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 le: 02 Mai 2017 à 14:33:51 
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Bonjour Monsieur DOMB,

Je viens d’apprendre la décision du Conseil communal de Nassogne et….je ne m’en réjouis nullement malgré nos échanges antérieurs parfois vifs!


Je ne comprends pas cette approche qui veut que chasse, exploitation forestière et forêt Nature soient incompatibles!

Ayant participé durant de nombreuses années à l’exploration et aux stages de Gembloux aux Epioux, cette forêt magnifique très variée, emprise de chasseurs souvent fortunés recèle toujours des trésors de biodiversité et j’ai appris qu’elle était dans vos visées.

De même l’exploitation forestière florissante n’y est pas en contradiction avec une forêt Nature.

J’ai découvert là-bas que les coupes à blanc étaient une merveille recelant des espèces rares mais aussi très diversifiées :  relais du maillage écologique


Toutes action sur les forêts doit être strictement encadrées!

Mais connaissant l’équipe qui devait « prendre en main" Nassonia, leurs sujets d’études sont fait d’exclusives et c’est « foutu » si l’on envisage un tel projet sous cet angle!

Dire que les épicéas n’ont pas leur place en forêt, j’ai écrit un article sur les pessières d’âge divers et le cortège des espèces qui les fréquentent, de même pour les coupes à blanc.
Dire qu’on ne peut introduire des espèces « exotiques » en vue du changement climatique est une hérésie.

Je sais il y a le contexte administratif, légal, les baux….!

Il y a beaucoup de randonneurs aux Epioux, mises à part les troupes qui débarquent de nombreux cars en chantant des chants nationalistes en marche militaire, je n’y vois pas de mal.
Il faut éviter les travers prônés par le Minsitre Collin, la forêt n’est pas à vendre et ne peut devenir un lunapark ou un parc animalier, encore moins sa vision populiste de la « forêt à et pour tous »!
La forêt toute entière sous contrôle comme la voient les écolos de bureaux, de « trottoirs"  ou de labo n’est pas réaliste mais étriquée.
Si on adjoint le moyen d’y amener des adhérents pour son association, de s’y faire une « place au soleil », ou de se garantir une fin de carrière paisible.

Désolée pour la mise à mal de votre rêve, je suis quelqu’un de désintéressé profondément idéaliste mais réaliste.

Bonne continuation!
Mme Camille THIRION

 Suite à nos derniers échanges, que vous me permettrez de ne  pas mettre en ligne : voici ma dernière réponse :
/b]

Monsieur DOMB si vous recentrer votre projet à la forêt de  St-Michel- Freyr, ne faites pas comme à Mochamps
voisin, le Life "cerf" a fait perdre la moitié de la biodiversité initiale du site!

Un dernier mot : les études dans les forêts « naturelles » ont montré
ceci, ce sont de grosses populations de peu d’espèces bien adaptées pas
nécessairement une biodversité riche.
La forêt de BIO.. En Pologne d’autres au Canada l’on démontré dans maints travaux!

Le Ministre Collin m’inquiète avec son tourisme doux, j’ai caricaturé
volontairement pour le lunapark ou le parc animalier, de même ses projets de vente pour les forêts du Domaine public ou même ses encouragements (regroupement) pour celles du privé, et la vente des maisons forestières point de ralliement de pas mal d'amis de la Nature!

Bon vent!
Camille
Réponse 2/05/2017 à E.DOMB

 2 
 le: 11 Février 2017 à 12:56:49 
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Exetastes

cf. Ichneumonidae : Forum du Monde des insectes
Citation
Message  par Yves 50 » mardi 8 août 2017, 15:51

Comment hésiter avec une aréole ainsi pétiolée!

Ah Paskal!

Un Banchinae du genre Exetastes




Cerceris rybyensis M] Guêpe avec le céphalothorax noir

Citation
Message  par Montois » vendredi 16 juin 2017, 14:33/b]

Forum du Monde des insectes!

Et personne n'a relevé le mot!

Cephalothorax est réservé aux Arthropodes Crustacés et Araignées.... =fusion de la tête et du thorax!
Jamais chez les insectes!

Montois, j'ose espérer que vous n'êtes pas étudiant ou faisant partie de l'équipe de P.Rasmont sinon gare à la session!



