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Auteur Fil de discussion: Agriculture, chasse et petite faune, l’impossible équation ?  (Lu 614 fois)
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« le: 17 Décembre 2016 à 18:04:32 »

Agriculture, chasse, et petite faune

publié avec photos dans le Sillon belge du 2/12/2016, pdf disponible sur demande.


   L’article du SB, 7/10/2016 m’interpelle face à mes observations quotidiennes de ces trois dernières années.

Lors d’un visite en Hesbaye avec des experts MAE de la région wallonne (DGRNE), ceux-ci m’ont fait remarquer les nombreuses « coulées » dans les jeunes céréales longeant les bandes de hautes herbes attestant le passage de nombreux prédateurs, renards et autres  petits mordants. Et oui, si l’on concentre le gibier, cela aiguise les appétits !

En l’air, buses et faucons planent sans relâche, les busards volent en rase-mottes à un mètre de haut.

Concernant les carabes, j’ai détaillé le contenu des piégeages de ceux-ci pour un travail de fin d’études sur les Beetle banks à Strée, aucun rôle en lutte biologique, les espèces à 90% sont des carabes granivores.  A moins d’envisager qu’ils puissent remplacer un herbicide bien connu, aucune utilité !

Les carabes  « carnassiers » sont plutôt hôte des pieds de haies, ou des lisières forestières.

Les « beetle banks » sont utiles pour les nids de guêpes sociales, qui ont leurs nids enterrés, grosses prédatrices de larves, chenilles, mouches durant l’élevage de leur couvain, une donnée trop peu connue.
Les araignées tendent leurs toiles entre les graminées, d’autres sans toile chassent au sol. Des escargots aux couleurs variées grimpent sur les grandes graminées.

Grosse pullulation de rongeurs, quelques terriers de lapin.
En ados du dernier sillon de la charrue, nombreux nids enterrés d’Hyménoptères, guêpes ou abeilles solitaires, des données jamais prises en considération lors de l’appréciation de l’utilité de ces bandes.

A Oleye, les crêtes de talus semi boisés  abritent le gibier, les bordures de champs non labourées mais aussi les lisières touffues. Il se dissimule dans les maïs durant le jour. Abri très fréquenté, les talus herbeux des voies de chemin de fer.

Paradoxe, les chasseurs traquent mordants, renards et corneilles puis dénoncent la concurrence entre faisans/perdrix, lapins/lièvres.

Les corneilles limitent les couvées de faisans avant et après éclosion surtout si le coq ne crée pas de diversion !
Il paraît aussi que leur action n’est pas négligeable sur les lapereaux qui pullulent en certains endroits !

Dans une plaine où la faune est équilibrée entre prédateur et proie, chacun trouve sa place, mais cette vision semble inaccessible aux gardes privés !

Détruire les corneilles et les renards, c’est empêcher non seulement la limitation des pullulations de certaines espèces du petit gibier, mais aussi le travail de charognards, la pullulation des lapins se traduit souvent par de soudaines épidémies de myxomatose et les charognards détruisent les cadavres limitant la contagion!
J’en profite pour dénoncer le piégeage des corneilles, enfermées parfois un mois dans un une cage, où elles se blessent sans relâche. Cette pratique d’un autre âge doit disparaître : inefficace, les populations se rééquilibrent de proche en proche. Les effaroucheurs à explosion bien réglés sont suffisants. La loi, chez nous implique la destruction journalière des captures, ce qui n’est pas appliqué ! Si la réduction locale des populations s’avère nécessaire, alors le tir me semble moins cruel.

Les  agrainoirs, c’est aussi augmenter la concentration du gibier en un point, et multiplier les risques de contamination, et le parasitisme, c’est bien connu pour le grand gibier.
Désormais, on disperse les grains de loin en loin dans les coupes feu et les chemins par un tracteur semoir.

Rien ne remplacera jamais une gestion raisonnée des milieux semi-naturels adjacents !
La perdrix est menacée  notamment cette année par des printemps chahutés. Si nos espaces semi-naturels sont systématiquement arasés, traités contre orties, ronces : où s’abriter, dans les moutardes avant qu’elles ne gèlent ou ne soient arrosées d’herbicides ?

Et pour l’esprit, certaines méthodes proposées me semblent plutôt tenir de l’élevage extensif que de la protection de la petite faune !
Curieusement, les aménagements sont parfois favorables aux indésirables ou aux inattendus bien utiles !

Camille Thirion



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