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Auteur Fil de discussion: Arboriculture/apiculture : Propos contradictoires, ma réponse.  (Lu 584 fois)
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« le: 03 Avril 2018 à 20:03:09 »

La difficile cohabitation entre arboriculture et apiculture

Camille THIRION, Slllon belge du 29/09/2018.Biodiversité, oui mais…
La difficile cohabitation entre arboriculture et apiculture

La commercialisation des fruits à pépins passe avant tout par la vente de gros calibres bien formés. Ce qui n’est possible que si les pommiers et poiriers ne sont pas trop chargés en  fruits.  Les arboriculteurs fruitiers ont finalement peu d’intérêt à une fécondation très élevée de leurs arbres fruitiers. Une bonne part de la fécondation est déjà assurée par les abeilles sauvages et par le vent.
Dans l’entité de Waremme, le plateau d’Oleye, avec ses plantations et cultures fruitières, constitue mon terrain favori pour les observations en fruiticulture et arboriculture fruitière.
Après la lecture d’écrits sur ce qui s’observe ailleurs, que ce soit outre-mer ou dans les pays voisins, mon premier réflexe est de vérifier s’il en est de même sur le terrain! Cela m’a valu régulièrement des volées de bois vert de la part de certains scientifiques du monde apicole, trop prompts, à mon avis, à vouloir transférer à nos conditions les conclusions trouvées ailleurs. Reconnaissons que les conditions pédoclimatiques sont généralement différentes, il en est de même pour l’environnement humain. Je m’efforce toujours d’observer en toute indépendance d’esprit! Comparaison n’est pas raison.

L’influence commerciale

Les fruiticulteurs veulent de gros fruits, d’un calibre constant, bien formés au prix de vente plus élevé. Moins de volume à transporter, meilleure conservation, moins de tri et de manutentions. Coincé par les quotas sous-jacents pour maintenir les prix, refroidi par les restrictions des ventes vers la Russie, le marché des fruits à pépins a bien changé.
C’est pourquoi les fruiticulteurs ont peu intérêt à une forte fécondation par les abeilles sur la plupart des variétés commerciales, à l’exception de certaines variétés qui paraissent inféodées aux abeilles domestiques ou sauvages.
Variétés bonnes pollinisatrices
On s’oriente plutôt vers la contre-plantation de variétés réputées bonnes pollinisatrices (James Grieve, Granny Smith…). Le pollen est transporté par le vent, ou par les pollinisateurs quand ils sont actifs, et ce n’est pas le cas chaque année! La tendance actuelle est d’aller vers les variétés auto-fertiles.
Voilà pourquoi on se détourne des fécondations par les abeilles domestiques et la fécondation assistée! En juin, on observe une première « éclaircie » spontanée, chute physiologique due à une mauvaise pollinisation lors des années pluvieuses avec coulure du pollen, sécheresse, gel ou parfois avec une éclaircie manuelle ou chimique laissant au sol quantité de pommes ou de poires de 2 ou 3 cm de diamètre au pied des arbres.
Une nouvelle sélection a eu lieu vers le 5-10 septembre. Ainsi, dans un bouquet de trois grosses pommes, toutes bonnes à manger, une au moins sera sacrifiée pour en faire des jus désormais.
Certains producteurs fruitiers ne veulent plus la présence de ruches. Ils l’expliquent par diverses raisons : le prix des locations, les risques d’impacts sanitaires ou de pesticides appliqués avant la floraison sur les ruches louées, les manutentions pour le transport, la date de pose difficile à fixer, les conditions météo, la densité souhaitée, mais aussi les garanties d’efficacité exigées pour la pose des ruches dans les contrats.  
Les primes (50 euros par ruche) que les arboriculteurs versent pour le service rendu par les abeilles représentent un complément non négligeable à une miellée, parfois aux activités d’un centre de recherche, d’un loueur ou vendeur de ruches. Le resserrement des marges de commercialisation des fruits passe par là.

