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Auteur Fil de discussion: Aménagement autoroutier  (Lu 2889 fois)
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« le: 14 Août 2013 à 17:23:27 »

D'après un envoi Choc Nature!

Une étude sur les aménagements pour protéger la faune en bord de routes a été menée. Les chantiers sont là, l’étude est passée à la trappe.

Si les automobilistes se réjouissent de l’avancement des travaux sur le réseau routier, les chantiers en cours sur les autoroutes et grands axes wallons font grincer les dents des défenseurs de la nature. En particulier à la LRBPO (Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux) où on digère mal que le ministre Di Antonio (cdH), en charge des travaux publics mais aussi de la nature, n’ait tenu aucun compte d’une étude sur l’impact du trafic routier sur la faune sauvage. Un important travail d’analyse et de propositions d’aménagements pourtant mené à l’époque en collaboration avec Benoît Lutgen, son prédécesseur au ministère et aujourd’hui président de son parti.
«On a déjà essayé de relancer le ministre Di Antonio plusieurs fois, jusqu’à fin 2012, mais visiblement cela ne l’intéresse pas», dit Ludivine Janssens.
La chargée de mission à la LRBPO regrette d’autant plus la situation que des réunions avaient déjà eu lieu avec la Direction régionale des routes, que des réponses techniques avaient été présentées et leur coût estimé et loin d’être forcément inabordables. Conserver ou aménager des plantations à hautes tiges en bordure d’autoroute pour rehausser le vol des rapaces nocturnes et laisser des passages ouverts sur les bermes centrales autoroutières pour les mammifères en sont deux exemples. «Mais il est maintenant bien trop tard pour faire quelque chose car les travaux sont déjà bien entamés, dit Ludivine Janssens. Et quand on voit les travaux sur la E42 par exemple, c’est même tout le contraire qui se fait…»
Pour les défenseurs de la nature, c’est là une occasion manquée qui ne se représentera pas de sitôt et qui aurait permis d’avoir une réflexion à l’échelle régionale pour limiter une véritable hécatombe annuelle.
Car du chevreuil à l’écureuil en passant par le renard, le blaireau, la buse ou le hérisson, on estime que chaque année quatre millions d’animaux sauvages sont tués sur les routes belges. L’estimation du nombre de spécimens blessés (parfois mortellement) est, elle plus élevée encore. Et si, selon l’étude réalisée par la LRBPO, «il semble que la mortalité par collision ne représente qu’une faible proportion (1 à 4 %) de la mortalité des espèces courantes (rongeurs, lapins, renards, moineaux, merles, etc.», ce n’est pas toujours le cas. Selon les espèces et les zones géographiques, la mortalité animale causée par la circulation est bien plus importante. En Flandre par exemple, on estime que plus de 40 % de la population des blaireaux sont tués chaque année sur les routes. Une vraie menace pour l’espèce au nord du pays.
Le nord du pays où le ministère régional de l’environnement et Natuurpunt (le pendant flamand de Natagora) ont aussi mené une vaste campagne de recensement des lieux accidentogènes pour les animaux sauvages – «Dieren onder de wielen» (Animaux sous les roues) – dont les résultats et recommandations sont, là, intégrés dans la politique des travaux routiers.
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