, empoisonnement.

Le renard

Un renard m’observait depuis des jours du fond de mes pâtures, se rapprochant de plus en plus. Caché derrière le compost, je ne voyais que son museau.
Un jour, il s’assied contre ma jambe et regarde manger les chats errants et mes hérissons, attendant son tour.
Je sais, c’est un comportement inadapté de ma part, il passait ses siestes dans mon jardin en journée.
Un jour excité, il poursuit mes oies, je me fâche…plus jamais réitéré : je lui disais  « viens, on va rentrer la volaille », il m’attendait au potager.
Un couillon a mis fin à cette belle histoire et les voisins qui le craignaient au début en étaient marris.

Un autre, venait « muloter » dans les galeries de rat de ma bergerie. La veille d’une importante opération chirurgicale, je le trouve sous la « crèche » couché dans le foin, il n’avait pas l’air en forme!
Le soir, il était mort, un peu de sang au coin des lèvres.
Cette rencontre m’a bouleversée, il était venu mourir chez moi, ultime confiance, un peu comme s’il me disait,  "ne te tracasse pas, il y aura toujours une place pour toi parmi nous " ! Sentimentalité, rappel que nous sommes tous un élément de la Nature ?

La laie et ses petits

Je me promenais le long de l'étang des Eplatis aux Epioux (Lacuisine-sur-Semois).
De gros épicéas branchus jusqu'au sol le bordent, des grognements....la laie, laissant ses petits, se précipite dans ma direction.
Ouille, à quelques mètres de moi, elle bifurque parmi les branches élaguées d'une plantation d'Epiceas, des bonds, jamais je n'aurais pensé que le sanglier pouvait être aussi agile.

Mercy et le cerf

Rentrant d'une balade solitaire à l'aube, je passe chez le concierge, Guy Mercy, un des gardes privés du domaine, avale quelques "gouttes".
Il se remettait à grand peine de ses émotions:Guy, caché par des fougères-aigles était "tombé nez à nez" avec un grand cerf et c'était en période de brâme.
Merci Guy, juchée sur la remorque avec les graines, tu m'as appris tant de choses, les "remises", les bons coins, montré les"coulées", les traces...!

A la gare

Quant je me rendais aux Epioux, le train faisait arrêt facultatif au pied du Château, avec mes bagages et mon matériel de pêche pour une semaine, encore bien. Le retour via Florenville : un jour, sur le quai, une dame m'interpelle" c'est vous Camille?  Mon frère m'a parlé de vous.

Son frère, garde DNF très pointilleux, lui avait parlé de moi.
Plus question de passer inaperçue!

Histoire du brave agriculteur

Lassé des dégâts de sanglier, il passe son permis de chasse pour pourvoir réguler ses hôtes : à la première réunion avec ses propriétaires voisins, il se voit refuser le tir sur ses terres au motif que ce sont aussi les sangliers de son voisin. Je pense que la battue dirigée par lot peut apaiser ces tensions.

Qui a dit dans le code, que le gibier ne connaît pas de frontière?

Je n'oublierai jamais!

Si je suis encore de ce monde, c'est grâce à la vigilance d'un gros matou.

Dans mon "parc", il a vu que je tombais en convulsions et est allé quérir maman à l'étage.
Selon notre médecin, cela  a permis à maman, infirmière, de me donner rapidement les premiers soins et de me sauver la vie.

Quelques temps plus tard, j'ai appris qu'il avait été empoisonné par des "boulettes" pour mordants par le garde de la chasse voisine.

Combien d'animaux domestiques furent ainsi détruits par cette pratique non discriminatoire au bord des villages?

Je ne suis pas sûre que cela ne se passe plus, de même que les piégeages à l'abri des regards ou le tir des chats dans les distances limites pourtant à respecter.


Camille
« Dernière édition: 25 Juin 2018 à 19:52:56 par admin » Journalisée
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