Autre voie

Un confrère vient de m’envoyer les résultats d’une recherche sur l’importance des abeilles sauvages sur pommier et myrtillier en Hollande. Les chiffres portent sur la variété Elstar. Ces chiffres seront à vérifier chez nous au printemps prochain !  Personnellement, je soutiens sans réserve la suggestion suivante, à savoir maintenir des espaces adjacents avec de la flore spontanée entre les lignes, sur les lisières, les bordures de circulation pour attirer, dès avant la floraison, les pollinisateurs. Ces espaces sont également attractifs pour les abeilles domestiques.
Mais ce concept est à nuancer. Selon les producteurs, si on dépose les ruches avant la floraison ou si les abeilles domestiques viennent des environs, ou si les abeilles sauvages sont actives, les dernières pulvérisations d’insecticides avant l’ouverture des  boutons floraux peuvent nuire aux pollinisateurs butinant les interlignes fleuris au sol. J’ai à présent la justification des tontes entre les lignes peu avant la floraison des fruitiers !
Petite réserve, la concurrence peut jouer : en cas de vents, de températures limites de sortie au moment de la floraison des fruitiers, les abeilles ont tendance à butiner les fleurs des adventices au sol, plutôt que d’aller butiner en hauteur.

Camille THIRION

Pour suivre la réaction frisant la diffamation d'un apiculteur :

Notez qu'il me prête des intentions que je n'ai pas mentionnées et des arguments contradictoires non fondés!
 
 Rubrique : La parole aux lecteurs Sillon belge, 27.10.2017

Fruiticulteurs et apiculteurs ont intérêt à vivre en harmonie

Recopié in extenso!

A.Mercier a  écrit :

Suite à l'article intitulé" La difficile cohabitation entre arboriculture et apiculture" publié dans le SB du 29 septembre dernier, je me dois de réagir.

Après toute une série de considéations techniques, le (la  svp!) précise favoriser la pollinisation par les abeilles sauvages et/ ou le vent.Il (elle) oublie que les colonies sauvages sont constitutuées de faibles populations évaluées à quelques dizaines d'individus mis à part les bourdons, les abeilles sauvages ne font pas de colonies. En ce qui concerne le vent, la pollinisation ne peut se faire qu'avec des pollens poudreux non gras comme c'est le cas chez moult espèces fruitières.Pourtant, j'ai lui que les haies pouvaient constituer un handicap pour certaines variétés.
En réalité, l'auteur(e)de cet article tente de noyer les dégâts éventuels consécutifs aux pulvérisations de pesticides sur les cultures fruitières, dégâts que l'on peut constater aisément quantifier à l'examen des populations d'abeillesJamais mentionné cela, des fruiticulteurs ont leur propre rucher et ne constate pas selon leurs dires de pertes notables. et des résidus de pesticides dans les cires des ruches. Hélas, l'AFSCA ne confirme pas dans le SB du 9/03/2018.

Cela lui permet de traiter ses cultures fruitières à n'importe quel moment, quand il le juge nécessaire ou lorsqu'il reçoit les directives du Centre de recherches de Gorsem (devenu VPC fruits)

Voir conditions dans mon droit de réponse pour les conditions d'application!

Je viens de recevoir de Gembloux Agro-Biot tech-Liège, les résultats de ces résidus de pesticides pour la province du Brabant wallon. On en dénombre de 0 à 16 selon les lieux où se situent les ruchers.

Voir AFSCA, conclusions mais aussi cires de réutilisation dans mon droit de réponse

Deux ou trois qui sont généralement issus des traitements  anti-varroas pratiqués par les apiculteurs, les autres proviennent des pulvérisations agricoles.
En ce qui concerne la sur-pollinisation des cultures fruitières, une invention encore, le (la) signataire ignore, ou fait semblant d'ignorer qu'un trop grand nombre de ruches dans les cultures à polliniser constitue une erreur. En effet, quand il y a une surabondance d'insectes pollinisateurs,concurrence oblige, se ruent sur les fleurs et les secouent, ce qui génère des fruits difformes évidemment au détriment de la qualité culturale. Quelle imagination, voir les causes de déformation des fruits dans ma réponse, aussi bien en fraisier, qu'en gros fruits!
C'est bien mal connaître le monde animal qui ne perd pas pas son temps en vaine récolte, sans doute avez-vous vu des abeilles sauvages en galipettes?

J'ai constaté cette situation à plusieurs reprises, notamment dans les cultures de fraises, ce qui signifie que l'excès nuit en tout pollinisées par les bourdons. Déduction hâtive vu les facteurs en jeu, voir ma réponse!

Je conseille donc à l'auteur (e) de cet article de considérer que la biodiversité végétale et florale sont des facteurs  d'essor, qu'il ne s'agit pas de les réduire sous peine de créer des situations catastrophiques à l'avenir. Oui mais d'abord en dehors des cultures!

Il en est de même pour la biodiversité génétique des abeilles qui actuellement est supérieure à 382 races issues de multiples croisements.  voir les arguments anti des spécialistes dans ma réponse!. Les fruiticulteurs et apiculteurs ont intérêt à vivre en harmonie!