Ichneumon stramentor

Citation
Message  par bernard12 » lundi 27 février 2017, 12:46 forum Monde des insectes

Actuellement Ichneumon stramentor



Amblyteles armatorius

Aucun doute possible pour Amblyteles armatorius avec ses épines propodéales de la femelle!

Forum Monde des insectes, photo Cannelle 57

Bravo Cannelle!


Ichneumon tout rouge : Obtusodonta equitatoria

Forum du monde des insectes!
Ichneumonidae tout rouge

Citation
Message  par Zanskar » jeudi 10 novembre 2016, 16:40
Rappel : Obligation de mention du dt si utilisation ailleurs!

Rareté, bravo pour la découverte!

 3 
 le: 17 Décembre 2016 à 18:04:32 
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Agriculture, chasse, et petite faune

publié avec photos dans le Sillon belge du 2/12/2016, pdf disponible sur demande.


   L’article du SB, 7/10/2016 m’interpelle face à mes observations quotidiennes de ces trois dernières années.

Lors d’un visite en Hesbaye avec des experts MAE de la région wallonne (DGRNE), ceux-ci m’ont fait remarquer les nombreuses « coulées » dans les jeunes céréales longeant les bandes de hautes herbes attestant le passage de nombreux prédateurs, renards et autres  petits mordants. Et oui, si l’on concentre le gibier, cela aiguise les appétits !

En l’air, buses et faucons planent sans relâche, les busards volent en rase-mottes à un mètre de haut.

Concernant les carabes, j’ai détaillé le contenu des piégeages de ceux-ci pour un travail de fin d’études sur les Beetle banks à Strée, aucun rôle en lutte biologique, les espèces à 90% sont des carabes granivores.  A moins d’envisager qu’ils puissent remplacer un herbicide bien connu, aucune utilité !

Les carabes  « carnassiers » sont plutôt hôte des pieds de haies, ou des lisières forestières.

Les « beetle banks » sont utiles pour les nids de guêpes sociales, qui ont leurs nids enterrés, grosses prédatrices de larves, chenilles, mouches durant l’élevage de leur couvain, une donnée trop peu connue.
Les araignées tendent leurs toiles entre les graminées, d’autres sans toile chassent au sol. Des escargots aux couleurs variées grimpent sur les grandes graminées.

Grosse pullulation de rongeurs, quelques terriers de lapin.
En ados du dernier sillon de la charrue, nombreux nids enterrés d’Hyménoptères, guêpes ou abeilles solitaires, des données jamais prises en considération lors de l’appréciation de l’utilité de ces bandes.

A Oleye, les crêtes de talus semi boisés  abritent le gibier, les bordures de champs non labourées mais aussi les lisières touffues. Il se dissimule dans les maïs durant le jour. Abri très fréquenté, les talus herbeux des voies de chemin de fer.

Paradoxe, les chasseurs traquent mordants, renards et corneilles puis dénoncent la concurrence entre faisans/perdrix, lapins/lièvres.

Les corneilles limitent les couvées de faisans avant et après éclosion surtout si le coq ne crée pas de diversion !
Il paraît aussi que leur action n’est pas négligeable sur les lapereaux qui pullulent en certains endroits !

Dans une plaine où la faune est équilibrée entre prédateur et proie, chacun trouve sa place, mais cette vision semble inaccessible aux gardes privés !

Détruire les corneilles et les renards, c’est empêcher non seulement la limitation des pullulations de certaines espèces du petit gibier, mais aussi le travail de charognards, la pullulation des lapins se traduit souvent par de soudaines épidémies de myxomatose et les charognards détruisent les cadavres limitant la contagion!
J’en profite pour dénoncer le piégeage des corneilles, enfermées parfois un mois dans un une cage, où elles se blessent sans relâche. Cette pratique d’un autre âge doit disparaître : inefficace, les populations se rééquilibrent de proche en proche. Les effaroucheurs à explosion bien réglés sont suffisants. La loi, chez nous implique la destruction journalière des captures, ce qui n’est pas appliqué ! Si la réduction locale des populations s’avère nécessaire, alors le tir me semble moins cruel.

Les  agrainoirs, c’est aussi augmenter la concentration du gibier en un point, et multiplier les risques de contamination, et le parasitisme, c’est bien connu pour le grand gibier.
Désormais, on disperse les grains de loin en loin dans les coupes feu et les chemins par un tracteur semoir.

