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Auteur Fil de discussion: Une attitude courageuse "pavé dans la mare"  (Lu 3064 fois)
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« le: 17 Mars 2009 à 16:04:00 »

    Je vous livre une page courageuse de Benoït VANHEE, un ami
français choqué par la non reconnaissance des naturalistes,des entomologistes et de leurs apports!

Cet extrait fait partie d'une lettre qu'il a envoyée à la sénatrice chargée des problèmes de biodiversité après la réunion du Grenelle! Avril 2008

Admin Mis à part, les dénominations des organismes ou les noms des niveaux de diplômes, j'y trouve une certaine ressemblance avec notre pays!

La biodiversité : une affaire de « non-connaisseurs » ?
 
Au Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, la Direction de la Nature et des Paysages est en charge de l’organisation de la connaissance du riche patrimoine naturel de la France, l’un des plus riches d’Europe.
C’est un défi de trouver des naturalistes professionnels aux postes clés dans ce service. Comme pour l’ensemble du Ministère, les cadres de ce service sont issus essentiellement de formations dans l’équipement, l’agriculture, la juridiction ou l’administration.
Ce même symptôme de manque de connaissances naturalistes se retrouve à des degrés divers dans l’ensemble des services décentralisés (Parcs Nationaux, DIREN, DDAF, ONF, Agences de l’eau), des collectivités locales (Parcs Naturels Régionaux, Conseils Généraux, Communautés de Communes) ou des délégataires de services (Bureaux d’études, concessionnaires eau potable, …).

Pas de travail, que des stages

Lorsqu’une des structures nommées ci-dessus a besoin d’un diagnostic sur la biodiversité d’un site ou besoin d’une mission sur un problème de préservation d’une entité à haute valeur patrimoniale, ils font appel à une université, à une association militante universitaire ou directement à un « stagiaire » issu de ces mêmes universités.
Les universités et les associations à but non lucratif fonctionnent grâce à des finances publiques et gèrent des budgets qui n’intègrent pas de financement de salaires normaux.
Pour contourner cette difficulté, l’employé nécessaire à l’activité demandée est dans la plupart des cas un étudiant stagiaire, qui dans le cadre de ses études doit effectuer une « sensibilisation » au monde du travail.

Quelques exemples peuvent illustrer mes propos :
• En 1995, des relevés IBGN (Indice Biologique Global Normalisé), qui évaluent la qualité de l’eau de surface en fonction de la richesse faunistique en arthropodes qu’elle recèle, sont confiés sous contrat au laboratoire d’écologie aquatique de Toulouse qui prend des étudiants-stagiaires de troisième cycle pour la validation d’un Diplôme d’Etudes Supérieures de l’Université (DESU). Ces stages sont non rémunérés et le diplôme n’a pas de reconnaissance nationale. La rémunération du contrat permet au laboratoire d’améliorer son équipement et ses moyens de travail, et au commanditaire de sous-évaluer le coût de la prestation en raison de l’absence de coût salarial, les universitaires étant des fonctionnaires à charge de l’état.
• Actuellement, la modernisation des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique (ZNIEFF) répond au même principe : la DIREN confie la quête des données à des associations ou des structures publiques : pour le Nord, il s’agit du Groupement des Ornithologistes et Naturalistes du Nord (GON), la Société Mycologique du Nord, et le Centre Phyto-sociologique de Bailleul. Ces structures font appel à des bénévoles ou des stagiaires pour la réalisation des études.
• L’Office National des Forêts (ONF) et les Conservatoires Régionaux des Espaces Naturels (CREN) font appel à des stagiaires pour effectuer des relevés pour la requalification des zones d’étude, généralement sans encadrement compétent, comptant sur l’université pour valider la qualité des prestations demandées.
La pratique du stage « naturaliste » est une pratique scandaleuse qui n’apporte rien : initialement prévue pour former des jeunes à un emploi, elle s’est vite avérée un moyen peu coûteux d’effectuer des travaux. La plupart des stagiaires naturalistes vous le diront : il n’y a pas d’encadrement ou les encadrant lorsqu’ils existent sont parfois incompétents dans la connaissance de la Flore et la Faune.
Certains commanditaires des études peuvent ainsi soumettre des appels d’offre d’études à faible coût pour de faux bureaux d’étude en évacuant le coût de la main-d’œuvre, le stagiaire étant souvent gratifié d’un dédommagement ne dépassant pas le tiers du SMIC.
L’utilisation de stagiaires non salariés provoque une baisse très nette des prix des prestations vers le bas, une concurrence déloyale pour les Bureaux d’études qui emploient des salariés, une dévalorisation du métier d’ingénieur naturaliste, et surtout une qualité de travail nettement inférieure au résultat attendu, sans parler de la perte de motivation des jeunes naturalistes qui ont été exploités sans chance d’être formés à un emploi.
C’est la raison principale pour laquelle, comme vous l’avez souligné lors du Grenelle de l’environnement, on ne dispose pas d’indicateurs sérieux permettant de cartographier la richesse de nos régions.
Sur les Forums de recherche d’emploi, réseau TEE, forum « monde des insectes », forum de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) ou de la Maison Régionale de l’Environnement et de la Solidarité (MRES), plus de 80% des propositions sont des stages.
Voici un exemple d’emploi déguisé sous forme de stage que l’on trouve en grand nombre sur les forums spécialisés :
Stagiaire F/H Plan de gestion tourbière intérêt régional - 6 mois - Locarn (22).

