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Auteur Fil de discussion: Désert biologique  (Lu 1767 fois)
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« le: 06 Août 2013 à 21:07:33 »

Désert biologique ! (sous presse)

   D’ordinaire, je trouve fort alarmistes ceux qui comparent la Hesbaye à un désert biologique. Je visite divers coins depuis des années et je parviens toujours à y voir quelques bestioles intéressantes même si je déplore souvent la destruction ou la gestion débridée des sites naturalisés  avoisinant les cultures intensives bordées d’inutiles MAE.

Ce dimanche, je m’en vais voir le Fond de Villeroux (Rosoux-Crenwick), une excursion en compagnie d’amis de la section Hesbaye-Meuse, un guide responsable du Contrat rivière Meuse aval nous commente le site.
En quittant mon véhicule, l’ambiance me paraît suspecte, il flotte une odeur forte de pesticides qui me rappellent les pyréthrinoides. Tout près, une station d’épuration filtre les eaux usées du voisinage, aurait-on traité contre les mouches ?
Sur les bords de ce fond de vallée humide, de nombreux plantations fruitières, seraient-elles à l’origine de ces odeurs, mes yeux piquent, mes lèvres aussi !
La balade dure deux  heures, tous les rus, affluents de la Lange Beek, de la Muhle puis du Geer sont à sec, le guide nous explique que malgré un lagunage voisin, le pompage des eaux destinées aux conserveries assèchent les nappes phréatiques durant l’été.

Je marche lentement, de branches mortes en souches, de plante en plante, aucun insecte hormis des mouches saprophages, celles qui mangent les matières en décomposition, quelques taons élevés dans les mares creusées, quelques libellules et demoiselles et rien d’autre !
Aucun oiseau, aucun chant ne résonne.

Pas un carabe ne court au sol, pas une bestiole sur les bancs d’ortie qui peuvent pourtant attirer jusqu’à 65 familles d’insectes.
J’ai pris pas mal de retard sur le groupe quand se pointe un échevin qui me croyait égarée, je lui confie mes impressions…..ben oui mais que faire me dit-il ?
Pendant le verre de l’amitié, je fais un petit rapport à l’assistance.
Force est de constater que les pesticides généralistes détruisent tout et à grande distance de leur dispersion.
J’ai toujours espéré un compromis entre le socio-économique et la Nature, je venais là-bas pour découvrir un refuge, très localisé peut-être, pour la biodiversité, amertume !

En comparaison, pourtant en bordure de la ville de Waremme et des cultures céréalières ou betteravières, la semaine dernière à Grand-Axhe, le long du Geer dans la zone humide, j’avais, en compagnie d’étudiants faisant des relevés pour un travail de fin d’études, connu des rencontres entomologiques et ornithologiques variées.
Il apparaît donc que dans la notion de cultures intensives, celles-ci ne semblent pas toutes avoir le même impact sur la biodiversité !

Camille

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