Rien ne remplacera jamais une gestion raisonnée des milieux semi-naturels adjacents !
La perdrix est menacée  notamment cette année par des printemps chahutés. Si nos espaces semi-naturels sont systématiquement arasés, traités contre orties, ronces : où s’abriter, dans les moutardes avant qu’elles ne gèlent ou ne soient arrosées d’herbicides ?

Et pour l’esprit, certaines méthodes proposées me semblent plutôt tenir de l’élevage extensif que de la protection de la petite faune !
Curieusement, les aménagements sont parfois favorables aux indésirables ou aux inattendus bien utiles !

Camille Thirion




 4 
 le: 12 Novembre 2016 à 14:02:36 
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Version origiinale pour publication au Sillon belge!

Nassonia, espoir ou utopie ?

   Originale cette idée de Forêt naturelle, Eric Domb s’en sort pas mal à Pairy Daiza mais derrière lui plane l’ombre de Marc Coucke qui ne perd jamais de vue l’aspect commercial!

Inquiétudes

   Lorsque je relis le résumé du Sillon belge (15/07/2016) sur ce projet et la présentation plus détaillée du SOIR (12/07/2016), je m’inquiète!

Comment va-t-on concilier la gestion d’un tel projet privé, plus de 1500 ha avec une gestion publique, la DNF ?

La DNF est un service public, s’il est chargé de la gestion, comment pourra-t-il agir ? Il n’est pas de tradition que la transparence soit de rigueur : la première règle dans les Services publics : on ne peut laisser apparaître son point de vue en dehors du Service ou de l’Administration dont on dépend!

Ainsi dans les présentations de la presse, il n’est jamais fait mention du point de vue de la DNF, or je connais pas mal de ces fonctionnaires qui ont des choses intéressantes à proposer en vertu de leur expérience de terrain. De plus, les sources de friction parmi les divers usages de la forêt, ils les côtoient chaque jour.

Les scientifiques qui défendent le projet, je les connais quasi tous, très compétents chacun dans leur domaine, auront-il une vision globale à proposer ou sera-t-elle un assemblage des pièces d’un puzzle !

Quel risque d’être sous influence de l’un ou l’autre lobby pour ces scientifiques, le milieu de la chasse, l’industrie du bois, des aménageurs?

Je souhaite voir impliquer des experts forestiers même en retraite, qui ne seront plus impliqués par des intérêts de carrière mais qui ont une vision globale des fonctions de la forêt.
J’ai relu la vision de J. Rondeux sur la mise en valeur du Domaine du Sart Tilman, je le traverse souvent, le changement est évident depuis qu’il a pris en charge ce domaine.
Influence des ASBL

   Je voudrais  développer ici mon ressenti face aux vues des ASBL  dans la gestion des forêts !
Comment se fait-il si on ait si mal géré et que l’on dispose d’autant d’ha à placer en Natura 2000 ?


Pourquoi  les critiques sur les coupes à blanc, j’ai écrit là-dessus ma vision  (disponible en pdf sur demande) et j’ai découvert  au fil du temps  l’importance de celles-ci pour la biodiversité.
Bien réparties dans le temps et l’espace, ce sont des éléments essentiels des réseaux écologiques !

Supprimer les conifères, ma vision est aussi disponible en pdf, un cortège  d’espèces leurs sont aussi inféodé au fil de leur croissance.

Je connais une forêt exploitée sur les hauteurs de la vallée de l’Ourthe (Rendeux, Grimbiémont,…), avec une biodiversité remarquable, les déchets d’éclaircie ou des taillis y sont conservés ainsi que le bois mort : plantes champignons, oiseaux, insectes, batraciens, reptiles, …. y trouvent leur content.

Supprimer la chasse : comment faire de la régénération spontanée, des essais sur des essences mieux adaptées au changement climatique, tenir bruyères ou myrtilles ?

Toutes ces  suggestions, c’est du  « populisme », pour caresser les adhérents des ASBL dans le « sens du poil » !

Exemples à méditer

Projet Life « Damier de la succise » à Melreux :  des travaux de Génie civil lourds et coûteux (plusieurs millions de FB) alors que dans une simple coupe à blanc voisine laissée en jachère, les succises qui affectionnent les sols tassés y poussent en grand nombre sans intervention et sans frais.
Entretemps, les milieux qui abritaient de rares carabes liés aux pins et sapins ont été massacrés par les machines sans parler des plantes nourricières des papillons diurnes de pas mal d’espèces.