Date de début du contrat : 01/03/2008
Date limite de réponse : 30/01/2008

DESCRIPTION DE L'OFFRE
Mise à jour du plan de gestion d'une tourbière d'intérêt régional de 100 hectares.

Durant l'année 2008, l'association souhaite à partir du précédent plan de gestion réaliser une évaluation et proposer de nouvelles orientations de gestion conservatoires du site.
Le nouveau plan de gestion doit intégrer l'ensemble des acteurs en les associant à la démarche d'élaboration.

DESCRIPTION DE LA MISSION
- Récolte des données bibliographiques.
- Analyse des données historiques du site.
- Inventaire de terrain (coordination des bénévoles et réalisation de certains inventaires en partenariat avec les acteurs locaux).

PROFIL CANDIDAT-E
- Connaissance du fonctionnement des zones humides (écologie et hydrologie).
- Goût à communiquer avec l'ensemble des acteurs : chasseurs, éleveurs, naturalistes, élus...
- Capacité à travailler en autonomie et goût du terrain.
- Capacité rédactionnelle et maniement du SIG (Arc GIS).
- Niveau d'études : BAC+5

CONDITIONS DE TRAVAIL
- Localisation : local de l'association à Locarn (22).
- Moyen : bibliographie, bureau, Internet...
- Déplacements : les frais de déplacements sont indemnisés à hauteur de 0,4€ du Km.
- Indemnisation mensuelle à hauteur de 30% du SMIC.
- Durée de la mission : 6 mois

Des indicateurs non appropriés

Les Sciences Naturelles sont des sciences empiriques. On ne peut prévoir les phénomènes d’usure de la biodiversité avec une certitude de 100%. Seules les constats sur le terrain permettent au spécialiste d’émettre des hypothèses à partir desquelles le décideur envisagera un aménagement adéquat.
Le choix des indicateurs permettant d’évaluer la qualité est extrêmement subjectif, et dépend plus de la compétence des recenseurs de la biodiversité que de la réalité de terrain.
Deux constatations principales permettent de mettre ce phénomène en évidence :
• Sur la trentaine d’ordres que comprennent l’embranchement des hexapodes, hors milieux aqueux, seuls quatre ordres entrent dans la composition des espèces déterminantes de la valeur d’un milieu : les Papillons, les Libellules, les Orthoptères, et parfois les coléoptères. Pourtant, des articles récents mettent en évidence l’inadéquation de l’utilisation de certains ordres (par exemple, les libellules pour les milieux aqueux), ou l’intérêt d’autres classes pour la qualification en terme de biodiversité des milieux (les collemboles du sol).
• Pour la modernisation des ZNIEFF du Nord Pas-de-Calais, plus de 500 plantes et plus de 500 champignons ont été listés par la centre phyto-sociologique de Bailleul et la Société Mycologique du Nord, tandis que seulement 91 insectes, 17 amphibiens et reptiles, 38 mammifères et 126 oiseaux ont été proposés par le Groupe Ornithologiste du Nord. Cette ventilation du nombre d’indicateurs ne représente pas la richesse patrimoniale par embranchement systématique, mais uniquement les compétences des acteurs en matière de détermination d’espèces.

