Bienvenue sur le forum de Camille Thirion
21 Septembre 2017 à 06:09:06 *
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Nouvelles: Nouveau forum CTHIRION installé !
 
   Accueil   Aide Rechercher Identifiez-vous Inscrivez-vous  
Pages: [1]
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Et si nous regardions Oleye autrement!  (Lu 830 fois)
admin
Administrateur
Membre Héroïque
*****
Messages: 710


Voir le profil
« le: 18 Octobre 2016 à 18:49:49 »


Pourquoi ce petit article ?
 
Trois années d’observations quotidiennes m’ont permis de voir ce coin de Hesbaye  sous un autre jour. Des observations, des déductions, et rien d’autre !
Pas de copié/collé de ce qui s’écrit partout, parfois sans fondements !
Je ne suis d’aucun bord, ni celui des riverains, ni celui du monde rural.

Mon histoire

Et pour que le lecteur me comprenne bien, un petit bout de ma vie : J’ai dû quitter ma vie professionnelle à cinquante ans, intolérance au pesticides dans les collections d’insectes de ma fac.
Ensuite, vers 1996, ma maison perd la moitié de sa valeur, et oui, l’aéroport  de Bierset, situé à trois kms libère ses « grands oiseaux » au-dessus de mon jardin, adieu les fruits de mon verger de vieilles variétés, adieu les légumes de mon potager sis sur un beau coteau plein sud ! Mes fruits sont zébrés de noir, mes légumes cuits  déposent un enduit noir et huileux sous mes couvercles de marmites. Même les œufs de mes poules sont immangeables.
C’est dire si je peux comprendre les inquiétudes des riverains des plantations et des champs à Oleye!
Horticole de formation, je connais aussi très bien les exigences du monde rural.
En espérant pouvoir rassurer tous ceux que mes mouvements et longues attentes de poste en poste d’observation ont inquiétés au fil de ces trois années!

   
Situons-nous !

   Le plateau d’OLEYE est délimité comme une SGIB entre Lantremange, Heers et Waremme, traduisez un site de grand intérêt biologique. Cela n’implique pas des mesures de protection particulières et c’est bien dommage !
Dédiée au Hamster, à la Caille, aux busards qui illustrent le statut de ce plateau.

Faune

Ce plateau est une ligne de migration très fréquentée par les migrateurs qui s’y reposent au printemps mais aussi halte d’automne pour les oiseaux qui retournent vers le Sud.
Quant aux pesticides et travaux agricoles, nous sommes tout de même face à des cultures intensives : et pourtant, plus de 70 espèces d’oiseaux toujours observées depuis les années 2008.
J’ai redécouvert le Hamster dit d’Europe, en avril 2015, on le croyait disparu depuis 2008.

Parmi les pommiers sous filet, de nombreux papillons de jour s’y précipitent, de nombreuses grives, le gibier à plume y picorent.
Les rapaces y chassent, les lièvres et lapins broutent entre les lignes de pommiers.
De nombreuses hirondelles volent sans relâche au-dessus des filets.
Les coccinelles pullulent, ainsi que de minuscules araignées juvéniles suspendues aux « fils de la vierge » et qui s’accrochent aux brindilles. Les abeilles domestiques, les bourdons mais également les abeilles sauvages butinent les fruitiers ou les pâquerettes, les renoncules, les pissenlits entre les lignes des fruitiers. Des espèces rares, la bécasse des bois, la caille, le pluvier doré….et quelques chevreuils !
Un apiculteur prospère à Rukkelingen-Loon me dit qu’il n’a aucun inconvénient à voisiner les cultures intensives, d’autres déposent leurs ruches dans les plantations alors que l’on lit un peu partout des commentaires alarmants sur la survie des abeilles domestiques et sauvages.
Perspectives

Quid de l’action des pesticides sur eux et sur nous, l’avenir nous le dira ? Qui croire, les lobbys orientent leurs rapports sous l’angle commercial, d’autres en vertu des crédits de recherche à décrocher, ou les papiers « passe-partout » alarmants dont la presse est avide?

La tendance actuelle, si les déprédateurs prolifèrent dans les cultures, est l’usage de moyens biologiques : utilisation de prédateurs, de parasites, d’attractants chimiques sur des pièges pour attraper l’un des  sexes de l’ennemi de la culture et ainsi l’empêcher de se reproduire.