Projet Life cerf  à Mochamps, je connaissais ce site fabuleux depuis des années, des insectes intéressants à foison, du gibier visible à toutes heures !
Le Projet Life cerf  arrive et le tourisme aussi, le gibier s’enfuit en forêt, les insectes reculent, les fourmis du groupe rufa, les cétoines aussi, les libellules rares des bords de la Masblette avant sous couvert sont à découvert et s’en vont ailleurs !

Des carrés clôturés, broutés par des moutons bientôt victimes de la Maladie de la Langue bleue, un vrai  « potager », damier jaune, brun, vert, adieu les gracieuses molinies où se cachaient les faons à l’abri des regards!

Si c’est cela que l’on nous prévoit à Nassonia (Mochamps semble le voisiner si pas être y être inclus), je dis non à ce projet !
La forêt n’est pas un parc public ou un potager !

Tourisme « doux »

   Celui qui hurle en bandes éméchées dans les sentiers, celui qui jette ses canettes partout, qui traverse Mochamps en pétaradant, ne mélangeons pas !
Celui qui après avoir écouté et repéré les cerfs en brame vient leur trancher la tête pour les trophées ou pour ravitailler les restaurants.

Faisons de Nassonia d’abord une expérience à suivre : 99 ans, c’est long, attendons avant d’y mêler le tourisme !


Terrible pour moi, un demi siècle d’observations me fait pressentir les pièges et hélas, ces pressentiments se vérifient très souvent!


Camille THIRION


Version "douce" avec photos publiée dans le Sillon belge du 04.XI.2016, pdf disponible sur demande!


















 5 
 le: 18 Octobre 2016 à 18:49:49 
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Pourquoi ce petit article ?
 
Trois années d’observations quotidiennes m’ont permis de voir ce coin de Hesbaye  sous un autre jour. Des observations, des déductions, et rien d’autre !
Pas de copié/collé de ce qui s’écrit partout, parfois sans fondements !
Je ne suis d’aucun bord, ni celui des riverains, ni celui du monde rural.

Mon histoire

Et pour que le lecteur me comprenne bien, un petit bout de ma vie : J’ai dû quitter ma vie professionnelle à cinquante ans, intolérance au pesticides dans les collections d’insectes de ma fac.
Ensuite, vers 1996, ma maison perd la moitié de sa valeur, et oui, l’aéroport  de Bierset, situé à trois kms libère ses « grands oiseaux » au-dessus de mon jardin, adieu les fruits de mon verger de vieilles variétés, adieu les légumes de mon potager sis sur un beau coteau plein sud ! Mes fruits sont zébrés de noir, mes légumes cuits  déposent un enduit noir et huileux sous mes couvercles de marmites. Même les œufs de mes poules sont immangeables.
C’est dire si je peux comprendre les inquiétudes des riverains des plantations et des champs à Oleye!
Horticole de formation, je connais aussi très bien les exigences du monde rural.
En espérant pouvoir rassurer tous ceux que mes mouvements et longues attentes de poste en poste d’observation ont inquiétés au fil de ces trois années!

   
Situons-nous !

   Le plateau d’OLEYE est délimité comme une SGIB entre Lantremange, Heers et Waremme, traduisez un site de grand intérêt biologique. Cela n’implique pas des mesures de protection particulières et c’est bien dommage !
Dédiée au Hamster, à la Caille, aux busards qui illustrent le statut de ce plateau.

Faune

Ce plateau est une ligne de migration très fréquentée par les migrateurs qui s’y reposent au printemps mais aussi halte d’automne pour les oiseaux qui retournent vers le Sud.
Quant aux pesticides et travaux agricoles, nous sommes tout de même face à des cultures intensives : et pourtant, plus de 70 espèces d’oiseaux toujours observées depuis les années 2008.
J’ai redécouvert le Hamster dit d’Europe, en avril 2015, on le croyait disparu depuis 2008.