Une nébuleuse de compétences

La compétence « environnement » de l’état est représentée en province par la DIREN, qui s’appuie sur le Conseil Scientifique Régional du patrimoine Naturel Nord Pas-de-Calais pour les prises de décision réglementaires au niveau local.
Au niveau des collectivités locales, si la répartition des compétences en matière de déchets, qualité des eaux et qualité de l’air sont clairement énoncées, la compétence en matière de protection de la biodiversité n’est pas clairement établie.
Si le Conseil Général est compétent en matière de droit de préemption et d’aménagement au titre des espaces naturels sensibles, il apparaît clairement que ce droit de préemption est réduit, dans le département du Nord, à des zones non constructibles dans les Périmètres des Plans de Prévention des Risques (PPRInnodation et PPRTechnologique).
Par le projet d’aménagement, il est intéressant de voir la sensibilité naturaliste du chargé de mission de la collectivité locale, souvent un ornithologiste, qui favorisera les grands plans d’eau favorables à l’avifaune.
Pour les zones constructibles, ce sont les Communautés de Communes, à l’aide des Plans Locaux d’Urbanisme, qui définissent les sites non constructible pour leurs valeurs écologiques (zones NE : Naturelle de protection des milieux écologiquement sensibles) ou agricoles (zones A).
Ces communautés de communes sont sous contrôle d’élus locaux dont la fibre écologique est souvent d’ordre pragmatique, favorisant l’aménagement de ces espaces pour des activités de loisir plutôt que des sanctuaires de biodiversité. Les diagnostics de biodiversité ne sont donc pas prioritaires, la découverte d’une espèce en annexe II de la directive habitat n’est pas un argument pour le classement d’une zone en site Natura 2000, ces élus locaux souffrant de la pression des électeurs de proximité qui ne sont pas favorable à la sanctuarisation des milieux. Les bureaux d’études, missionnés pour les aménagements à effectuer, vont accentuer l’intérêt du volet paysager à l’aide d’architectes paysagers sur le volet des relevés Faune-Flore. Il est intéressant de consulter les documents de Déclaration d’Utilité Publique ou les volets biodiversité des Dossier Loi sur l’Eau pour des aménagements de loisirs pour se faire une opinion de l’importance accordée à la biodiversité.
Le rejet des propositions de la directive Cadre Sol par la France n’est pas uniquement motivé par la protection de l’agriculture conventionnelle. Contrairement aux pays anglo-saxons, nous manquons cruellement de connaissances et de savoir-faire dans le domaine du diagnostic environnemental. Si l’Allemagne, modèle en matière de diagnostic environnement, favorise la création de bureaux d’étude spécialisés dans la biodiversité du sol, la France ne possède aucune structure avec des moyens suffisants capables de répondre à l’appel d’offre du recensement de la vie dans le sol. La faute à qui ? A l’état ? Aux Collectivités Locales ? A personne, si ce n’est que toute création d’un bureau d’étude spécialisé dans l’analyse de la biodiversité est voué à l’échec à cause des éléments exposés plus haut. Tant que la responsabilité ne sera pas clairement énoncée, la protection de la biodiversité sera encore de l’ordre du lobbying et de l’opinion politique.
Il faut que des naturalistes se retrouvent dans des postes de cadre de l’administration.

