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Auteur Fil de discussion: C.R. CEL -Cercle entomologistes liégeois  (Lu 4173 fois)
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« le: 28 Août 2013 à 11:38:59 »

 CE RC L E D E S ENTOMO LOG I S T E S LI ÉGE O I S 
F o n d é e n 1 8 9 5
I N S T I T U T D E Z O O L O G I E L i è g e , l e
2 2 , Q u a i V a n B e n e d e n
4 0 2 0 L i è g e
B E L G I Q U E ____________
 : cerclecel@gmail.com
3. Communications :
Alain Monfort présente une étude de Pearson et Cassola (2007) sur la conservation de la biodiversité (Are
we doomed to repeat history ?... In Journal of Insects Conservation).
Cette étude reprend l’histoire de l’entomologie et montre que les amateurs sont les premiers à s’occuper
de la systématique des insectes. Ensuite, ces derniers s’attaquent aux répartitions zoogéographiques.
Ensuite, début 1900, les professionnels apparaissent et s’accaparent le côté systématique. Jean Fagot
rappelle qu’il y avait également des amateurs éclairés à cette époque qui était connu mondialement
comme étant les seuls à être capables de déterminer certains genres. Suite à la prise en main de la
systématique par des universitaires, des théories complexes à base de modèles mathématiques se
développent et les amateurs abandonnent peu à peu des études systématiques jugées devenues trop
complexes. En effet, la « Science » se complexifie et il faut donc faire appel à des personnes d’horizons
variés afin de traiter les résultats. A l’heure actuelle, les organismes décisionnaires de protection de la
nature sont les ONG et les politiques qui comptent très peu de personnes qualifiées en entomologie par
exemple. Aux États-Unis, dans le cas des cicindèles, on voit apparaître la protection d’espèces disparues,
mal déterminées ou non présentes dans les zones données. Ceci montre le manque de personnes
(amateurs en l’occurrence) ayant une réelle expertise dans le domaine et qui ne sont plus sollicitées dans
les processus décisionnels.
Jean fagot demande à Alain Monfort de faire une communication sur l’article dont il parle. Il souligne
également qu’à l’heure actuelle, une grande partie des personnes faisant de l’entomologie ne prend plus
que des photos des insectes. Chaque personne conserve ses données sur son propre ordinateur. Il y a un
cruel manque de communication de ces données et de plus, on est jamais certain des déterminations. On
se retrouve donc avec des organismes décisionnels qui ont un manque de données pour prendre leurs
décisions.
Alain Monfort et Jean Fagot exposent diverses aberrations de la loi belge protégeant certains insectes en
Belgique étant, par exemple, en limite d’aire de répartition. Est-ce encore utile ? Que pouvons-nous faire
pour influencer les décisions de gestion ? La place importante de l’entomologiste amateur est de nouveau
mise en évidence. En effet, à l’heure actuelle, les professionnels de l’entomologie ne s’occupent plus
d’inventaires de terrain ou de systématique et donc il existe un manque cruel de données de terrain.
D’une manière générale, la discussion porte sur le manque de professionnels (profs d’universités, etc…)
dans les cercles d’entomologistes par exemple. En effet, même à l’ULg, dans un institut de Zoologie, les
cours ne portent plus sur les insectes et plus aucun représentant de l’ULg n’est présent au CEL depuis Mr
Jeuniaux.
Jean Fagot signale que Pierre Rasmont avait sorti une publication déterminant le coût d’un insecte en
collection en comptant le prix du matériel, des voyages, etc.… Cet article montre l’implication qu’il faut, à
l’heure actuelle, à un amateur pour faire de l’entomologie sans financement aucun.


Que fait-on au sein du CSWCN pour favoriser l'essor des jeunes, paniqués qu'ils sont par les formulaires à remplir, les dérogations multiples, les empêcheurs de circuler avec un filet ou hors des sentiers.
Empêchés de plus en plus de récolter, la photo devient le seul outil moralement acceptable des inventaires!
De plus en plus de gens donnent leur avis sur la manière de recenser les espèces et leur niveau d'expertise ne les autorise pas. et même si ils sont spécialisés dans des groupes étendards libellules, longicornes, carabes, papillons.....quand il me disent c'est Gomphus untel à 30 m avec des jumelles....Cela ne passe pas chez moi!
De plus en plus la délivrance des autorisations est dans la main d'experts qui n'ont jamais fait d'entomologie approfondie, écologistes, environnementalistes, limités à des études de groupes étendards, ils n'ont pas même conscience de la difficulté de certains groupes.
Il est de nombreux botanistes à se plaindre des mêmes difficultés d'approche!
La tendance est de cadenasser les vrais experts, les amateurs doivent remettre des rapports complets de leur observations, tant en bota, qu'en zoolo tandis que l'apport des pros n'apparaît nulle part!
Pire, l'utilisation des données fournies sans certification  : je n'obtiens nulle part des garanties à ce sujet!
En plus, je constate que des fournisseurs d'info photo sur les sites d'observations et que je remets avec mes modestes connaissances de certains groupes" sur les rails", se trouvent un jour engagés dans des inventaires officiels type Natura 2000 ou autres!
On est vraiment mal barré et si certains obtiennent des autorisations aisément, ils n'ont la délicatesse de "renvoyer l'ascenseur pour les néophytes"!

Camille

« Dernière édition: 09 Février 2016 à 16:33:13 par admin » Journalisée
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