Parmi les pommiers sous filet, de nombreux papillons de jour s’y précipitent, de nombreuses grives, le gibier à plume y picorent.
Les rapaces y chassent, les lièvres et lapins broutent entre les lignes de pommiers.
De nombreuses hirondelles volent sans relâche au-dessus des filets.
Les coccinelles pullulent, ainsi que de minuscules araignées juvéniles suspendues aux « fils de la vierge » et qui s’accrochent aux brindilles. Les abeilles domestiques, les bourdons mais également les abeilles sauvages butinent les fruitiers ou les pâquerettes, les renoncules, les pissenlits entre les lignes des fruitiers. Des espèces rares, la bécasse des bois, la caille, le pluvier doré….et quelques chevreuils !
Un apiculteur prospère à Rukkelingen-Loon me dit qu’il n’a aucun inconvénient à voisiner les cultures intensives, d’autres déposent leurs ruches dans les plantations alors que l’on lit un peu partout des commentaires alarmants sur la survie des abeilles domestiques et sauvages.
Perspectives

Quid de l’action des pesticides sur eux et sur nous, l’avenir nous le dira ? Qui croire, les lobbys orientent leurs rapports sous l’angle commercial, d’autres en vertu des crédits de recherche à décrocher, ou les papiers « passe-partout » alarmants dont la presse est avide?

La tendance actuelle, si les déprédateurs prolifèrent dans les cultures, est l’usage de moyens biologiques : utilisation de prédateurs, de parasites, d’attractants chimiques sur des pièges pour attraper l’un des  sexes de l’ennemi de la culture et ainsi l’empêcher de se reproduire.

Sachons que 60% des pulvérisations (jusqu’à 65 par an) ne sont pas toxiques. Des pulvérisations d’engrais liquides directement absorbés par le feuillage, réduisent ainsi le gaspillage  d’engrais.
Comme vous prenez des vitamines ou des oligo-éléments, les arbres ont aussi besoin de ses oligo-éléments aussi absorbés par le feuillage, ils renforcent la croissance, la résistance aux maladies.
Il faut aussi savoir que les insectes sont pourvus d’un processus de détoxification très actif, ils s’adaptent ainsi au gré de la sélection naturelle.
Les chercheurs soupçonnent que cette faculté existe chez les animaux supérieurs mais vu la reproduction plus faible, cette évolution est plus lente. Ainsi parmi les cadavres d’animaux récoltés en nature et disséqués à l’Institut vétérinaire, ils ne trouvent pas des doses létales qui auraient pu entraîner la mort  même en cultures intensives.
J’observe aussi  que la dispersion du nuage de pesticides est moindre sous filet.


Autrefois

   Parmi les promeneurs, certains me suggèrent :
Autrefois, les pommes de terre occupaient l’emplacement des fruitiers sous filet. Question pesticides, les produits actuels valent ceux mis sur fruitiers même si les pulvérisations sont plus rares. Le produit de défanage aveuglerait lièvres et lapins.
Finie la bouillie bordelaise dont le cuivre polluait les sols !

Alors plantons du maïs en bordure : les insecticides systémiques mis au moment du semis et qui circulent ensuite dans les tiges sont aussi très dangereux.

Pourquoi n’entoure-t-on pas les plantations de haies ?

A cause du feu bactérien, grand cotonéaster, aubépine sont à proscrire, ils hébergent dans leurs fleurs les spores du feu bactérien.
Mettons des poiriers ou des pommiers sauvages, bon pour la petite faune et les oiseaux : les poiriers sauvages abritent la rouille grillagée très active sur les poiriers en culture mais aussi le feu bactérien. Ces deux fruitiers sont des agents de contamination des principales maladies des fruitiers en culture.
Faudra–t-il aussi les pulvériser ?

Notons aussi que les printemps froids ne favorisent pas les pollinisateurs. La plupart des variétés commerciales sont dites auto-fertiles, se contentant de l’action du vent pour favoriser la dispersion du pollen et produire des fruits mieux noués aux formes harmonieuses, si vous cassez les lignes du vent par des haies, cela réduira son action.
Les haies peuvent aussi modifier le profil de la circulation des eaux en surface et en profondeur. Et oui, pas si simple!



En guise d’humour

Sachez aussi que vous êtes tout au moins autant menacés par les pesticides domestiques de vos maisons. Très abondants, dans les gaines d’aération des conditionnements d’air des lieux publiques où vous les respirez à votre insu, même dans votre resto préféré. Vos poutres, vos matelas sont imprégnés de produits dangereux.
Qui d’entre vous, n’utilisent pas des insecticides domestiques, de l’herbicide….Qui ne mangent pas des pommes ou des poires d’une grande enseigne cultivées à deux pas de chez vous, ou bu une bonne chope dont le grain a mûri près de chez vous ?
Qui acceptera de manger une pomme avec des taches ou véreuse?
Pour le pain, nos céréales ne sont guère panifiables et servent surtout à l’alimentation du bétail.
Ne portons-nous une part de responsabilité  dans ce que nous dénonçons ?