Sachons que 60% des pulvérisations (jusqu’à 65 par an) ne sont pas toxiques. Des pulvérisations d’engrais liquides directement absorbés par le feuillage, réduisent ainsi le gaspillage  d’engrais.
Comme vous prenez des vitamines ou des oligo-éléments, les arbres ont aussi besoin de ses oligo-éléments aussi absorbés par le feuillage, ils renforcent la croissance, la résistance aux maladies.
Il faut aussi savoir que les insectes sont pourvus d’un processus de détoxification très actif, ils s’adaptent ainsi au gré de la sélection naturelle.
Les chercheurs soupçonnent que cette faculté existe chez les animaux supérieurs mais vu la reproduction plus faible, cette évolution est plus lente. Ainsi parmi les cadavres d’animaux récoltés en nature et disséqués à l’Institut vétérinaire, ils ne trouvent pas des doses létales qui auraient pu entraîner la mort  même en cultures intensives.
J’observe aussi  que la dispersion du nuage de pesticides est moindre sous filet.


Autrefois

   Parmi les promeneurs, certains me suggèrent :
Autrefois, les pommes de terre occupaient l’emplacement des fruitiers sous filet. Question pesticides, les produits actuels valent ceux mis sur fruitiers même si les pulvérisations sont plus rares. Le produit de défanage aveuglerait lièvres et lapins.
Finie la bouillie bordelaise dont le cuivre polluait les sols !

Alors plantons du maïs en bordure : les insecticides systémiques mis au moment du semis et qui circulent ensuite dans les tiges sont aussi très dangereux.

Pourquoi n’entoure-t-on pas les plantations de haies ?

A cause du feu bactérien, grand cotonéaster, aubépine sont à proscrire, ils hébergent dans leurs fleurs les spores du feu bactérien.
Mettons des poiriers ou des pommiers sauvages, bon pour la petite faune et les oiseaux : les poiriers sauvages abritent la rouille grillagée très active sur les poiriers en culture mais aussi le feu bactérien. Ces deux fruitiers sont des agents de contamination des principales maladies des fruitiers en culture.
Faudra–t-il aussi les pulvériser ?

Notons aussi que les printemps froids ne favorisent pas les pollinisateurs. La plupart des variétés commerciales sont dites auto-fertiles, se contentant de l’action du vent pour favoriser la dispersion du pollen et produire des fruits mieux noués aux formes harmonieuses, si vous cassez les lignes du vent par des haies, cela réduira son action.
Les haies peuvent aussi modifier le profil de la circulation des eaux en surface et en profondeur. Et oui, pas si simple!



En guise d’humour

Sachez aussi que vous êtes tout au moins autant menacés par les pesticides domestiques de vos maisons. Très abondants, dans les gaines d’aération des conditionnements d’air des lieux publiques où vous les respirez à votre insu, même dans votre resto préféré. Vos poutres, vos matelas sont imprégnés de produits dangereux.
Qui d’entre vous, n’utilisent pas des insecticides domestiques, de l’herbicide….Qui ne mangent pas des pommes ou des poires d’une grande enseigne cultivées à deux pas de chez vous, ou bu une bonne chope dont le grain a mûri près de chez vous ?
Qui acceptera de manger une pomme avec des taches ou véreuse?
Pour le pain, nos céréales ne sont guère panifiables et servent surtout à l’alimentation du bétail.
Ne portons-nous une part de responsabilité  dans ce que nous dénonçons ?

N’oubliez pas que les alarmes profitent à certains : Le monde de la recherche, celui de la presse, les autres médias ! Observons d’abord ce qui nous entoure même dans les zones d’agriculture intensive ou d’arboriculture, restons objectifs!!

Mme Camille THIRION

http://www.cthirion.com

e-mail:camille.thirion@cthirion.eu



« Dernière édition: 18 Octobre 2016 à 18:53:28 par admin » Journalisée
Pages: [1]
  Imprimer  
 
Aller à:  

Propulsé par MySQL Propulsé par PHP Powered by SMF 1.1.13 | SMF © 2006-2008, Simple Machines LLC XHTML 1.0 Transitionnel valide ! CSS valide !