André Mercier apiculteur

Souvenez-vous, les abeilles sauvages ou domestiques qui furent un temps considérées comme vectrices du Feu bactérien au départ des cotoneasters ou des aubépines et prunelliers : Propos jamais démontrés
  


Mon droit de réponse non publié par le SB


Fruiticulteurs et apiculture.

Puis-­‐je me permettre quelques mises au point sur la Parole aux lecteurs du Sillon Belge du 27/10/2017
qui traitait des rapports entre fruiticulteurs et apiculteurs!
Notons tout d’abord que les abeilles sauvages, à l’exception des bourdons, ne forment pas des
colonies. Certaines espèces peuvent se regrouper en bourgades de nids individualisés sur des
substrats qui les attirent. Le fait de comparer les populations d’abeilles domestiques à celles
d’abeilles sauvages n’a dès lors pas de sens. Ce n’est pas une compétition mais une
complémentarité, d’autant que les sauvages travaillent dans de moins bonnes conditions:températures plus basses, ensoleillement moindre, vent présent. Je n’ignore pas les risques des pesticides, comme suggéré. Simplement, mes connaissances sont limitées et pas nécessairement actualisées sur ce chapitre. Si vous insistez, vous verrez que seuls les impacts des méthodes culturales sur les risques envers les pollinisateurs sont envisagés. En ce qui concerne Gorsem,(VPC Fruit) le propos est erroné: j’ai discuté des approches actuelles avec les fruiticulteurs et il n’y a rien de commun avec ce que décrit mon contradicteur! Seuil d’intervention économique, seuil de tolérance acceptable des déprédateurs, concentration des parasites, des prédateurs, des micromycètes,
bacilles utiles… font partie des éléments pris en considération avant de conseiller une application de
pesticide et son dosage. Depuis 1975, les applications de produits sont régies par des règles strictes,
les premiers problèmes dans les ruchers ayant surgi suite à la lutte contre la tordeuse du
pois. Température, degré d’ouverture des boutons, période de vol des pollinisateurs en rapport avec l’ensoleillement, hygrométrie sont évalués avant toute directive d’application. Dès mes quinze ans, voilà plus d’un demi-­‐siècle, j’assistais au colloque décrivant ces approches. C’est autre chose que ne pas se soucier de l’environnement, comme suggéré!
Pour les recherches que vous mentionnez, sachez que les cadres de réemploi sont alvéolés souvent avec
de la cire de récupération, peut-­‐être épurée d’autres ruchers. Quels sont les résidus des précédentes utilisations de cette cire?

Fraisier

 Les responsables des grandes cultures de fraises de Lantremange (Waremme) que ma présence inquiétait m'interpellent:des bulgares, les fraises sont exportées, notamment en Grande-­‐Bretagne.
Des photos leurs ont montré ce que je cherchais : des butineurs!
La déformation des fraises peut être causée par divers facteurs: virus, carences, coulure, vent sec, absence de pollinisateurs…! Mais ce que vous décrivez comme un handicap serait plutôt un avantage.
Chez le fraisier, le pistil qui surmonte les nombreux akènes (« pépins ») n’est pas mature en même temps que les anthères (étamines) de la même fleur. Pour la fécondation, le pollen doit toujours provenir d’une autre fleur. Le fait que les fleurs soient abondamment secouées par le ou les pollinisateurs semble donc favorable à la pollinisation!
Un pollinisateur probable est un Diptère Empididae floricole, actif alors que nuls abeilles ou bourdons
ne sont présents.

Désormais les ruchettes d’abeilles ou de bourdons saupoudrent à leur sortie les abeilles et bourdons de
spores d’un champignon antagoniste du Botrytis. Plus les pollinisateurs sont
remuants,ou nombreux et se bousculent, plus ils sont efficaces.
La  biodiversité spontanée n'est pas à confondre, je ne me rallie pas à vos propos: croisements, sélections sont des "manipulations génétiques" déguisées.
Les colloques supposent même que les problèmes des abeilles,en découlent!
Ces opérations ont eu pour objet l’augmentation de la productivité des ruchers mais au détriment de la rusticité de l’adaptation aux variations climatiques régionales, ou plus largement à la
résistance aux parasites, aux maladies et donc avec une probable perte de patrimoine génétique.

Camille
THIRION
« Dernière édition: 22 Juin 2018 à 10:52:26 par admin » Journalisée
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