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Auteur Fil de discussion: Natagora : ruches et réserves!  (Lu 3269 fois)
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« le: 16 Juin 2015 à 22:25:41 »

Appel de Natagora : ruches et réserves naturelles

Encore un faux débat ? Lisez attentivement ce qui suit !


Mise en garde! SB  3.07.2015

L’association Natagora a envoyé un avis aux gestionnaires de réserves, selon lequel l’introduction de ruches de l’abeille domestique dans les réserves naturelles ou les espaces sensibles entraîne des risques (je résume): une compétition avec les abeilles sauvages pour la nourriture; des transmissions de maladies contagieuses vers les espèces sauvages indigènes; une perturbation de la reproduction des plantes et une modification de la composition des communautés végétales…
Il me paraît utile de souligner que les abeilles domestiques n’ont pas le même mode de communication, les messagères orientent les ouvrières vers des plantes fleuries en de grandes surfaces, souvent d’une seule espèce ou d’une seule couleur. Les abeilles sauvages sont plus inféodées à des familles, genres ou espèces botaniques. Ce propos n’exclut pas que des abeilles domestiques isolées, butinent çà et là des plantes autres que celles de grandes surfaces! Les autres arguments me laissent incrédule. Contactés, des apiculteurs belges ne comprennent pas ces allégations. Je ne constate pas cela non plus sur le terrain, même en présence de ruches voisines. Les nouvelles pistes de recherche ou de sensibilisation vont fleurir, vu la réduction des sources de financement, prudence!
Lors de mes visites de terrain, combien de fois entends-je : « Vous y croyez vous à toutes ces alarmes?» Toutes ces alarmes sont répercutées et amplifiées par des médias qui n’y pigent rien. Même les militants de la Conservation de la Nature sont perdus parmi les arcanes de ces enjeux.

Camille


 Message transféré ----------
De : harrymardulyn harry.mardulyn@natagora.be [natagora] <natagora@yahoogroupes.fr>
Date : 2 juin 2015 16:14
Objet : [natagora] Fwd: Coexistence entre l'abeille domestique et les abeilles sauvages
À : Natagora <natagora@yahoogroupes.fr>, natagora ardenne orientale <natagora_ardenne_orientale@yahoogroupes.fr>

Bonjour,
Une étude interpellante sur les risques d’introduction de ruches d’abeilles domestiques dans les réserves naturelles !
Si on n’a pas trop de temps, ci-dessous la conclusion pour les gestionnaires de réserves :
RÉSUMÉ POUR LES GESTIONNAIRES! !
L’introduction de ruches de l’abeille domestique (Apis mellifera) dans les réserves naturelles ou les espaces sensibles entraîne trois types de risques : (i) une compétition avec les abeilles sauvages pour la nourriture (pollen & nectar), (ii) des transmissions de maladies contagieuses vers les espèces sauvages indigènes, et (iii) une modification des patrons de flux de pollen entre plantes pouvant entraîner une perturbation de la reproduction des plantes et une modification de la composition des communautés végétales. Tous ces risques sont avérés par plusieurs études publiées dans des revues scientifiques internationales avec comité de lecture.!
Nous rejoignons le point de vue de nombreux apidologues en France et au-delà de nos frontières qui conseillent d’interdire ou au moins de limiter l’introduction de ruches dans les réserves naturelles et les espaces sensibles afin de préserver les pollinisateurs sauvages les plus vulnérables et la flore associée.!

 
Mon opinion !

Je ne comprends pas cet appel de Natagora!
 
Exemple concret : Chez Missotten,apiculteur progressiste un bon hectare planté d’essences exotiques à floraison tardive mais aussi des mellifères plus classiques, un photographe attaché à l’univ de Hasselt vient photographier les abeilles sauvages qui y abondent à côté du rucher professionnel!
L’apiculteur fait remarquer que durant le siècle passé, il y avait beaucoup plus d’apiculteurs et beaucoup plus de ruches et que les abeilles sauvages ne manquaient pas à l’appel, ils font tous deux remarquer que les problèmes de déclin sont liés au manque de plantes sauvages et à la mauvaise gestion des espaces adjacents, les abeilles de ruches ont faim! La reine pond deux mois de plus qu’auparavant, jusqu’à fin octobre et les cadres contiennent des couvains actifs jusqu’après la Toussaint mais tout est rasé sur les espaces adjacents. Un espoir avec le Guizottia abyssinica, culture intermédiaire piège à Nitrates fleurissant de septembre aux gelées et très attractif pour les sauvages à langue courte tardives, les abeilles domestiques et les papillons de jour prêts à hiverner!
 