N’oubliez pas que les alarmes profitent à certains : Le monde de la recherche, celui de la presse, les autres médias ! Observons d’abord ce qui nous entoure même dans les zones d’agriculture intensive ou d’arboriculture, restons objectifs!!

Mme Camille THIRION

http://www.cthirion.com

e-mail:camille.thirion@cthirion.eu




 6 
 le: 07 Octobre 2016 à 13:23:47 
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Ichneumonologie, détermination et éthologie des espèces.

Les thèmes d'actualité en matière de conservation de la Nature, spécialement les contradictions que l'on ne vérifie pas sur le terrain.
Impacts des dispositions imposées depuis l'Europe, la Région wallonne.....

Incohérences dans les gestions.

A voir aussi http ://www.cthirion.be
galerie de photos d'Ichneumons

Contact : camille.thirion@cthirion.eu

Les avis seront publiés avec le nom de leur auteur si autorisation et s'ils sont constructifs!

Camille THIRION, le 7/10/2016

 7 
 le: 26 Septembre 2016 à 20:52:39 
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Papillons, plantes, abeilles, bourdons....victimes de ces incohérences à Oleye et ailleurs!

Cette année, nous observons de nombreux papillons de jour, ceux-ci sont dits menacés.

Mais qu'attend la Région wallonne-Conservation Nature pour modifier les règles  de gestion des espaces adjacents ou parfois simplement faire appliquer les règles existantes!

Après plusieurs interventions adressées auparavant au PCDN (Plan communal développement Nature) de Waremme, je me suis trouvée à nouveau face à un spectacle désolant!

Les talus d'Oleye sont rasés en mi-septembre, alors que des centaines de papillons  et d'abeilles butinaient les fleurs automnales, des milliers de chrysalides  de papillons de jour ont été broyées et les partenaires potentiels déjà éclos de ceux-ci, attendaient leur sortie avec impatience voletant au-dessus du saccage.

Des bourdons cherchaient à retrouver leur nids bousculés ou leur pitance....plus rien!

Ne pourrait-on pas attendre la fin septembre pour ce travail.....non, une course cycliste  et un rallye à Oleye régissent la vie de notre petite faune et ce dans une SGIB, traduisez : une zone de grand intérêt biologique?
Fallait voir les petits mammifères s'enfuir!
Plus de place non plus, en bordure des grandes cultures et des plantations intensives où le petit gibier peut se réfugier.

Il faut aussi savoir que le fauchage tardif, c'est laisser sur place les tontes, favorisant ainsi les graminées au détriment des plantes à fleurs.....et puis on s'étonne que nos abeilles n'ont pas de provisions pour l'hiver!

On a beau tirer la sonnette d'alarme, c'est sans effet!
Après, on incriminera les pesticides qui menacent notre faune, or ce n'est qu'une part des impacts sur ce plateau!

C'est triste car favoriser la biodiversité de la flore et de la faune dans les espaces adjacents, cela ne coûte rien!

Alors que l'on nous parle de Plan MAYA, populiste à souhait, qui nous coûte cher sans efficacité prouvée!
Dépenses onéreuses aussi pour les plates-bandes fleuries dites MAE= Mesures agri-environnementales qui favorisent surtout les espèces banales.
Des ruches, autre mode populiste actuelle, contre l'avis de précaution du Conseil supérieur wallon de la Conservation de la Nature, ont été placées au nom de ce Plan Maya en pleine réserve du Wachnet à Grand-Axhe!

Le plateau dit Campagne d'Oleye est un des plus beaux sites paysagers de la région, fréquenté par de nombreux amateurs du Tourisme doux des deux régions!
Ceux-ci ne voient pas d'un "bon oeil" que certaines activités se déroulent dans un tel cadre!

Concours de tir, jogging de masse, petite aviation.corses cyclistes, rallye.....autour des îlots boisés encore riches de plus de 70 espèces d'oiseaux, sachez que les avions miniatures survolent, avec un bruit désagréable, des sites de nidification de plusieurs espèces d'oiseaux, dont des rapaces rares et obligent à se cacher le gibier qui broute ou picore le long des plantations, faut-il dire que le week- end est un rare moment de répit pour la faune chahutée par la nécessité des travaux agricoles en semaine.
Les drones arrivent, voilà qui ne va pas améliorer le calme du plateau!