La nécessité de créer un statut
Actuellement, n’importe qui peut se proclamer Naturaliste sans formation appropriée. Il suffit d’observer les oiseaux pour se proclamer Ornithologiste, de déterminer des espèces d’insectes en observant des Photos pour se proclamer Entomologiste, voire de pratiquer la chasse pour se proclamer Mammalogiste. Si cette dernière citation prête à sourire, nous rappellerons que les principaux objectifs des « Orientations Régionales de Gestion et de Conservation de la Faune sauvage et de ses Habitats (ORGFH) » sont fixés par un comité de suivi où les fédérations de chasseurs, les groupements de louveterie et les organisations agricoles sont majoritaires.
Hors, le naturaliste professionnel possède une vision plus objective que les exploitants de la biodiversité, n’étant pas soumis aux règles de la consommation, et maîtrisant une connaissance plus profonde des règles de l’écologie naturelle. Issu du milieu universitaire, il maîtrise la connaissance des milieux et peut interpréter des observations sans le biais de ses impressions.
L’exemple des amphibiens est un exemple très concret :
Les spécialistes alertent l’opinion publique sur la disparition de certaines espèces classées comme vulnérables. Certains exploitants agricoles et certains consommateurs de grenouilles remettent en cause ces hypothèses en mettant en avant la connaissance de sites où des spécimens des espèces en question pullulent. Les plus anciens des ces mêmes catégories d’acteurs corroborent toutefois que les populations étaient plus denses auparavant. En vérité, ces populations de nombreux individus sont liés aux phénomènes d’épisodes de migration des amphibiens dont le but ultime est d’empêcher la consanguinité. Lors de ces épisodes de migration, la mortalité sur les voies de circulation automobile est extrêmement importante. A cela s’ajoutent des épisodes de sécheresse précoce peut-être dus au réchauffement climatique, qui provoquent la dessiccation des pièces d’eau dans lesquels certains amphibiens ont pondu. Cela est un exemple simple et concret où la connaissance naturaliste est une compétence permettant de contredire certaines opinions non basées sur un savoir objectif.
Mais actuellement les « naturalistes » sont de jeunes stagiaires non rémunérés et non encadrés, souvent inexpérimentés (souvent l’expérience les pousse à quitter cet objectif professionnel). Rien n’oblige les structures qui les utilisent de répondre à une réglementation et des protocoles conventionnels.
Dans d’autres domaines d’activité, comme l’architecture paysagère, l’hydrogéologie, les études foncières, l’analyse de polluants, les activités 3D (Désinfection – Dératisation - Désinsectisation), les acteurs bénéficient d’un statut qui définit leur savoir-faire : architecte Diplômé Par Le Gouvernement (DPLG), hydrogéologue-expert, géomètre-expert, agrément des laboratoires d’analyse de l’eau, entreprises titulaires d’un certificat de capacité.
Il n’existe rien de semblable pour les ingénieurs naturalistes, ce qui permet à n’importe qui de faire n’importe quoi.
Si on veut s’engager dans une réelle politique de préservation de la biodiversité, il faut préalablement fixer un cadre dans lequel des professionnels reconnus par les pouvoirs publics peuvent évoluer :
• Initialement, comme pour les certificats de capacité, fixer un minimum de connaissances que ces acteurs doivent maîtriser :
o connaissance des espèces protégées par la réglementation
o connaissance de la législation en matière de préservation
o connaissance des espèces à valeur patrimoniale
o connaissance des mesures à mettre en œuvre pour la préservation de la biodiversité.
• Interdiction de proposer à des personnes non qualifiées ou non encadrées par des personnes qualifiées des relevés de terrain pour des mesures de diagnostique, d’incidence ou de plan de gestion.
• Contraindre les structures, association ou entreprise, à l’obtention d’un agrément qui apporte la preuve de sa capacité à répondre à une offre.
• Définir le rôle et les possibilités d’action des différentes structures en fonction de leur raison sociale : association, entreprise, service public.