La gestion raisonnée est meilleure au-delà de la frontière linguistique, et la richesse floristique aussi. Le fauchage tardif ne sert qu’un court temps, favorisant les graminées pourtant utiles à pas mal de papillons de jour mais anéantissant les dicotylées, c’est aussi le constat des botanistes qui ajoutent que certaines plantes ont régulé leur floraison en fonction des fauches (berce).
 
Pour ce qui est des réserves, on voit des patrons floraux se modifier sans raison apparente, ainsi l’arnica peut quitter une réserve d’une année à l’autre sans que les ruches soient en cause, des phénomènes micro climatiques locaux qui abaissent la nappe phréatique suffisent, comment alors estimer l’impact des ruches dans une réserve? Et chacun sait qu’une réserve dans la majorité des cas n’est pas gérée ou mal ou qu’elle évolue au fil du temps modifiant d’elle même son profil au fil du temps.
 
Les apiculteurs flamands et wallons soulignent que ce refus  de faire cohabiter abeilles domestiques et sauvages est un dada des associations naturalistes  depuis plusieurs dizaines d’années et que cette préoccupation « people » leur sert d’abord de vitrine dans la recherche de subsides ou d’audience.
J’ai suivi des lisières ou cohabitent sur les ronciers abeilles sauvages et solitaires sans rivalités.
Par contre sur les Mae plates bandes fleuries, on ne trouve quasi que l’abeille domestique, des bourdons et parfois quelques halictes, attractivité des couleurs sur de longues surfaces peut-être en cause?
 
Cet appel de Natagora ne concorde pas avec la communication et le mode de recherches de plantes mellifères :
 
L’abeille domestique communique grâce aux messagères qui les orientent vers de grandes surfaces monocultures ou monochromes.
Ce qui ne les empêche de butiner de çà de là d’autres plantes au hasard du trajet.
 
L’abeille sauvage, inféodée à une espèce, un genre, ou une famille de plantes est beaucoup plus éclectique et butine dans un rayon limité autour du nid, celui-ci exige des conditions d’installation très spécifiques donc si elles butinent dans une réserve, elles ne feront pas des kms pour rechercher les mellifères  qui les intéressent et ne subiront pas la compétition de manière alarmante!
 
Quel intérêt pour un apiculteur de poser des ruches dans une zone de plantes variées, je veux encore bien pour les zones à Ericacées sinon?
Les abeilles domestiquent sont moins éclectiques (on peut ne pas généraliser) quant au choix des plantes butinées à condition qu’elles y soient en grand nombre!
 
Pour la transmission des maladies, ou parasites, à part des acariens spécifiques sur abeilles sauvages, c’est oublier la relation étroite qui lie hôte et parasite, et je ne vois guère d’échanges possibles entre abeilles sauvages et domestiques, le risque est nul! On signale dans la littérature que les abeilles domestiques qui lèchent le miellat des pucerons ou la propolis sur pins se verraient contaminées par cette voie par des virus mais je n’ai pas lu que cette contamination pouvait être interspécifique.
 
Si risque il y avait, les abeilles des deux groupes se côtoient partout, ce n’est pas particulier aux réserves!

Remarquons que Natagora prône les inventaires par photo, or pour les hyménoptères, c’est quasi impossible même pour les experts trop peu nombreux, mobilisés qu’ils sont pour Natura 2000!
Dans ce cas, comment à nouveau estimer l’impact de l’introduction des ruches dans les réserves ?

Pour le patron floral,j'ai vu disparaître des Arnica,plusieurs ares,dans une réserve en une année, abaissement de la nappe phréatique, allons-nous incriminer les abeilles de ruches?

Faux débat : La voie à suivre, gérons de manière raisonnée les espaces adjacents dans le temps et dans l’espace et assurons le suivi des mesures et leur estimation !



Camille THIRION

« Dernière édition: 29 Août 2016 à 18:33:27 par admin » Journalisée
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