Pourquoi doit-on toujours mélanger "les genres", chacun devrait pouvoir s'épanouir dans ses loisirs sur des sites réservés et adaptés?

Camille

 8 
 le: 14 Septembre 2016 à 20:32:56 
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Autres approches!Sillon Belge 9/09/2016

   Dans un  article concernant les projets de l’AFSCA (Sillon belge, 17/06/2016), je fus interpellée par le mot « arbitraire ».
Ce mot qualifiait la sélection des apiculteurs volontaires dans le cadre d’une surveillance  des ruches.
Le précédent échantillonnage « Epilobée » projet européen, fut apprécié par les  apiculteurs .

Choix arbitraire des apiculteurs volontaires visités, je suis donc allée voir au dictionnaire, me demandant si j’avais bien compris le sens du mot arbitraire : « choix qui dépend de la seule volonté au détriment de la raison » !

Non, je ne  cherche pas à   jouer sur les mots !

Si j’insiste, c’est que de colloques en écrits, je vois toujours ressasser les mêmes causes multifactorielles du dépérissement et les mêmes remèdes.

Je voudrais voir aborder autrement cette crise. De plus en plus de témoignages d’autres approches m‘inspirent  ceci : au lieu de s’arrêter sur les  situations critiques, pourquoi ne pas s’attarder sur ce qui va bien, comment travaillent les apiculteurs prospères ?

Ainsi, un verger, potager, rucher à l’abandon depuis le décès de leur propriétaire, l’héritier se décide à proposer la visite de ce rucher à un apiculteur.
Oh surprise, les colonies sont très prospères !

Chez moi, un essaim d’abeilles d’aspect gris clair, venu s’installer dans le pied d’un peuplier d’Italie de plus de trente mètres, afficha durant plusieurs  années une activité débordante.

De même, un autre (producteur de miel et éleveur de reines), cultivant des plantes ou essences à floraison tardive entourant son rucher, ne se plaint d’aucun inconvénient. Pourtant, il voisine une campagne d’agriculture et d’arboriculture intensives. Quid des pesticides dans ces trois exemples ?
Quelqu’un me suggérait que les abeilles et sans doute les bourdons sont dotés d’un processus de détoxification perfectionné.

De plus, la dispersion des moyens d’évaluation de la santé des abeilles ne me rassure pas, plusieurs centres  de recherche en Wallonie,  les thèmes de chacun peuvent toutefois se compléter.

Camille THIRION


 9 
 le: 30 Août 2016 à 11:58:30 
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Problème en Hesbaye, où l'autorisation de régulation est semble-t-il générale si pas automatique!

Ailleurs,  ce sont les conseils cynégétiques qui sont compétents pour la délivrance des autorisations de destruction!

Si les "becs droits" peuvent sembler trop abondants dans certaines circonstances, dortoirs, lors des travaux des champs, les équilibres ne doivent pas être perturbés à la légère par l'action de l'homme.

Les autorisations me semblent souvent délivrées assez facilement.

Les Corvidés  semblent utiles pour la destruction des cadavres notamment lors d'épidémies de myxomatose!
Destruction de jeunes rongeurs dans les buttes alignées dans les semis.

Certains les accusent de crever les yeux des lapereaux puis de les tuer ou de de les mettre ainsi à disposition des rapaces.
Je n'ai jamais vu des lapereaux dans cet état, mais j'ai vu en plein milieu de la Meuse une corneille décimer une couvée de canetons suivant leur mère.

N'oublions pas que les lapins peuvent devenir aveugles lors des pulvérisations de produits de défanage sur pommes de terre! Pies, geais, corneilles, freux...sont aussi accusés de destruction des couvées d'autres espèces. Les corneilles peuvent aussi décimer les couvées de faisans surtout si le mâle, souvent à proximité, n'est pas vigilant.


Revenons à ma préoccupation, les passants sont venus me confier :" des "corbeaux" sont prisonniers dans une grande cage, se blessant parois durant un mois en servant d'appelants pour d'autres victimes."

Totalement inefficace, même si c'est légal, ce procédé connaît une limite : les oiseaux capturés doivent être mis à mort proprement le jour même de leur prise (Loi sur le Bien-être animal)! En Nature, ils peuvent aussi être tirés.
La suspension d'animaux morts est interdite dans les cultures!