La création du statut d’ingénieur naturaliste doit être effectuée par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, le Muséum Nationale d’Histoire Naturelle et l’Université. Son effectivité nécessite la création d’un concours qui valide, selon des modalités définis par des experts, le savoir-faire de l’obtenteur. L’obtention du concours donne droit à postuler dans un bureau d’étude ou de créer son bureau d’étude.
L’ingénieur naturaliste peut alors adhérer à une corporation qui fixe les conditions de son travail : tarif des prestations, salaire, protection sociale, mesures techniques, partage du savoir, etc.

Une formation inadaptée

Il n’existe pas une mais plusieurs formations pour un même type de poste. Le schéma de la formation universitaire n’est pas propice à la qualification de ses étudiants. L’ANPE classe les étudiants issus de l’Université dans les « non-qualifiés », mais ici n’a pas lieu un débat sur le rôle de l’Université.
De nombreux Mastère « pro » (anciennement DESS) proposent une formation de « naturalistes ». Peu de naturalistes issus de ces formations peuvent répondre aux emplois proposés ou peuvent accéder aux concours de la fonction publique. Une refonte totale de la formation doit être effectuée, afin d’adapter cette formation à la demande, et éventuellement fixer des quotas, comme dans les universités de médecine, afin d’éviter de trouver sur le marché de la recherche d’emploi un trop grand nombre de diplômés désœuvrés."[/url][/list][/quote]


Benoît VANHEE
« Dernière édition: 17 Mars 2009 à 20:18:20 par admin » Journalisée
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« Répondre #1 le: 17 Mars 2009 à 16:30:10 »

J'avais envoyé mes compliments pour cette initiative!

Voici la réponse, elle rejoint aussi ce que j'ai écrit à propos des observateurs et des entomologistes reconnus à propos des inventaires!

Quelques définitions pour éviter toute confusion ou interprétation abusive :

Professionnel   : en opposition à amateur= qui ne fait pas de l'entomologie sa profession, n'implique pas un niveau de qualité pour les travaux produits!

Amateurisme : qui travaille avec peu d'expertise ou sans rigueur!



Benoît  Vanhée à écrit :

"Merci pour vos encouragements ....
Comme vous le voyez sur des sites d'amateurs, forum entomologique ou autres listes, c'est loin d'être gagné !!!! Les amateurs  (distinguons ici , ne pas mettre tous les amateurs sur le même pied! ) encouragent un système qui dévalorise le travail : ils confondent "torchons et serviettes". L'entomologie est la seule matière ou on passe du professionalisme à l'amateurisme. C'est édifiant ! Quand des personnes comme vous cesseront de travailler, la relève ne sera pas assurée Triste. Je bous à l'idée que des amateurs se prennent pour des professionels parce qu'ils savent utiliser une faune et se posent comme des référents en la matière ! Il est vraiment temps qu'un statut soit édifié par concours .... Moi personnellement,je ne fais plus d'entomologie, ni en amateur et encore moins en professionel. Mais je défends une cause pour que les étudiants brillants ne finissent pas dans l'oubli : j'ai un ami qui a publié dans "Nature" sur une espèce de Fourmi, qu'il connait parfaitement (si "parfaitement" convient à l'humilité d'un entomologiste professionel) la faune des fourmis de la péninsule "Indochine, Thailande, Indonésie" et qui nettoie des sièges chez Airbus à Toulouse ...
Désolé pour le temps de latence de mes réponses mais en ce moment,je suis un peu overbooké et parfois, je fulmine d'avoir l'impression d'être un Don Quichotte du milieu naturaliste. En tout cas votre reconnaissance me va droit au coeur. Et si vous souhaitez que je participe au combat, faites-le moi savoir ..."

Benoît

"C'est fait Benoît, merci!"
 
« Dernière édition: 17 Mars 2009 à 20:19:55 par admin » Journalisée
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