Ce procédé par capture est inefficace, les autres spécimens voisinent toujours dans les cultures proches, seuls les effaroucheurs (canons) dans les semis ou les cultures fruitières sont efficaces.

Pies, geais, corneilles, freux...sont aussi accusés de destruction des couvées d'autres espèces, les corneilles peuvent aussi décimer les couvées de faisans surtout si le mâle à paroximité n'est pas vigilant.

Cette problématique ressemble aussi à celle des cormorans, dés que la place se libère d'autres corvidés viennent d'ailleurs.

Il faut aussi comprendre qu'en intervenant, l'homme bouscule les équilibres parfois mouvants entre espèces animales.


D'autres espèces que les corneilles sont capturées, geais, pies, freux, ou choucas.

Les plaintes des passants m'ont obligée à une enquête : la loi sur le "Bien être animal", ici transgressée, dépend désormais de la Région wallonne  (DNF), alors qu'autrefois elle dépendait de l'AFSCA.


Ce procédé est barbare et ancestral et donc relève de la tradition.

Les Corvidés sont une espèce parmi d'autres de la biodiversité, il est très difficile d'avoir des "oreilles attentives" sur de tels aspects, chacun se déchargeant sur l'autre.
La remarque la plus entendue même des milieux scientifiques :  "la corneille n'est pas une espèce menacée!"

En passant, le site sur lequel se déroulent les observations est une SGIB, traduisez un site de grand intérêt biologique.

Camille, face à de telles incohérences!








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 le: 29 Août 2016 à 18:38:52 
Démarré par admin - Dernier message par admin
Ruches en forêt et en réserve!

Après le projet Maya envers lequel je suis très perplexe, je ne vois guère que le lobby graineterie qui y trouve son compte et parfois l'aspect esthétique de certains coins, un nouveau débat s'ouvre : ne faudrait-il pas placer des ruches en forêt ou dans les réserves naturelles?
Ah, ce populisme très politisé qui" caresse le grand public dans le sens du poil"!

En forêt

Me baladant la semaine dernière sur les hauteurs de Weris dans une forêt mélangée pas très sombre et tapissée de ronces en fleurs, malgré une journée estivale, pas une seule abeille domestique ou solitaire!
Exception à ma remarque, des forêts feuillues non encore feuillées au printemps peuvent accueillir des abeilles sur des plantes basses très hâtives.
Les abeilles vont aussi récolter de la propolis sur les bourgeons débourrants.

Sur certaines rosacées, les abeilles solitaires viennent chercher outre du pollen, du nectar sur les glandes nectarifères
du pétiole!

Plantes attractives, le merisier, le cerisier à grappes (Prunus padus) certains fruitiers sauvages que l'on tente de réinstaller pour l'avifaune ou le gibier, ceux-ci pourraient se révéler intéressants!
Le cerisier noir ou tardif (Prunus serotina) honni par beaucoup comme plante invasive pourrait satisfaire nos abeilles.
Mais les abeilles domestiques qui aiment la lumière et qui s'éloignent de la ruche sur des distances limitées iront-elles se fourvoyer à l'intérieur des massifs forestiers?

Hormis ces quelques remarques, je ne vois pas l'intérêt de transporter des ruches dans la forêt, à la rigueur en lisière si elle est garnie de prunellier, saule, aubépine, bourdaine, cornouiller, ronce, amelanchier.

En réserve naturelle

Beaucoup s'inquiètent de la concurrence entre abeilles solitaires et domestiques pour la ressource!

Il faut savoir que la plupart des abeilles solitaires sont très sélectives quand aux fleurs butinées par chaque espèce et parfois sur des plantes rares.
Les abeilles domestiques fréquentent plutôt des plantes variées communes avec des peuplements étoffés, vu qu'elles se renseignent les bons coins au départ de la ruche, elles ne mentionneront certes pas des plantes rares ou en petite étendue.

Restriction faite sur les bruyères que se disputent bourdons et abeilles domestiques, je ne vois guère de risques de concurrence.
Mais pourquoi amener des ruches dans les réserves à la flore variée mais peut-être pas attractive pour nos abeilles domestiques?

Vrais ou faux débats pour flatter l'opinion publique, créer de nouveau des emplois dans des cellules d'étude?
Si nos apiculteurs d'autrefois y avaient vu un intérêt quelconque, je pense que cela se serait su, eux si attentifs auraient déjà souligner ces potentialités!

Camille


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